L’affaire impliquant le Dr Matthias Wargon, chef des urgences à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis, n’est pas qu’une controverse isolée sur une interview maladroite. Déclenchée par des propos perçus comme un appel au tri des patients non-vaccinés contre la grippe, elle s’amplifie avec de nombreuses plaintes, des échanges virulents sur les réseaux sociaux, des accusations de harcèlement et des soutiens médiatiques partiaux. Mais au cœur de cette tempête ne se cache-t-il pas une stratégie plus insidieuse : détourner l’attention des avancées en santé publique et scientifiques majeures aux États-Unis, où une « nouvelle ère » de science médicale rigoureuse et transparente reprend le dessus, exposant les failles comme celles d’un système français marqué par des informations biaisées, les conflits d’intérêts et la censure. Tandis que l’administration Trump, via RFK Jr. et le Dr Jay Bhattacharya, reconnaît la maladie de Lyme chronique, enquête sur les fraudes scientifiques (et les sanctionne) et remet en cause les narratifs vaccinaux, l’affaire Wargon sert de rideau de fumée pour protéger une élite médicale et médiatique en déclin depuis les années SIDA et le prix Nobel du Pr Montagnier, complice d’un pouvoir public qui subventionne et veut labelliser les médias pour contrôler l’information. Cet épisode, n’est-il pas le « baroud d’honneur », illustrant la fin du chant du cygne d’une ère de désinformation tous azimuts ?
L’interview qui a allumé la mèche et ses répercussions
Le 20 décembre 2025, sur BFM TV, Matthias Wargon plaide pour une vaccination obligatoire contre la grippe pour les plus de 65 ans : « Dans ces cas-là, on ne les reçoit pas à l’hôpital non plus, chacun est responsable de sa santé. »
Ces propos, qui s’apparentent à un appel au tri des patients non-vaccinés, violent potentiellement le serment d’Hippocrate et l’article R.4127-7 du code de la santé publique, qui stipule que :
« le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs mœurs et leur situation de famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard. »

Ce principe de non-discrimination est fondamental en médecine française, et tout refus de soins basé sur le statut vaccinal pourrait être considéré comme une faute déontologique grave, voire le délit de non-assistance à personne en danger (article 223-6 du code pénal).
Wargon a par ailleurs exprimé une lassitude vis-à-vis du serment d’Hippocrate dans des contextes passés, critiquant ceux qui l’invoquent pour s’opposer à des mesures collectives.

Les propos de Wargon ont choqué bien des personnes qui s’interrogent sur la probité et le sens des priorités et de l’éthique de cet urgentiste.
La plainte du Dr Zeiger et les réactions sur X
Le Dr Franck Zeiger a déposé une plainte auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins (CDOM) du 93, accusant Wargon de discrimination et d’atteinte à la déontologie.
Suite aux propos du Dr WARGON Mathias j’ai décidé de porter plainte contre lui auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins.
Vous pouvez appuyer cette plainte en écrivant au
Conseil de l’Ordre des Médecins de Seine Saint-Denis
2 rue Adèle
93250 Villemomble
ou par un mail :… https://t.co/BgPMmILGDo— ZEIGER Franck (@Franck20270) December 22, 2025
Des centaines de témoignages ont suivi, amplifiant la controverse. Zeiger dénonce l’invocation d’un « rideau de fumée » antisémite par Wargon pour détourner l’attention des critiques médicales légitimes. Sur X, l’affaire explose. Le professeur Martin Zizi exprime :
« Je ne peux qu’être choqué par tous ceux, politiques ou médias ou les amis du Dr Wargon, qui OSENT défendre l’indéfendable et justifier ce qui est à la fois – non déontologique (1) – non éthique (2) – NON LEGAL (3) ». Il appelle à une action ordinale, potentiellement pénale.
Je ne peux qu’être choqué par tous ceux, politiques ou médias ou les amis du Dr Wargon, qui OSENT défendre l’indéfendable et justifier ce qui est à la fois
– non déontologique (1)
– non éthique (2)
– NON LEGAL (3)3 problèmes créés en une phrase , (1) et (2) sont du ressort… https://t.co/9ZZJofasU6
— Martin Zizi (@MartinZ_uncut) January 2, 2026
De l’autre côté, un article du Point dénonce une « campagne de dénigrement » contre Wargon, avec un collectif de médecins (incluant Karine Lacombe et Mathieu Molimard, expert très controversé qui a fait l’objet d’un retrait tacite de la mission sur la désinformation en santé par absence de réponse du ministère) demandant un soutien de l’Ordre. L’affaire prend des proportions importantes par l’ampleur du soutien que Wargon recueille sur X et dans la presse sans prendre en considération l’innaceptabilité des propos de Wargon. Des figures comme Pascale Mathieu (présidente du conseil des kinésithérapeutes) et Jérôme Barrière (oncologue) ont publiquement exprimé leur appui, occultant l’objet central du scandale : le tri des non-vaccinés ainsi que les devoirs et obligations des personnels hospitaliers.
Des recherches sémantiques montrent des centaines de posts de soutien, souvent de professionnels de santé, contrastant avec des critiques virulentes accusant Wargon de bafouer l’éthique médicale et de dépasser les obligations que la loi fait peser sur ce corps de métier. Y figurent notamment les trois obligations suivantes :
- Neutralité ;
- Discrétion professionnelle ;
- Devoir de réserve : l’obligation d’user de mesure et de retenue à l’occasion de l’expression publique de ses opinions.
Les tweets orduriers de Wargon et son appartenance à la « Harcelosphère »
Le compte X de Wargon (@wargonm) est rempli de posts confrontants, bloquant les critiques et dénonçant la « bêtise » ou le « populisme ». En 2022, il a proféré des menaces implicites, comme dans un échange où il répond à un critique : « T’y penseras dans la salle d’attente des urgences. Moi j’ai un réseau. » Cela laisse entendre qu’il dispose d’un réseau susceptible d’intervenir aux urgences, une forme de menace qui interroge une fois encore sa déontologie.

