Kardashev et la révolution solaire: Musk mise sur l’énergie du futur


Le 27 septembre 2024, Elon Musk partageait une déclaration audacieuse sur X, affirmant que l’énergie mondiale pourrait un jour provenir uniquement du solaire, si l’humanité parvenait à saisir le concept de l’échelle de Kardashev. Retour sur une vision un peu folle, devant laquelle plusieurs obstacles demeurent.

Le patron de SpaceX et Tesla, habitué des prédictions chocs, envisage un futur où l’énergie solaire alimente l’intégralité des besoins mondiaux. Qu’es aquo ?

L’échelle de Kardashev est une méthode théorique de classement des civilisations en fonction de leur niveau technologique et de leur consommation énergétique, proposée en 1964 par l’astronome soviétique Nikolaï Kardashev. Elle repose sur l’idée que l’énergie accessible est un indicateur clé de la sophistication technologique et de la capacité à coloniser l’espace. Kardashev a initialement défini trois types principaux de civilisations basés sur leur capacité à exploiter l’énergie : une civilisation de Type I maîtrise toute l’énergie disponible sur sa planète ; une civilisation de Type II utilise l’intégralité de l’énergie produite par son étoile mère ; une civilisation de Type III capte et consomme l’énergie totale émise par sa galaxie. Vers l’infini et au-delà !

« Lorsque vous comprendrez l’échelle de Kardashev, il deviendra évident que l’énergie solaire dominera », a déclaré Musk sur X. Pour lui, une petite portion du Texas ou du Nouveau-Mexique pourrait suffire à couvrir l’ensemble des besoins énergétiques des États-Unis. Obstacle 1 : l’intermittence de l’énergie solaire – les variations en fonction du jour et de la météo – reste un problème. Pour contrer cela, il évoque le développement des technologies de stockage. Obstacle 2 : les batteries actuelles ne sont pas à la hauteur. Bien que la science progresse, un déploiement mondial des panneaux solaires nécessiterait non seulement des innovations en matière de stockage, mais aussi des réseaux électriques beaucoup plus flexibles et résilients. 

Sans une transformation complète des infrastructures, l’ambition de Musk pourrait rester pieuse. D’autant plus que, comme le rapporte le média SciencePost, l’intégration de cette énergie renouvelable à grande échelle dans les réseaux pose des questions sur la rentabilité de l’excédent d’énergie généré.

Reste que l’idée de Musk s’inscrit dans une vision plus large de la transition énergétique : réinventer nos systèmes, intégrer des technologies de stockage fiables et mettre en place des réglementations adaptées. Pour le moment, la théorie de l’échelle de Kardashev reste une abstraction, mais elle soulève une interrogation fondamentale : serions-nous prêts à investir massivement dans l’innovation nécessaire pour atteindre cet objectif ? Sa proposition se distingue par sa capacité à redéfinir les contours de la transition énergétique, quitte à bousculer les certitudes habituelles.





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