Piaf, Simone, Shakira — ou ce que le corps de la femme n’a pas à prouver.
On nous a appris à lire le corps de la femme comme on lit une déposition. Voilé, il témoignerait de sa soumission. Dénudé, il témoignerait de sa liberté. Dans les deux cas, on lui demande la même chose : faire preuve. Prouver, par la surface, ce qui se passe — ou ce qu’on imagine se passer — à l’intérieur. C’est cette demande de preuve qu’il faut d’abord regarder en face, avant de parler de Piaf, de Simone ou (…)
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