L’enquête de France-Soir sur la « harcelosphère », un réseau d’individus dont de nombreux médecins harcèlent des figures comme Didier Raoult, montre le rôle central du polémiste Wargon qui dépasse trop souvent les limites.

Ce groupe, incluant de nombreux médecins du collectif No Fake Med, est accusé de doxxing et d’insultes obscènes, violant les devoirs de fraternité et de neutralité hospitaliers.
Par ailleurs, Wargon a été critiqué pour ses positions sur d’autres sujets, comme la minimisation du conflit à Gaza en « simples massacres », ce qui a valu des accusations de négationnisme par des internautes :

Erreurs médicales à l’hôpital de Saint-Denis et liens familiaux
L’hôpital Delafontaine est épinglé pour des erreurs fatales, comme le décès d’une jeune femme renvoyée chez elle en 2023 malgré des symptômes graves. Wargon, responsable des urgences, n’a pas commenté publiquement alors qu’il est d’habitude si prompt à réagir sur X.
Par ailleurs, des allégations circulent sur l’implication de sa famille dans le scandale du Vioxx, un anti-inflammatoire retiré en 2004 par Merck pour risques cardiaques, causant des milliers de décès et des milliards en dédommagements. « Un an après l’arrêt de la commercialisation du Vioxx, Emmanuelle Wargon (alors numéro deux de l’agence du médicament) expliquait au Sénat qu’il eût été plus adéquat de prendre «une mesure alternative à un retrait » du marché, le Vioxx ayant « de réels bénéfices » (sic). Autrement dit, une responsable de l’agence française du médicament tenait des propos plus en faveur de l’industrie que des patients. »
Ces éléments interrogent sur les raisons de la présence fréquente de Matthias Wargon dans les médias et alimentent les critiques sur des conflits d’intérêts potentiels.
L’hypocrisie de la couverture médiatique : le cas « Le Point »
L’article du Point défendant Wargon contre le « harcèlement » est perçu par de nombreux observateurs comme une opération de sauvetage, mais également comme un exemple flagrant d’hypocrisie. Le magazine, souvent accusé d’être en première ligne de la pollution informationnelle pendant la crise COVID-19 – en relayant des narratifs officiels sans vérification rigoureuse (LancetGate, étude Pradelle Lega aux résultats frauduleux) et en étant laxiste sur la déontologie journalistique (Géraldine Woessner ne rectifiant pas ses propos erronés) – se pose ici en défenseur de la liberté d’expression médicale.

Des tweets comme celui d’@alpha_taury_mettent en lumière cette contradiction en juxtaposant des extraits de la tribune collective publiée par Le Point, où les signataires (dont Lacombe et Molimard) appellent à des sanctions contre la « propagande mortifère » et la « politisation de la science », tout en soutenant Wargon, accusé précisément de tels écarts.
Le tweet, adressé à l’Ordre des Médecins avec un sarcastique « Non rien », illustre comment les mêmes acteurs qui prônaient des poursuites disciplinaires contre les dissidents sanitaires défendent maintenant un confrère controversé.

