
Quelle indignité ! Au tribunal correctionnel de Paris, le procès de Rachida Dati a pris un tour inattendu. Pour contrer l’accusation de corruption, l’ancienne garde des Sceaux a choisi une ligne audacieuse mais très risquée. Rien ne lui assure de gagner, au contraire. Elle n’a pas pu vendre d’influence au Parlement européen, affirme-t-elle, puisqu’elle n’en avait aucune.
Que reproche la justice à Dati ?
L’accusation est grave. Le PNF la soupçonne d’avoir conclu un pacte de corruption avec Renault-Nissan. Entre octobre 2009 et février 2013, le constructeur lui versait 300 000 € HT par an. Au total, près de 900 000 € ont transité par une convention d’honoraires d’avocate. Pour l’accusation, cet argent aurait rémunéré un lobbying interdit aux eurodéputés. Une chose est certaine, pour une telle somme, elle doit avoir des caisses de documents produits en contre partie !
« J’étais peu présente »
Face aux juges, Rachida Dati ne conteste pas vraiment son manque d’assiduité. Au contraire, elle le revendique, presque fière. Les questions écrites signées de son nom ? Rédigées par ses assistants, sans qu’elle y touche, elle ne savait pas. Les lobbyistes ? Elle assure n’en avoir croisé aucun à Bruxelles, elle ne savait même pas qu’ils existaient. Elle explique même ne pas avoir vécu ni dormi sur place, JAMAIS.
Une stratégie qui a un prix
Juridiquement, le raisonnement se tient : sans activité parlementaire, difficile de prouver un trafic d’influence. Politiquement, en revanche, la facture est lourde. Car l’ex-ministre de la Culture et de la Justice avoue, en creux, avoir été payée pour un mandat qu’elle n’exerçait guère. Autrement dit, elle sacrifie son image d’élue pour se protéger pénalement. Beaucoup y verront une absence totale de honte, du moins nous.
Des signatures qui l’engagent
Reste un problème de taille : une question parlementaire signée engage toujours son signataire. C’est le principe même de la signature ! Le parquet en retient trois, liées au secteur automobile. Par ailleurs, les enquêteurs ont retrouvé une note de juillet 2012 adressée par Rachida Dati à Carlos Ghosn. L’ancien patron de Renault, réfugié au Liban après son évasion de la prison japonaise, est jugé en son absence.
Un verdict très attendu
D’ici la décision, Rachida Dati reste présumée innocente, et c’est au tribunal de trancher. Une chose semble pourtant acquise : relaxée ou condamnée, elle aura défendu sa liberté en plaidant sa propre désinvolture d’élue, son incompétence. Pour les électeurs qui l’avaient envoyée à Bruxelles, le verdict moral est peut-être déjà tombé. Combien de centaines de milliers d’euros a-t-elle encaissée en tant que députée européenne sans travailler ? (sur la période visée par le procès, d’octobre 2009 à février 2013, soit environ 41 mois, on peut l’estimer à un peu plus de 300 000 € brut, soit autour de 245 000 € net).
Un second dossier, signé GDF Suez
Et Renault n’est pas le seul industriel à croiser sa route bruxelloise. En juin 2025, Complément d’enquête et Le Nouvel Obs ont révélé un autre versement troublant. Rachida Dati aurait perçu 299 000 € via un cabinet d’avocats, auquel GDF Suez avait réglé la même somme en 2010 et 2011. À l’époque, l’eurodéputée défendait volontiers le secteur gazier au Parlement. Elle jure pourtant que le groupe n’a jamais été son client. Depuis, deux juges d’instruction se sont emparés du dossier, et les perquisitions se sont enchaînées, jusqu’au siège d’Engie en avril 2026. Difficile, dès lors, de plaider une influence nulle quand deux géants semblaient la juger précieuse.
Que dire des 420.000 € de bijoux qu’elle a oublié de déclarer ! Que des oublis la Dati ! Elle a la mémoire qui flanche, elle ne se souvient plus très bien…
Ce niveau de bêtise, de corruption, d’incompétence assumée démontre à quel point la société est en décadence avancée.

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