Le 26 mars 2025, Tucker Carlson a accueilli dans son studio une figure hors norme : le Dr Patrick Soon-Shiong, chirurgien milliardaire, inventeur de traitements anticancéreux et propriétaire du Los Angeles Times. Dans une interview explosive diffusée sur X, visionnée des millions de fois, Soon-Shiong a lancé une bombe : la COVID-19 et les vaccins à ARN messager (ARNm) seraient à l’origine d’une épidémie mondiale de cancers agressifs, notamment chez les jeunes. Entre révélations scientifiques, anecdotes personnelles et accusations contre l’establishment, cet échange a relancé les débats sur la gestion de la pandémie.
Une interview sous haute tension avec Tucker Carlson
Dès l’ouverture, Carlson a donné le ton : « on nous a menti sur la COVID et les vaccins, et maintenant, une vague de cancers nous frappe. Docteur, dites-nous tout. » Face à lui, Soon-Shiong, calme mais déterminé, a répondu sans détour : « la COVID-19 et les vaccins qui n’ont pas réussi à l’arrêter sont probablement à l’origine d’une épidémie mondiale de cancers extrêmement agressifs. » Pendant plus d’une heure, l’interview a mêlé science pointue et polémique, portée par le style incisif de Carlson et l’autorité clinique de son invité.
Dr. Patrick Soon-Shiong is a surgeon who made billions inventing cancer drugs. He says that Covid, and the vaccines that didn’t stop it, are likely causing a global epidemic of terrifyingly aggressive cancers.
(0:00) Why Are Cancer Rates Rising in Young People?
(6:16) What Is… pic.twitter.com/5QO8AWLtXx— Tucker Carlson (@TuckerCarlson) March 26, 2025
Soon-Shiong a partagé des cas qui l’ont bouleversé, comme celui d’un garçon de 13 ans à Butler, Pennsylvanie, foudroyé par un cancer du pancréas résistant à tous les traitements standards. « L’âge moyen des nouveaux cas est tombé à 45-50 ans, contre 60-65 avant la pandémie », a-t-il insisté.
Carlson, captivé, a poussé plus loin : « les vaccins sont-ils en cause ? » Le chirurgien a acquiescé, accusant la protéine de pointe (Spike), présente dans le virus et les vaccins ARNm, de provoquer inflammation et dysfonction mitochondriale en se fixant aux récepteurs ACE2 des organes vitaux. « C’est un terrain fertile pour les tumeurs », a-t-il averti.
Le ton a grimpé quand Soon-Shiong a dévoilé son projet « BioShield », un vaccin basé sur les lymphocytes T qu’il a testé sur lui-même en 2020. « J’ai des lymphocytes T contre la nucléocapside et la Spike, et je n’ai jamais été infecté », a-t-il lancé, suscitant un « Incroyable ! » de Carlson. Mais pourquoi ce vaccin n’est-il pas disponible ? « La FDA, Collins, Fauci… ils ont tout bloqué », a-t-il répondu, dénonçant un sabotage institutionnel que Carlson a qualifié de « deep state en action ».
Une hausse alarmante des cancers chez les jeunes
Soon-Shiong a étayé son propos avec des données : la COVID-19 persiste dans l’organisme jusqu’à quatre ans, comme le montre une étude de 2024 dans Nature sur des biopsies coliques. Ajoutez à cela les toxines environnementales (PFAS, aliments transformés), et le tableau s’assombrit : inflammation chronique, lymphocytes T et cellules NK désactivés, laissant le corps sans défense face aux cancers.
Et pourtant le mécanisme COVID-19 et vaccins est controversé : le chirurgien a détaillé comment la protéine Spike, en perturbant les mitochondries, favorise les tumeurs, tandis que les vaccins ARNm, focalisés sur les anticorps, négligent les lymphocytes T. « Dès 2020, on savait qu’ils ne stoppaient ni l’infection ni la transmission, mais ça a été étouffé », a-t-il accusé, un point que Carlson a repris avec verve : « des mensonges qui coûtent des vies. » Confirmant ainsi ce que le docteur en biochimie Jean-François Lesgards et le pharmacien Dominique Cerdan avait décrit dans France-Soir en juin 2021 sur d’autres voies pour le cancer : « une vision globale du SARS-Cov2 » et la publication sur « la toxicité de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 issue du virus et produite par les vaccins à ARNm ou à ADN adénoviral contre la COVID-19 ».
Résistances institutionnelles
Soon-Shiong a pointé du doigt Francis Collins, Anthony Fauci et Peter Marks, accusés de bloquer son « BioShield » par dogmatisme et rivalités. Des emails de 2016-2017 montreraient Collins cherchant à torpiller sa nomination aux NIH par jalousie personnelle, un scandale que Carlson a savouré : « c’est la politique, pas la science. »
Le parcours exceptionnel du Dr Patrick Soon-Shiong
Né en 1952, en Afrique du Sud sous l’apartheid, fils d’immigrants chinois, Patrick Soon-Shiong a grandi dans un contexte de ségrégation, travaillant comme livreur de journaux avant de poursuivre des études de médecine. Après avoir obtenu son diplôme de médecin à l’Université de Witwatersrand, il s’est installé aux États-Unis où il a complété sa formation à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). À UCLA, il s’est spécialisé en chirurgie, devenant un expert reconnu en transplantations pancréatiques et en thérapies cellulaires, posant les bases de ses futures innovations. « Ces années à UCLA m’ont appris à repousser les limites du possible », a-t-il confié à Carlson, soulignant comment cette formation rigoureuse a façonné sa carrière.
