Le 5 janvier 2026, le Pr Wafik S. El-Deiry, oncologue renommé et directeur du Legorreta Cancer Center à l’Université Brown, a publié un post détaillé sur le réseau social X en réaction à une accusation virulente de la Dr Mary Talley Bowden contre le commissaire de la FDA Marty Makary et Robert F. Kennedy Jr. Cette série de posts, qui a généré des débats intenses, met en lumière les préoccupations scientifiques croissantes sur les vaccins ARNm contre le COVID-19, au moment où l’administration Trump et le mouvement MAHA (Make America Healthy Again) influencent la politique vaccinale.
Qui est le Pr Wafik S. El-Deiry ?
Wafik S. El-Deiry est un médecin-chercheur spécialisé en oncologie, connu pour ses découvertes fondamentales sur le gène suppresseur de tumeurs p53 (qu’il a contribué à élucider dans les années 1990). Il dirige actuellement le centre de cancérologie de Brown University et est impliqué dans des comités consultatifs sur les vaccins COVID au CDC. Ses travaux récents portent sur les interactions potentielles entre la protéine spike du SARS-CoV-2 (produite par les vaccins ARNm) et les mécanismes anti-cancéreux cellulaires.

Le professeur El-Deiry a fait l’objet d’une campagne importante de dénigrement et d’attaques par le clan formé d’Elisabeth Bik et PubPeer aujourd’hui identifié et considéré comme une forme de mafia par le collectif ScienceGuardians qui a mis à jour leur comportement – une véritable crise de l’intégrité scientifique.
Le contenu central de son post
Warfik El-Deiry exprime une opinion personnelle nuancée : il estime qu’il existe « probablement une voie légale » pour que la FDA révoque l’approbation des vaccins ARNm COVID « pour de bonnes raisons ». Il cite plusieurs éléments émergents :
- Des contaminants inattendus liés à un processus de fabrication modifié (passage du Process 1 des essais cliniques au Process 2 pour la production de masse).
- Une biodistribution inattendue de la protéine spike et d’autres caractéristiques biologiques chez l’humain.
- Des effets des rappels répétés et des résultats adverses à long terme dans divers groupes (grossesse précoce, jeunes hommes, effets neuropsychiatriques, coagulation, fertilité, infection COVID antérieure, etc.).
Ces risques sont connus depuis longtemps puisque les études sur la biodistribution, l’immunotoxicité et la génotoxicité étaient absentes des documents scientifiques soumis lors de l’autorisation d’utilisation en urgence. Cependant de nombreuses études ont documenté ces risques en les quantifiant ex-post. Une bibliothèque de plus de 700 études a été aussi créée pour documenter toutes les études ayant traits aux effets indésirables et aux performances inférieures aux promesses des produits injectables anti-covid. Les commentaires du professeur El-Deiry sont donc fondés donc sur des éléments probants.
El-Deiry propose aussi une procédure concrète à suivre :
- Avertir les fabricants (Pfizer, Moderna) d’une révocation imminente si des preuves de fabrication propre et de sécurité ne sont pas fournies immédiatement.
- Appliquer un examen rigoureux des preuves avec des standards élevés.
- Imposer des sanctions financières et punitives sévères en cas de manquements (visant fabricants ou responsables au sein de la FDA/CDC).
- Limiter sévèrement les indications des vaccins en réévaluant le rapport risque/bénéfice, en tenant compte des traitements alternatifs.
Afin d’accentuer la portée de son message, El-Deiry tague directement des figures clés comme Marty Makary (FDA), Robert Kennedy Jr (secrétaire d’État à la Santé), Robert Malone, V Prasad ou encore Jay Bhattachary (Directeur du NIH) et d’autres experts critiques, soulignant que son appel s’adresse aux décideurs actuels.
Ce post contraste avec des accusations plus radicales (comme celles de Bowden qualifiant les vaccins d’« injections mortelles ») par son ton scientifique et procédural, tout en renforçant la pression sur l’administration pour une action forte.
Les études récentes d’El-Deiry sur les vaccins ARNm et les risques cancérigènes
De plus, les préoccupations d’El-Deiry s’appuient sur ses propres recherches récentes, qui explorent les mécanismes par lesquels la protéine spike (issue de l’infection ou des vaccins) pourrait interférer avec p53, le « gardien du génome » qui prévient le cancer.
- Étude clé de 2024 (publiée dans Oncotarget) : Co-auteur principal avec Shengliang Zhang, cette recherche montre que l’expression de la protéine spike du SARS-CoV-2 (via transfection d’ADN codant pour la spike dans des cellules cancéreuses) inhibe l’activation par p53 de gènes protecteurs comme p21(WAF1), DR5 (récepteur de mort TRAIL) et MDM2.
Le résultat observé est que les cellules cancéreuses deviennent plus résistantes à la chimiothérapie. Les auteurs soulignent que ces observations sont pertinentes « dans le contexte de l’infection virale et des vaccins ARNm en général», particulièrement pour les patients cancéreux sous traitement.
