Venezuela, Villepin se réjouit, que Macron ait « corrigé » sa position car « le droit international est un garde-fou »


Un « en même temps » de plus, qui ne manque pas de réjouir Villepin.

Dominique de Villepin, qui avait sévèrement critiqué la première réaction d’Emmanuel Macron à l’arrestation de Nicolas Maduro, s’est réjoui mardi que celui-ci l’ait « corrigée » car « le droit international est un garde-fou ».

« Le droit international, ce n’est pas uniquement pour en causer, ce sont des garde-fous qui permettent d’éviter d’aller plus loin dans la violence et la tentation impériale qui saisit aujourd’hui le monde. Le président a bien fait de corriger et de prendre date », a-t-il déclaré sur France Inter.

Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la « méthode utilisée » pour capturer le président vénézuélien n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France, ce qu’il n’avait pas souligné dans sa première réaction, qualifiée de « soumission » par l’ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères.

« Si nous voulons lancer un avertissement aux Etats-Unis sur les risques que court la société internationale, il faut le faire extrêmement fortement. Ce ne sont pas seulement des mots que de rappeler les conséquences de ces choix de violence, on l’a vécu avec l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, le Sahel », a-t-il jugé.

« Nous avons le pouvoir et le devoir de dire non », citant la position de la France contre l’invasion américaine de l’Irak qu’il avait défendue à l’ONU en 2003. « Dire non ce n’est pas inutile, ce n’est pas inefficace, c’est un point de repère pour l’ensemble des pays du monde », a-t-il plaidé.

Pour Dominique de Villepin, « l’Europe n’a pas ouvert les yeux et continue à vouloir imaginer que les États-Unis sont de parfaits alliés ».

Si Donald Trump « pousse plus loin sa décision d’avancer au Groenland, par le biais militaire, politique ou économique, il faudra constater que cette alliance fait défaut et en tirer toutes les conséquences au niveau de l’Otan et de l’UE », a-t-il jugé, en imaginant, comme avec la Russie, des « mesures de rétorsion économique ».

« La bataille de la souveraineté (européenne), elle n’est pas divisible, c’est le commercial, c’est le numérique, c’est la défense », a-t-il insisté.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *