Dévastée par le cyclone Chido, Mayotte se remet difficilement. Si les secours peinent à atteindre les zones isolées, ce sont les satellites Starlink d’Elon Musk qui, in extremis, permettent de rétablir les communications.
Dix jours après la catastrophe, les réseaux mobiles restaient encore partiellement opérationnels. Au 22 décembre, 51,5 % de la population seulement était de nouveau couverte par le réseau Orange, comme le rapporte le Huffington Post. Le gouvernement français a dû faire appel à Elon Musk et ses technologies de Starlink pour rétablier les télécommunications de Mayotte le plus rapidement possible.
François-Noël Buffet, alors ministre démissionnaire des Outre-mer, avait annoncé le 23 décembre pouvoir atteindre de nouveau 90% de télécommunications fonctionnelles en deux à trois semaines.
Pourtant, les autorités semblent plus préoccupées par la gestion de l’eau que par celle de la communication. Alors que des tours d’eau ont été installées pour répondre à l’urgence, le ministre a assuré que « nous ne manquons pas d’eau », mais que « nous avons un problème de distribution ». D’un autre côté, la députée LIOT Estelle Youssouffa s’inquiétait : « 90 % de Mayotte est détruite, 90 % des habitations n’ont plus de toit. On n’a pas d’eau, pas de nourriture, les secours ont encore du mal à arriver dans les zones ».
De fait, Starlink ne pourra pas tout réparer ; le pays fait face à des inégalités criantes dans l’accès à l’eau et à l’aide humanitaire. Alors que le monde se tourne vers des solutions high-tech, les enjeux fondamentaux de logistique et de répartition des ressources demeurent, et Mayotte en souffre en première ligne.