Les prochaines 72 heures seront décisives pour le monde.


Si les États-Unis parviennent à imposer leur contrôle sur le Venezuela, et par extension sur les plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde, cela marquera un changement majeur dans l’équilibre des pouvoirs mondiaux.

Une telle initiative ne viserait pas à rétablir la démocratie ou à protéger les droits de l’homme, mais à réaffirmer une domination stratégique sur l’énergie, les routes commerciales et les alignements régionaux.

Dans ce cas, l’Iran passerait probablement au premier plan des priorités stratégiques de Washington.

La prise de contrôle du pétrole vénézuélien réduirait la vulnérabilité des États-Unis aux perturbations énergétiques dans le Golfe et constituerait un tampon contre les chocs d’approvisionnement en cas de confrontation avec l’Iran.

Avec une source alternative fiable de pétrole brut lourd sous son influence, Washington serait mieux placé pour absorber ou compenser la destruction ou la fermeture des infrastructures énergétiques dans le golfe Persique en cas de guerre.

Cela réduirait le coût économique d’une escalade et rendrait la pression militaire contre l’Iran plus facile à gérer sur les plans politique et économique.

Dans le même temps, un tel contrôle renforcerait la capacité des États-Unis à influencer les flux et les prix mondiaux du pétrole, consolidant ainsi le rôle central du dollar sur les marchés énergétiques et contribuant à préserver le système du pétrodollar qui sous-tend la puissance financière américaine.

Le Venezuela deviendrait ainsi plus qu’un problème régional.

Il deviendrait un précédent stratégique, démontrant que la pression économique, l’ingénierie politique et, si nécessaire, la force peuvent être utilisées pour restructurer des États souverains et rééquilibrer les rapports de force mondiaux.

Toutefois, si les États-Unis s’enlisaient au Venezuela et se heurtaient à une résistance soutenue, l’issue changerait radicalement.

Une crise prolongée épuiserait le capital politique, mettrait à rude épreuve les ressources militaires et économiques et affaiblirait la capacité de Washington à projeter sa puissance ailleurs, notamment au Moyen-Orient.

Cela compliquerait également la planification stratégique israélienne, qui est étroitement liée à l’influence régionale des États-Unis.

Ce qui se passe au Venezuela ne restera pas confiné à l’Amérique latine. Cela façonnera l’avenir du contrôle de l’énergie, les limites de la puissance américaine et l’orientation de la confrontation géopolitique bien au-delà de Caracas.

traduction LGS



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