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Présentations et travaux en 2025 : El-Deiry a présenté en septembre 2025 au groupe de travail sur la sécurité des vaccins mRNA du CDC (ACIP), en collaboration avec Charlotte Kuperwasser, des données sur les incertitudes de biodistribution et de fabrication. Il a cité près de 50 publications rapportant une association temporelle entre vaccination ARNm et apparition de cancers, ainsi que des mécanismes plausibles (suppression de p53, contamination ADN, persistance de la spike).
Bien que ces travaux ne prouvent pas une causalité directe (El-Deiry l’a lui-même précisé publiquement : « nos recherches ne prouvent pas que les vaccins causent le cancer»), ils appellent à des investigations approfondies sur les risques à long terme.
I am pleased to share the peer-reviewed published manuscripts by
Kuperwasser and El-Deiry “COVID vaccination and post-infection cancer signals: Evaluating patterns and potential biological mechanisms”
and
El-Deiry “Hypothesis: HPV E6 and COVID spike proteins cooperate in… pic.twitter.com/nTEAcW0Vwa
— Wafik S. El-Deiry, MD, PhD, FACP (@weldeiry) January 3, 2026
Ces études, menées en laboratoire sur des modèles cellulaires, alimentent le débat sur les « turbo cancers » allégués, sans pour autant aller totalement jusqu’à établir de lien causal chez l’humain. Elles soulignent cependant des risques potentiels pour les fonctions anti-tumorales, surtout avec des doses répétées.
La dernière étude publiée ce 3 janvier 2026 a reçu une attention toute particulière du député japonais Kazuhiro Haraguchi, ancien ministre qui, l’ayant lue, a remercié les auteurs pour leur travail, ayant lui-même été victime d’un cancer postérieur à la vaccination covid.
Le travail des chercheurs comme El-deiry et Kuperwasser dépasse les frontières et est salué par un ancien ministre au Japon. Les mécanismes expliqués méritent mieux que des arguments d’autorité fournit par des médecins ou politiques qui ont fini par « croire en la science » sans… https://t.co/mJPlKH4g0E
— Xavier Azalbert FreeSpeech 🇧🇷 🇫🇷 (@xazalbert) January 5, 2026
Études récentes alimentant le débat sur les risques oncogènes
Un exemple concret de recherches en cours illustrant les questions ouvertes est une étude épidémiologique sud-coréenne publiée le 26 septembre 2025 dans Biomarker Research (open access, Springer). Intitulée « 1-year risks of cancers associated with COVID-19 vaccination: a large population-based cohort study in South Korea », menée par Hong Jin Kim et al., cette analyse rétrospective porte sur plus de 8,4 millions d’individus à Séoul (données 2021-2023 de la base nationale d’assurance santé).
À l’aide de modélisations statistiques (Cox ajustés et matching par score de propension), les auteurs rapportent des associations significatives entre vaccination COVID et un risque accru à 1 an pour plusieurs cancers : thyroïde (HR 1,35), gastrique (1,34), colorectal (1,28), poumon (1,53), sein (1,20) et prostate (1,69). Ces risques varient selon le type de vaccin (ARNm vs vecteurs ADN), le sexe, l’âge et les boosters.
Les auteurs insistent toutefois sur le caractère observationnel de ces associations (pas de causalité prouvée) et appellent à des études supplémentaires pour explorer des mécanismes potentiels, comme une hyperinflammation induite par le vaccin. L’étude fait l’objet d’une « expression d’inquiétude » éditoriale depuis le 22 octobre 2025, suite à des préoccupations soulevées, et a généré une controverse : des critiques évoquent un possible biais de surveillance (les vaccinés étant plus suivis médicalement, menant à des diagnostics plus précoces), tandis que les autorités sanitaires mondiales réaffirment l’absence de lien causal établi avec le cancer sans toutefois prendre en considération de nombreux faits nouveaux ou avoir tout le recul nécessaire.
Cette publication, contemporaine des appels d’El-Deiry à un examen rigoureux, montre que le champ scientifique reste dynamique, avec des données populationnelles nouvelles posant de réelles questions sur les effets à long terme – justifiant, pour certains experts, une prudence accrue dans les recommandations vaccinales.
Réactions et implications plus larges
La publication d’El-Deiry a suscité des réponses contrastées : avec le soutien de figures comme @Jikkyleaks, un des utilisateurs de X les plus actifs sur ce sujet, des critiques satiriques accusant des conflits d’intérêts (liés à ses recherches sur p53), et des débats sur la balance risque/bénéfice.
Il s’inscrit dans une controverse interne au mouvement MAHA, où des voix comme Robert Malone pointent l’inaction de directeur de la FDA Marty Makary, tandis qu’El-Deiry apporte une caution scientifique mesurée.
Cette intervention d’un oncologue de premier plan renforce les appels à une révision indépendante des vaccins ARNm, au moment où des restrictions ont déjà été imposées (réduction des recommandations pour enfants et femmes enceintes, coupes dans les financements ARNm).
Reste à voir si elle influencera des décisions comme un retrait partiel ou total en 2026. La « bataille continue », comme l’a dit Malone dans un échange lié.