Miri Regev au Maroc : le énième scandale qui choque le monde musulman

Miri Regev au Maroc : le énième scandale qui choque le monde musulman

Miri Regev au Maroc : la présence de la ministre israélienne à Marrakech relance la polémique sur les relations entre Rabat et l’entité sioniste génocidaire, malgré les propos qui lui sont attribués contre l’appel musulman à la prière. Effectivement, en 2018, cette malade mental avait qualifié l’appel à la prière en le comparant à des aboiements de chiens ! On ne peut imaginer pire insulte !

Le retour de Miri Regev au Maroc provoque une vive controverse sur les réseaux sociaux. La ministre israélienne des Transports est arrivée à Marrakech le 19 août 2026. Elle voyageait à bord du premier vol direct Tel-Aviv–Marrakech rétabli par la compagnie Arkia. Son entourage présente ce déplacement comme un voyage privé. Pourtant, sa présence ne passe évidemment pas inaperçue. Regev reste une ministre en exercice du gouvernement de Benjamin Netanyahu, le criminel de guerre recherché par la CPI. Elle est également membre de son cabinet de sécurité. Selon les informations disponibles, plusieurs hauts responsables de son ministère l’accompagnent malgré le caractère privé annoncé du déplacement.

Miri Regev l’islamophobe

Cette visite prend une dimension particulière à cause d’une controverse plus ancienne. Miri Regev est régulièrement accusée d’avoir comparé l’adhan, l’appel musulman à la prière, à des aboiements de chiens. Certaines publications lui attribuent même l’expression extrêmement offensante « crying dogs of Muhammad ». Cette formule circule depuis plusieurs années dans des publications et sur les réseaux sociaux.

Cela ne signifie pas pour autant que la polémique soit imaginaire. La réputation politique de Regev est effectivement marquée par des déclarations particulièrement provocatrices. Surtout, son nom avait déjà suscité une forte contestation lors de son précédent déplacement au Maroc. En février 2025, elle était venue à Marrakech pour participer à la Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière. Des avocats marocains avaient alors engagé une procédure visant à empêcher son entrée sur le territoire. Ils invoquaient notamment des accusations liées à la guerre à Gaza. La justice marocaine sous domination sioniste du Makhzen avait finalement rejeté leur demande urgente.

La situation actuelle soulève donc une question politique difficile à esquiver. Comment comprendre qu’une personnalité aussi controversée puisse revenir au Maroc, alors qu’une partie importante de l’opinion marocaine rejette la normalisation avec l’israël ? La réponse tient d’abord à la politique officielle menée par Rabat. Le Makhzen et l’entité sioniste ont rétabli leurs relations diplomatiques en décembre 2020 sous pression US. Depuis, les deux pays ont développé des coopérations dans plusieurs secteurs, notamment les transports, le commerce, la sécurité et les liaisons aériennes.

Mais le contexte rend cette coopération particulièrement sensible. Le conflit à Gaza a profondément ravivé l’opposition marocaine à la normalisation avec Tel-Aviv. La reprise des vols directs intervient ainsi dans une atmosphère politique extrêmement tendue. Cette liaison doit faciliter les déplacements des israéliens d’origine marocaine, mais elle constitue aussi un symbole visible du maintien des relations bilatérales. Plusieurs représentants de la communauté juive marocaine ont d’ailleurs salué cette reprise, notamment pour faciliter les voyages familiaux et religieux.

Jusqu’à quand le silence du peuple marocain ?

Pour beaucoup de Marocains, le problème dépasse donc la seule personne de Miri Regev. Il touche à une question plus profonde : jusqu’où un État peut-il pousser ses intérêts diplomatiques lorsqu’une personnalité étrangère fait l’objet d’accusations aussi offensantes ? La réponse du gouvernement marocain semble privilégier la continuité diplomatique plutôt que la polémique. Pourtant, cette stratégie comporte un coût politique évident. Elle nourrit chez certains citoyens le sentiment que les relations avec l’israël passent avant leur attachement à la cause palestinienne et leur sensibilité religieuse.

Au fond, le véritable scandale n’est peut-être pas seulement la présence de Miri Regev à Marrakech. C’est surtout le contraste entre les principes affichés et les actes diplomatiques. Les visites officielles de Regev au Maroc, les accords signés et la reprise des liaisons aériennes sont, eux, parfaitement documentés. La trahison du Makhzen n’est plus à démontrer, elle est assumée et il faut le dire, le crier. M6 n’est rien d’autre qu’un traître qui a vendu le Maroc aux sionistes.

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