«Une issue rendue possible grâce aux diplomates russes», explique l’avocat du basketteur Daniil Kassatkine après sa libération d’une prison française



Le basketteur russe, détenu en France pendant plus de six mois à la suite d’une demande d’extradition américaine, a finalement pu regagner Moscou. Son avocat, Frédéric Bélot, salue un dénouement favorable obtenu grâce à l’implication des diplomaties russe et française, et revient sur les conditions de détention et les répercussions pour le joueur.

Libéré le 8 janvier, Daniil Kassatkine a immédiatement été rapatrié à Moscou. Son avocat, Frédéric Bélot, a confirmé son retour et livré ses premiers commentaires après la sortie de prison. « La détention est toujours un moment très difficile, tant au plan physique que psychologique », a-t-il déclaré, précisant que le joueur avait été incarcéré à Fresnes, un établissement connu pour ses conditions strictes.

« Le vrai problème, c’était l’impossibilité de suivre un entraînement régulier, indispensable pour un sportif de haut niveau », a expliqué l’avocat. Selon lui, cette période représente « une parenthèse importante dans sa carrière ». Malgré tout, Kassatkine a su rebondir rapidement : dès son retour, il a signé un contrat avec un club russe et entamé un programme intensif de remise en forme. Me Bélot a tenu à remercier le président de la Fédération russe de basketball pour son soutien indéfectible.

Soutien moral et intervention diplomatique

Pendant ses six mois d’emprisonnement, le joueur a pu compter sur un large soutien, tant de ses proches que du monde sportif. « Quand on est enfermé dans un pays étranger, les gestes de solidarité sont essentiels. Daniil a reçu des lettres, des messages, et cela lui a fait du bien », a indiqué Me Bélot.

L’issue de cette affaire a été rendue possible par une coordination diplomatique entre la Russie et la France. « Nous remercions les diplomates russes et français pour avoir trouvé une voie vers leur libération », a souligné l’avocat, en référence à l’échange avec le politologue français Laurent Vinatier. Ce dernier, reconnu coupable en Russie pour avoir mené des activités sans s’être enregistré comme « agent étranger », avait été condamné à trois ans de colonie pénitentiaire. Selon le FSB, il a été gracié par décret présidentiel, permettant l’échange entre les deux pays.

Une extradition évitée de justesse

Pour rappel, Daniil Kassatkine avait été arrêté le 21 juin 2025 à l’aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris, à la demande des États-Unis. Washington l’accusait de liens avec un groupe de cybercriminels impliqué dans des attaques par ransomware. Il risquait jusqu’à 25 ans de prison s’il avait été extradé.

Le 29 octobre, la justice française avait autorisé l’extradition vers les États-Unis. Mais, comme l’a rapporté Me Bélot, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a refusé de signer le décret d’extradition, malgré la décision judiciaire. Ce refus a ouvert la voie à une solution politique, permettant à Kassatkine d’échapper à un transfert injustifié.

Aujourd’hui, le sportif est de retour en Russie, libre, soutenu, et déterminé à poursuivre sa carrière.



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