D’autres tweets renforcent cette critique d’hypocrisie. Par exemple, un post de @francescaventu5 qualifie Le Point de « journal raciste » victimisant Wargon, tout en l’accusant de harcèlement envers des humanitaires critiques du conflit à Gaza. De même, une série de tweets de @Babar_le_Rhino concluent que les propos de Wargon sont « illégaux et indignes », et que les accusations d’antisémitisme nourrissent le vrai antisémitisme en détournant l’attention.

Wargon lui-même n’est pas exempt de contradictions : dans un tweet du 2 janvier 2026, il accuse La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN) d’être « les deux faces de la même pièce populiste, raciste et antisémite », tout en se plaignant d’attaques antisémites contre lui.
Comme le dit l’adage, « qui se ressemble s’assemble » : Le Point et Mathias Wargon semblent partager une approche sélective de la critique, utilisant des étiquettes comme « antisémitisme » ou « complotisme » pour détourner l’attention des propos outranciers sans donner la parole aux personnes mises en cause, comme par exemple le Dr Zeiger porteur de la plainte contre le Dr Wargon.
Ces exemples soulignent une pollution informationnelle permanente : les mêmes acteurs qui se sont trompés sur l’étude Lancet (retrait pour fraude sur l’hydroxychloroquine), l’efficacité vaccinale et l’absence d’effets indésirables, vendraient donc une « science » sans vérification rigoureuse, masquant leurs carences pour protéger un pouvoir effritant et une notoriété en déclin.
Pas un acte isolé : un baroud d’honneur pour masquer les avancées aux USA et la médiocrité française
Cet épisode s’inscrit dans une contre-offensive pour défendre divers actes récents comme l’étude Epi-Phare, critiquée pour ses biais méthodologiques qui jettent une nouvelle fois le discrédit sur la science française. De plus l’association Bon Sens a obtenu le retrait d’experts controversés d’une mission contre la désinformation, pour conflits avec Big Pharma.
Mais l’affaire Wargon va plus loin : elle vise à masquer les avancées scientifiques aux États-Unis, où une « nouvelle ère » a émergé sous l’impulsion de RFK Jr. et du Dr Jay Bhattacharya, nommé directeur du NIH en mars 2025. Le décret « Restaurer la science de référence » signé par Trump en mai 2025 impose transparence, reproductibilité et absence de conflits d’intérêts aux agences comme NIH, CDC et FDA, critiquant les dérives de l’ère Biden (opacité, suppression de dissidents, influences non-scientifiques). Bhattacharya priorise la prévention des maladies chroniques, la liberté académique et des essais vaccinaux placebo-contrôlés, marquant un pivot vers une science patient-centrée.

Parmi ces avancées, la reconnaissance officielle de la maladie de Lyme chronique lors d’une table ronde du HHS le 15 décembre 2025, modérée par RFK Jr., qui a dénoncé des décennies de négligence et annoncé des mesures concrètes (renouvellement de LymeX, centres d’excellence, études NIH pédiatriques). Le Pr Christian Perronne, engagé depuis 25 ans, a salué cette « victoire symbolique » validant ses alertes et ses travaux, regrettant le retard français où les patients sont souvent renvoyés en psychiatrie.

