Jeudi 24 septembre, le déplacement de Benjamin Netanyahou à New York a provoqué d’importantes contestations autour du siège des Nations unies. Alors que le Premier ministre israélien s’apprêtait à prendre la parole devant l’Assemblée générale, plusieurs centaines de manifestants ont bloqué une partie de la Première Avenue pour dénoncer la guerre à Gaza et le soutien militaire américain à Israël.
La police new-yorkaise a procédé à 103 arrestations pour trouble à l’ordre public, selon un bilan communiqué à Al Jazeera. Tous les manifestants interpellés ont ensuite été libérés. L’action, organisée notamment par Jewish Voice for Peace et la branche new-yorkaise des Democratic Socialists of America, aurait rassemblé plus de 400 personnes selon ses organisateurs. Les militants ont organisé un sit-in sur la chaussée, obligeant certains cortèges officiels se dirigeant vers l’ONU à modifier leur itinéraire.
Bibi le mal-aimé
Parmi les personnes arrêtées figurent les actrices Susan Sarandon et Hannah Einbinder, des élus locaux ainsi que Darializa Avila Chevalier, candidate démocrate au Congrès. Une seconde mobilisation a ensuite rassemblé environ 2 000 personnes dans Manhattan avant une marche en direction du siège des Nations unies.
Les protestataires réclamaient notamment la fin du financement militaire américain à Israël et dénonçaient la présence de Netanyahou à New York. Le dirigeant israélien fait depuis novembre 2024 l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, qui l’accuse de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Israël conteste les accusations et la compétence de la CPI. Les États-Unis ne sont pas membres de la Cour.
À l’intérieur de l’ONU, la contestation s’est également manifestée. Des dizaines de délégations ont quitté la salle au moment où Netanyahou montait à la tribune. Le Premier ministre les a qualifiées de « lâches moraux », avant de défendre l’action de son gouvernement à Gaza et de rejeter les accusations de génocide.
Ces manifestations illustrent aussi la contestation croissante de la politique israélienne dans une partie de la société américaine. À New York, la venue de Netanyahou aura ainsi donné lieu à une mobilisation dépassant largement les murs de l’ONU.
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