Dès janvier 2025, Reims met en place une mesure inédite pour lutter contre les déjections canines : le fichage ADN des chiens. En cas de crottes non ramassées, l’amende peut atteindre 275 euros. Un modèle efficace, mais dérangeant.
La municipalité de Reims a décidé de prendre le problème des déjections canines à bras-le-corps. En janvier 2025, les propriétaires de chiens du quartier Saint-Thomas devront se plier à un fichage ADN de leurs compagnons. Chaque chien sera identifié grâce à un prélèvement salivaire en clinique vétérinaire. Une carte d’identité génétique qui permettra de relier un déchet retrouvé dans la rue à son propriétaire. À terme, ceux qui ne respecteront pas les règles d’hygiène pourront se voir infliger des amendes allant jusqu’à 275 euros. Une façon de donner un coup de pouce à la propreté urbaine, mais aussi de surveiller les propriétaires récalcitrants.
Ce n’est pas une première : Béziers a déjà adopté un système similaire avec des résultats spectaculaires, affichant une réduction de 80% des déjections en seulement trois mois. « On a fait des dizaines de campagnes, mais rien ne marche. C’est démoralisant », explique Jacques Ammoura, l’adjoint au maire de Reims, dans Le Parisien. Il faut dire que malgré une offre généreuse de sacs gratuits, l’incivilité persistait, obligeant la ville à se tourner vers des solutions plus radicales.
Certes, la mesure peut paraître intrusive. La fin justifie-t-elle les moyens ? Reims, déjà rattrapée par la montée des incivilités, s’engage dans une guerre technologique pour assainir ses rues. Si le système fonctionne, il pourrait bien se généraliser. Pourtant, au-delà de l’efficacité, cette surveillance numérique soulève des questions éthiques…