La fraude scientifique est aussi ciblée : un règlement historique de 15 millions de dollars pour le Dana-Farber Cancer Institute en décembre 2025 pour manipulation de données, et une enquête du ministère de la Justice américaine (DOJ) sur des revues comme NEJM pour biais et conflits pendant la COVID. Ces scandales, comme le Lancetgate, ou l’étude Pradelle Lega aux résultats frauduleux érodent la confiance.
Sur les vaccins, un mémo FDA de novembre 2025 admet au moins 10 décès pédiatriques liés aux vaccins COVID, critiquant les retards dans la reconnaissance des effets (myocardite) et imposant des standards plus stricts. Cela remet en cause les narratifs globaux, contrastant avec la France où les mêmes « experts » persistent.
L’affaire masque aussi la médiocrité de figures comme Yazdan Yazdanpanah, critiqué dans une analyse en 2020 pour la « tournée de trop » d’une équipe, de scientifiques en déclin, favorisant des traitements coûteux (remdesivir) au détriment d’options abordables, avec des suspicions de conflits importants avec Big Pharma. À ce titre certaines de ces personnes s’épancheront en off pour indiquer « avoir dû arrêter car cela devenait trop visibles ». Ce que confirmera l’audition houleuse de RFK jr au poste de ministre de la Santé américaine avec les opposants étant en grande partie rémunérés par l’industrie pharmaceutique.
Ces individus, invités par des médias complices subventionnés (120 millions d’euros annuels), servent un pouvoir qui veut labelliser les médias via RSF pour censurer, comme l’évoque la proposition de Macron équivalent à la création d’un « Ministère de l’Information 2.0 ». De plus, la Déclaration de Paris d’octobre 2025, signée par 29 États, promeut un fonds pour médias « fiables » mais ignore la désinformation étatique (mensonges sur pensions, dette, environnement). Ajoutez les aveux de Google en septembre 2025 sur la censure COVID sous pression Biden, menant à des réformes pour la liberté d’expression.
L’Ordre des médecins, pour justifier son existence, n’aura probablement pas d’autre choix que de sanctionner – non par un blâme, mais par une remise en cause réelle des propos dangereux de Wargon. Ces personnes semblent privilégier leur propre protection plutôt que la santé des patients.
Liens avec l’article de Lutaud contre RFK Jr.
L’affaire Wargon s’inscrit dans la lignée de l’article de Bénédicte Lutaud dans Le Figaro du 28 décembre 2025, intitulé « Aux États-Unis, un an de charge antivax par le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr. ». Présenté comme un « décryptage » objectif dans la rubrique « Santé publique », ce texte adopte un angle biaisé et alarmiste, accusant RFK Jr. d’une « offensive antivaccinale » irresponsable, en citant des faits sélectifs (comme la restructuration du comité ACIP ou la résurgence de la rougeole) sans contextualiser les réformes de transparence et de sécurité vaccinale. Lutaud, journaliste spécialisée dans l’actualité religieuse et le Vatican – donc non-spécialiste en santé publique – s’appuie sur des experts controversés comme Dominique Costagliola (liée à des conflits d’intérêts présumés) et Daniel Floret, omettant totalement les avancées positives : le programme MAHA contre les maladies chroniques, la reconnaissance de la Lyme chronique, les enquêtes sur les fraudes scientifiques, ou les admissions de la FDA sur les effets indésirables vaccinaux.

Il n’est donc pas étonnant que des non-spécialistes en santé publique écrivent des articles à charge contre RFK Jr. en prenant un angle biaisé et unilatéral : cela contribue à la réelle désinformation du public français, qui n’a pas été informé de toutes les avancées en cours aux États-Unis (transparence accrue, standards rigoureux pour les vaccins, lutte contre les conflits d’intérêts pharmaceutiques). La polémique Wargon permet ainsi de remplir du papier, de créer du bruit médiatique, et d’allumer un contre-feu permettant de masquer les réels débats scientifiques, ainsi que les biais informationnels persistants en France – comme les avancées sur Lyme validant Perronne après 25 ans de marginalisation, les déclarations explosives de la FDA, ou les sanctions pour fraude scientifique.
Cet « enfumage systématique », sous couvert de journalisme, contribue directement à la perte de confiance massive dans les médias traditionnels (64 % des Français se méfient d’eux) et dans les médecins des plateaux TV, perçus comme des relais de narratifs institutionnels plutôt que de défenseurs de la science rigoureuse et du patient.
Des analyses approfondies sur X, comme celle de @LiseSantolini (1er janvier 2026), voient dans l’affaire un « révélateur » d’une société tentée par le tri moral des vies, remettant en cause le principe inconditionnel de soin, et par là-même, les valeurs fondamentales de la République.
La fin d’une ère de désinformation
L’affaire Wargon, avec son soutien partial massif occultant le scandale du tri et révélant des hypocrisies médiatiques, illustre les fractures du système de santé : saturation, conflits, luttes idéologiques. Si l’antisémitisme est inacceptable, les questions déontologiques persistent. L’Ordre doit trancher : protéger un confrère ou restaurer la confiance ? Tandis que les USA pivotent vers une science transparente et centrée sur le patient (même s’ils reviennent de loin) – un véritable séisme marquant la fin du chant du cygne d’une ère de désinformation tous sujets confondus –, la France s’accroche à des narratifs contestés via des médias complices et la censure.
L’avenir dira si ce baroud d’honneur accélère le réveil ou prolonge l’agonie.