
Chère Alice Weidel,
Permettez-moi d’abord de vous féliciter pour cette fabuleuse victoire de l’Afd en Saxe-Anhalt, si proche de la majorité absolue, qui réjouit des espoirs depuis si longtemps brisés. Victoire qui en laisse augurer d’autres encore plus merveilleuses. Non pas seulement pour redresser économiquement l’Allemagne mais pour accomplir l’idéal du peuple allemand, son destin. Un destin foudroyé dans les années quarante par un peintre contrarié… qui certes releva l’Allemagne mais l’entraîna dans l’engrenage fatal de la puissance. Après les désastres de la guerre et de la défaite, il demeure que l’on ne peut pas être coupable de vouloir accomplir son destin. Et le peuple allemand n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais coupable de vouloir accomplir le sien.
On peut commettre des fautes, des excès sur le chemin de son accomplissement destinal, on peut s’égarer, dans des crimes, mais vouloir achever cet accomplissement ne peut pas être une faute, et encore moins un crime. Tout ça pour vous dire qu’on compte sur vous pour redonner à une nation en détresse son destin… à restaurer une communauté dans sa vocation, sa continuité historique, dans sa hiérarchie de valeurs, sa destinée et son aspiration à retrouver son horizon collectif…, cette aspiration était celle des nationaux-socialistes mais sa traduction en hiérarchie raciale fut une erreur funeste. Il s’agit donc pour vous de retrouver cette noble aspiration, sans reproduire le tropisme racial. De réhabiliter la nécessité de sauver l’Allemagne de la dégénérescence du freudo-marxisme et de lui redonner une hiérarchie morale et spirituelle. Tous les peuples du monde croient, adhèrent à une hiérarchie morale et/ou spirituelle (au sein d’eux-mêmes et vis-à-vis des autres peuples), et chaque peuple s’estime le meilleurs selon ses valeurs, en estimant être, lui, le meilleur dans des valeurs qu’il définit lui-même (ce qui est risible ; par exemple, les lents considèreront que la lenteur est une grande valeur, et les rapides considèreront que la rapidité est une grande valeur). Toutefois, on condamnerait furieusement l’Allemagne si elle s’avisait de s’estimer la meilleure… Pourtant, les Chinois s’estiment les meilleurs, les Russes s’estiment les meilleurs, les Perses s’estiment les meilleurs, les Turcs s’estiment les meilleurs…, et les nationaux-socialistes estimaient les Allemands les meilleurs… Leur tord fut d’avoir traduit l’estime d’eux-mêmes racialement, d’avoir exprimé formellement leur tropisme racial, et d’avoir voulu imposer leur hiérarchie raciale, par la force, la violence puis par la guerre. La quasi-totalité des autres peuples sont intuitivement ethnocentristes, racialistes… mais n’expriment pas leur tropisme racial formellement, doctrinalement…, par ailleurs, ils ne reconnaissent pas leurs crimes, s’en amendent encore moins, et n’en sont pas diabolisés… parfois même ils en s’ont justifiés, Israël… Il n’en reste pas moins que l’esthétique wagnérienne a survécu et a même conquis le monde, ainsi que l’esthétique nietzschéenne…
La hiérarchie ne doit pas être jetée avec l’eau du bain de la hiérarchie raciale, biologique. La dégénérescence attaque la notion même de hiérarchie. Pour tout vous dire, je crois bien plus à une hiérarchie d’esprit. Julius Evola envisageait déjà la race de l’esprit (ce qui n’empêche pas la préservation ethnique, préservation naturelle qui n’a même pas besoin d’être précisée doctrinalement – comme c’est le cas de tous les peuples). Votre combat consiste ainsi à réhabiliter en Allemagne le principe de hiérarchie, critiquée, délégitimée et démolie par l’Ecole de Francfort. Il s’agit non seulement de réhabiliter la hiérarchie morale mais encore et surtout la hiérarchie spirituelle. C’était initialement l’aspiration nationale-socialiste mais celle-ci fut objectivée racialement, exclusivement, et s’embourba dans l’ornière raciale et ses excès. Toutefois, observez bien qu’on condamne fermement les nationaux-socialistes qui considéraient que la Création naturelle était bien faite et qu’il fallait s’y conformer – dans la perception qu’ils en avaient (sélection naturelle parmi les races), perception réductrice selon moi -, et que les Allemands étaient au sommet de la hiérarchie raciale ; mais on ne condamne pas la kabbale juive lourianique, où la Création est brisée (Shevirat Ha-kelim) et doit être réparée, par les israélites, élus pour cela (dans cette doctrine, il est même précisé que l’âme des israélites vient de Kether, la Séphira supérieur de Adam Kadmon [au niveau du cerveau], et que l’âme des Goyim vient de Malkhut, Sephira inférieure [au niveau des pieds, voire de l’anus… !]) ; ce racisme métaphysique est bien pire que le racisme biologique ! Et pourtant, on ne le condamne pas… Soyez assurée pourtant qu’on le condamnera, vigoureusement, quand la puissance des réseaux d’influence israélite qui par ses nombreuses officines appliquent méta-politiquement cette hiérarchie des âmes, aura été vaincue. Et on ne la vaincra pas par une doctrine raciale, biologique, mais par une conception morale et spirituelle, saine et juste.
