Quand Charles Alloncle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas à propos de Léa Salamé, mais pas que…


Dans l’émission « Les Incorrectibles » d’Eric Morillot, Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public, affirme : « c’est une nécessité absolue » que Léa Salamé quitte le journal de 20h de France 2 à l’heure où tout est politique. Verbalisant ce que tout le monde pense tout bas, pointant du doigt les audiences nulles du JT depuis son arrivée, mais aussi la neutralité journalistique compromise par sa relation avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé de gauche. Comment la compagne d’un acteur politique majeur peut-elle incarner l’impartialité du service public ? 

Cette sortie soulève une question plus profonde : la légitimité même de Glucksmann en politique française. Élu eurodéputé en 2019 et réélu en 2024 avec « Place Publique », allié au PS, et se posant en défenseur des droits humains et de l’Europe sociale. Mais son passé interroge toujours. 

De 2009 à 2012, il fut conseiller spécial du président géorgien Mikheil Saakashvili, réformateur pro-occidental accusé de répression autoritaire. Glucksmann défendit des réformes anti-corruption, mais quitta le pays après la défaite de Saakashvili.

En 2013-2014, il s’impliquera dans Euromaïdan en Ukraine, une « révolution colorée » pro-européenne, aux côtés d’une femme, son épouse d’alors, Eka Zgouladze géorgienne. Elle fut vice-ministre, puis ministre de l’Intérieur sous Saakashvili (2005-2012), impliquée dans des réformes policières, mais surtout critiquée pour ses méthodes répressives. Post-Euromaïdan, cette femme devint vice-ministre en Ukraine (2014-2016). Ces liens avec des régimes un tant soit peu instables alimentent les soupçons.

Glucksmann est souvent associé aux « révolutions colorées » financées par l’Open Society Foundations de George Soros, soutenant la démocratie en Europe de l’Est. Bien qu’il n’y ait pas de preuve d’emploi direct par Soros, ses engagements s’alignent sur des ONG sorosiennes. Des sites comme Les Crises ou Agoravox le dépeignent comme un « produit du système Soros », lié à une nébuleuse atlantiste et à la CIA, visant à déstabiliser des régimes pro-russes comme en Géorgie ou en Ukraine. En 2004, il couvrait déjà la Révolution orange à Kiev.

Le voilà aujourd’hui qui se rêve en figure centrale d’une gauche réformiste française, capable de barrer la route à l’extrême droite sans concessions à l’extrême gauche. Cette trajectoire, à la croisée des héritages familiaux complexes et des engagements internationaux parfois sulfureux, rend la question légitime : au fond, que vient-il donc faire maintenant en France ?

Un voile de plus sur Léa Salamé qui, non contente d’une neutralité contestable, porte l’ombre d’un conjoint aux alliances troubles, dans un paysage médiatique et politique sous tension. Notre démocratie doit-elle accepter de tels acteurs ?





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