Le long chemin vers la reconnaissance de l’État de Palestine, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, octobre 2025)


Durant plus de trois décennies, les diplomates palestiniens n’ont cessé d’œuvrer à la reconnaissance de leur État, avec l’appui de leurs alliés algériens, soviétiques et sud-africains. Un parcours semé d’embûches et ponctué de turbulences géopolitiques. Si les accords d’Oslo (1993-1995) ont laissé croire à la possibilité d’un véritable État souverain, la suite des événements, notamment la normalisation entre Tel-Aviv et certaines capitales arabes, n’a cessé de différer la concrétisation de cette promesse. Aujourd’hui encore, la Palestine reconnue par plus de 150 États n’a pas de frontières définies, celles déterminées par le plan de partage de 1947 étant depuis longtemps caduques.

1988. Déclaration d’indépendance de la Palestine par le Conseil national palestinien le 15 novembre 1988 à Alger

1988-1989. À la suite de l’Algérie, quatre-vingts pays majoritairement de la Ligue arabe, du bloc socialiste ou du mouvement des non-alignés reconnaissent l’État de Palestine.

1991. Dislocation de l’URSS et chute du régime d’apartheid sud-africain

1992-1995. L’intégralité des États d’Asie centrale et du Caucase nouvellement indépendants, à l’exception de l’Arménie, reconnaissent la Palestine.

1993. Signature des accords d’Oslo I, qui créent l’Autorité palestinienne

1995. L’Afrique du Sud reconnaît à son tour la Palestine.

2008. Opération « Plomb durci<small (…)



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