Mais revenons aux excès. La littérature héroïque germanique regorge de grandes figures prises dans leur excès et finissant par le payer, Starkaðr, Gunnar Hamundarson, Beowulf, Kriemhild, Hagen von Tronje, Rüdiger von Bechelaren… Dans le Hávamál (« Les Dits du Très-Haut »), poème de l’Edda poétique, Odin dispense ses conseils et recommande de connaître ses limites. Ne pas trop boire : l’ivresse fait perdre sa raison et sa mémoire. Ne pas trop parler : le bavardage peut conduire à la honte. Ne pas être trop confiant : même un homme sage doit se méfier. Ne pas se croire immortel : richesse, santé et vie sont temporaires. Ne pas pousser trop loin l’hospitalité ou la générosité : les ressources sont limitées. Savoir quand partir : rester trop longtemps chez autrui peut transformer une bonne relation en mauvaise. Pour résumer la sagesse d’Odin, celui qui ne connaît pas la mesure de ses actes finit par nuire à lui-même. Et à son groupe. Appliquer aujourd’hui un nationalisme à l’aune de la sagesse d’Odin ne me parait pas utopique, Israël applique bien l’extrême-national-socialisme, lui… Le héros n’est pas celui qui déclenche une guerre, ni même celui qui la gagne, c’est plutôt celui qui combat victorieusement ceux qui entravent la prospérité de son peuple. Et qui entrave la prospérité de l’Allemagne aujourd’hui… Qui empêche les Allemands d’accomplir leur idéal, brisé en 45 et enterré sous des montagnes de culpabilité éternelle en 46… Le bolchevisme, et le communisme en général, furent autrement plus meurtrier et répressif que le national-socialisme ; je vous recommande à ce sujet le magistral livre de Soljenitsyne, Deux siècles ensemble. L’Afd devrait envisager de reprendre l’ambition nationale-socialiste, qui consiste, au-delà du salut du peuple allemand, à briser les aliénations humaines pour faire triompher la vie de l’esprit et les vertus du cœur, menacés en particulier, aujourd’hui, par l’industrie qui se développe autour de l’intelligence artificielle, et qui annonce ni plus ni moins la mort de l’humanité, comme le prédisait Stephen Hawking.
Il est plus que temps de faire la phénoménologie du national-socialisme, et si certains affirment que la phénoménologie est antisémite, précisez-leur que Husserl était juif, avant de se faire baptisé à 27 ans dans l’Église luthérienne. En-deçà de leur tropisme racial hiérarchique obsessionnel finalement auto-destructeur, ce que visaient les nationaux-socialistes était fondamentalement bon : accomplir la valeur du peuple allemand. Il eut fallu laisser la seule nature témoigner de la hiérarchie des peuples, laisser la nature, le réel, comme seuls juges, laisser le temps, laisser l’Histoire établir cette hiérarchie, sans chercher à l’établir soi-même doctrinalement. D’autant que cette hiérarchie n’est pas définitive, elle peut changer. L’Egypte fut longtemps le modèle civilisationnel, puis déclina… Le peuple grec fut quelques siècles au sommet, mais cette place au sommet n’était pas définitive… Rome chuta elle aussi… Tout comme la religion musulmane ; même Ernest Renan, le contempteur en chef de l’islam, le reconnaissait à son corps défendant : « Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l’Occident chrétien. Pourquoi ce qui a été ne serait-il pas encore ? Voilà le point précis sur lequel je voudrais faire porter le débat. Y a-t-il eu réellement une science musulmane, ou du moins une science admise par l’islam, tolérée par l’islam ? Il y a dans les faits qu’on allègue une très réelle part de vérité. Oui ; de l’an 775 à peu près, jusque vers le milieu du XIIIème siècle, c’est-à-dire pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués. On peut même dire que, pendant ce temps, le monde musulman a été supérieur, pour la culture intellectuelle, au monde chrétien » (conférence de Renan à la Sorbonne, en 1883). Selon Gustave le Bon qui avait assisté à la conférence, Renan avait même ajouté : « Je ne suis jamais entré dans une mosquée, sans une vive émotion, et, le dirai-je, sans un certain regret de n’être pas musulman ».
L’âge d’or des Allemands est-il définitivement passé pour autant… Je ne le crois pas. Je ne pense pas que le peuple allemand ait accompli tout ce qu’il avait à accomplir. Une déconstruction méthodique et intégrale du freudo-marxisme et du Francforto-scholarisme me parait le préalable nécessaire à toute renaissance de l’Allemagne. Et se libérer du fardeau de cette arnaque d’Union Européenne me paraît indispensable pour toute politique saine en Allemagne, qui devra nouer les bonnes alliances. Avec les puissances émergeantes, voire émergées, la Russie, la Chine, l’Iran… L’Allemagne aurait tout à gagner à rompre avec cette dégénérescence occidentale érigée en modèle, qui attire toutes les convoitises bestiales du monde et du Sud particulièrement…, contre lesquelles on ne peut pas lutter seulement par la restauration solide des frontières mais par des mœurs ordonnées selon la vertu, telle qu’elle fut toujours enseignée, Aristote, Epictète, Horace… Il s’agit de cesser de considérer que le but de la vie se réduit à l’extase perpétuelle des sens, extase qui plus est bassement commerciale… Rien ne peut et ne pourra jamais remplacer les joies de l’accomplissement.
Germaniquement vôtre
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