Sa trajectoire a explosé avec la création de traitements anticancéreux comme Abraxane, développé via ses sociétés American Pharmaceutical Partners et Abraxis, vendues pour environ 10 milliards de dollars entre 2000 et 2010. Contrairement à beaucoup, il a réinvesti chaque centime dans la recherche, sans s’enrichir personnellement. « Je ne fais pas ça pour l’argent, mais pour les patients », a-t-il affirmé.
En 2020, face à la COVID-19, il a réorienté son équipe de centaines de scientifiques vers le « BioShield », un vaccin T-cellulaire testé sur lui-même en phase 1, montrant des résultats prometteurs – absence de virus pulmonaire en sept jours chez des singes macaques – mais bloqué par la FDA et un manque de ressources.
Propriétaire du Los Angeles Times depuis 2018 (acheté 500 millions de dollars), il a transformé le journal en plateforme de débat, malgré des tensions avec un conseil éditorial progressiste qui a démissionné en 2024 après son refus de soutenir Kamala Harris.
Une vision pour restaurer la science
Soon-Shiong voit dans les nominations de 2025 une chance de « ramener la science en science ». Il salue Robert Kennedy Jr., pressenti comme secrétaire à la Santé, connu pour son scepticisme envers les vaccins ARNm et son combat pour la transparence.
Jay Bhattacharya, envisagé à la tête des NIH, apporte son expertise sur les effets des confinements, tandis que Marty Makary, potentiel directeur de la FDA, défend une médecine basée sur les preuves. Soon-Shiong cite aussi Bobby Jindal, ex-gouverneur et expert en politique de santé, et Pierre Kory, spécialiste des traitements alternatifs, comme des alliés possibles.
« Avec eux, nous pouvons promouvoir l’innovation, renforcer les lymphocytes T et NK, et prévenir cancers et COVID long, qui touche 15 millions d’Américains », a-t-il plaidé.
Sa méthode – faible chimiothérapie combinée au « BioShield » – a déjà donné des rémissions spectaculaires, comme un cancer de la vessie guéri depuis neuf ans. Il critique les protocoles actuels, qui « détruisent les défenses naturelles et favorisent les rechutes ».
Un débat relancé, jusqu’en France ?
Publiée sur X le 26 mars, l’interview a enflammé les réseaux. Politico souligne que Soon-Shiong, en tant que patron de presse, brouille les lignes entre science et éditorial, tandis que Free Republic célèbre son audace. Ses hypothèses, bien que non consensuelles, pourraient faire du Los Angeles Times un moteur d’enquête sur les effets à long terme de la COVID-19 et des vaccins ARNm. En France, où la vaccination ARNm a été massivement adoptée (plus de 80 % de la population vaccinée en 2022), ces thèses pourraient susciter un débat similaire.
Des oncologues français, comme ceux de l’Institut Gustave-Roussy, pourraient être poussés à analyser une éventuelle hausse des cancers agressifs chez les jeunes, tandis que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ferait face à des pressions pour réévaluer les données sur les vaccins. Les mouvements pro-science et transparence, que les médias traditionnels et autorités étiquettent d’anti-vaccins pour discréditer leur parole, sont déjà actifs dans l’Hexagone. Ils pourraient s’emparer des déclarations de Soon-Shiong, amplifiées par des médecins spécialisées, des biochismistes, des pharmaciens ou des associations comme BonSens.org ou VerityFrance, pour relancer le questionnement et la transparence due contractuellement par les autorités sanitaires.
Cependant, la recherche française, marquée par une forte tradition institutionnelle, risque de rejeter ces hypothèses sans études locales robustes, laissant planer un clivage entre sceptiques et scientifiques. Avec la covid, on a vu qu’elle était plus prompte à approuver des technologies expérimentales à ARN messager sans recul ni réel essai clinique indépendant alors qu’elle demandait les standards les plus élevés pour le repositionnement de molécules anciennes comme l’hydroxychloroquine. Ce double standard n’est pas à l’avantage des patients enrôlés, contre leur gré dans des essais cliniques grandeur nature pour l’industrie pharmaceutique, avec des moyens coercitifs comme le passe sanitaire, qui contribuent au viol du consentement libre et éclairé.
Ce vent de renouveau qui vient des États-Unis, combinés avec l’action des associations pourrait bien sonner le glas pour la recherche : 79 % des Français veulent que le secret-défense sur la gestion de la crise soit levé pour que chacun sache comment les décisions ont réellement été prises. Et 64 % souhaitent la mise en place d’une commission d’enquête sur la gestion et les dépenses liées au Covid, comme dans de nombreux pays.
Le patient reprendra-t-il sa place au dessus du médicament en ce printemps 2025 ?