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Invitée sur une matinale, ce 6 janvier, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale a rappelé la ligne de son parti concernant l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela, à savoir l’appel à la libération et au retour dans son pays de Nicolás Maduro et de son épouse, enlevés le 3 janvier par les forces américaines.
« Oui, nous demandons sa libération ». Invitée ce 6 janvier du « Face-à-Face » sur RMC/BFM, Mathilde Panot, a confirmé l’appel de son parti à la libération du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, enlevés le 3 janvier par les forces américaines lors d’un raid sur Caracas.
Un appel à la libération et à son « retour au Venezuela », a précisé la chef de file des députés de La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, ajoutant que « sinon, ça veut dire que vous cautionnez un kidnapping », estimant que le « monde est en grand danger» si « la loi du plus fort supplante le droit international ».
« Si on accepte que le droit international est à géométrie et à géographie variables, alors on légitime les coups de force […] ce qui se passe sur l’Ukraine, ce qui se passe à Gaza, ce qui se passe en République démocratique du Congo, et ce n’est pas possible », a ajouté la députée du Val-de-Marne.
Cette dernière a notamment fustigé le président français qui a été « incapable de condamner des violations du droit international extrêmement graves » et « incapable de nommer Donald Trump et les États-Unis comme étant les agresseurs ».
« Lorsque la France s’est honorée à dire « non » à la boucherie qui avait été décidée par Bush junior en 2003 en Irak […], elle ne l’a pas fait en soutien à Saddam Hussein, elle l’a fait au nom de principes intangibles du droit international », a-t-elle par ailleurs déclaré.
« Il faut sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolás Maduro – libre – au Venezuela», avait déclaré Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFI, lors d’une manifestation organisée place de la République à Paris pour dénoncer la capture du président vénézuélien par Donald Trump. « Ainsi bien sûr que son épouse qui dans cette histoire est une sorte de capture que fait l’Empire pour impressionner ses adversaires », avait-il ajouté.
« Pourquoi cet abaissement devant l’Empire, pourquoi cette servilité européenne ? », avait-il par ailleurs fustigé alors que les chancelleries européennes avaient réagi avec disparité à l’offensive américaine sur le Venezuela.
Une opération de l’armée américaine sur laquelle n’avait rien déclaré Emmanuel Macron dans sa première réaction, arrivée tardivement dans la journée du 3 janvier, déclarant que le « peuple vénézuélien » était « débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro » et « ne peut que s’en réjouir ».