Corruption, masques Covid et prostituées payées avec l’argent public en Espagne

Corruption, masques Covid et prostituées payées avec l'argent public en Espagne

José Luis Ábalos n’était pas un petit poisson et pourtant il dort en prison. Ancien ministre des Transports et homme de confiance du Premier ministre Pedro Sánchez, il était l’un des hommes les plus puissants d’Espagne. Le Tribunal suprême de Madrid vient de le condamner à 24 ans de prison pour corruption, détournement de fonds publics et trafic d’influence. La décision a été adoptée à l’unanimité par les sept magistrats ! C’est dire la gravité des faits ! Son ancien conseiller, Koldo García, prend 19 ans. L’homme d’affaires complice, Víctor de Aldama, écope de quatre ans et demi – peine suspendue pour avoir coopéré avec la justice.

Les faits sont accablants

Pendant la pandémie de Covid-19, Ábalos a utilisé son poste pour attribuer des contrats d’achat de masques à des entreprises amies. En échange, il a reçu une allocation mensuelle de 10 000 euros, des vacances en famille payées, des logements à Madrid et Marbella, des faveurs pour ses maîtresses — et même des prostituées financées via ce réseau. Le tribunal ne parle pas d’erreur de jugement. Il parle d’organisation criminelle structurée, avec une répartition claire des rôles.

Et pendant ce temps, en France, tout le monde est honnête, bien sûr. Pas de marchés publics douteux, pas d’enveloppes, pas de petits arrangements entre amis. Les 45 milliards de la journée de solidarité de la canicule de 2003 qui se sont volatilisés dans le budget général ? Pure coïncidence. Les masques achetés à prix d’or en 2020 ? Simple maladresse administrative. Circulez, il n’y a rien à voir.

Corruption et justice laxiste

Ce qui distingue pourtant cette affaire espagnole, c’est la réponse judiciaire. Sept juges, unanimes, condamnent un ancien ministre au sommet de l’État à une peine qui n’a rien de symbolique. Ábalos et García sont déjà incarcérés à Soto del Real depuis novembre dernier.

Le scandale de corruption Ábalos illustre une réalité simple : la pandémie a été pour certains une opportunité en or. Des milliards d’argent public, dépensés dans l’urgence, sans contrôle suffisant, dans tous les pays d’Europe – et pas seulement en Espagne. La différence, parfois, c’est juste que la justice finit par passer. Ou pas. Ce qui ne risque pas d’arriver en France. On a eu un début de scandale de corruption McKinsey qui a très vite été oublié, ce qui démontre le degrés de corruption folle qui touche la France et ses politiciens…

L’article Corruption, masques Covid et prostituées payées avec l’argent public en Espagne est apparu en premier sur Le Libre Penseur.

Source : Lire l’article original

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *