La Russie lance sa deuxième frappe Oreshnik contre l’Ukraine, et Martyanov publie une « carte du partage tripolaire », par Alfredo Jalife-Rahme



Les trois sphères d’influence que les présidents Trump, Poutine et Xi se seraient partagées.

Dans le contexte des tensions entre les trois superpuissances — les États-Unis, la Russie et la Chine — la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, catholique, a déclaré que malgré le différend concernant le Venezuela, Trump maintiendrait de bonnes relations avec Poutine et Xi : « Je pense que le président entretient une relation très ouverte, honnête et « bonne » avec le président Poutine de Russie et le président Xi de Chine… Il s’est entretenu avec eux à de nombreuses reprises depuis son entrée en fonction il y a un an, et je crois que ces relations personnelles se poursuivront [1]. »

Aujourd’hui, les limites de l’irrédentisme états-unien sont les intérêts inaliénables de la Russie et de la Chine, qui fonctionnent comme un G2.

Le Financial Times rapporte que « la Chine, la Russie et l’Iran (sic !) ont envoyé des navires en Afrique du Sud en prévision de leurs exercices navals » : des exercices « BRICS-Plus pré-planifiés » font suite aux tensions croissantes liées aux opérations militaires US au Venezuela et dans l’Atlantique [2].

Le monde d’aujourd’hui évolue dans le cadre d’un chaos globalisé, où subsistent ce que j’ai appelé des « fractales de paix », comme dans le cas de la libération de deux marins russes capturés à bord d’un mystérieux navire pirate (le « navire russe » , qui n’était en réalité pas russe, mais ukrainien [3], ce qui a valu à Moscou la gratitude de ses homologues aux États-Unis [4].

Pendant ce temps, Trump, dans sa désormais célèbre interview au New York Times, a déclaré qu’« il n’existe pas de lois internationales » et que la limite de ses actions, c’est sa « moralité » [5]

Le fait que Trump, submergé par ses graves problèmes intérieurs, se soit lancé dans une offensive risquée aux implications mondiales ne signifie pas que la Russie (lancement de son deuxième missile hypersonique Oreshnik) et la Chine (exercices militaires récents autour de Taïwan) restent sans défense dans leurs propres sphères d’influence.

Il pourrait sembler absurde, dans ce contexte délicat de fortes tensions mondiales, que le célèbre analyste militaire russe Andrei Martyanov ait publié une carte de la division tripolaire entre Trump, Poutine et Xi Jinping, sans en préciser l’auteur [6].

De fait, la carte de division tripolaire ci-dessus n’aurait aucune validité sans sa divulgation par Andrei Martyanov, qui entretient une relation étroite avec l’armée russe.

1- La sphère d’influence de Trump s’étend du Groenland à la frontière antarctique, annexions comprises ou non, englobant l’Amérique latine et les Caraïbes (représentées par le CELAC). L’absorption de l’Islande et de certains pays d’Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone, Libéria) est surprenante.

2- La sphère d’influence de Poutine engloberait toute l’Europe, y compris le Royaume-Uni, une grande partie de l’Afrique du Nord, ainsi que la Turquie, le Caucase, le Sahel africain et les îles norvégiennes septentrionales (Svalbard). Elle trace une ligne de démarcation avec la partie chinoise, dont l’Égypte et les pays de la Méditerranée orientale (Syrie, Liban, etc.) font partie.

Et 3- La sphère d’influence de Xi Jinping comprend la Mongolie, les deux Corées, le Japon, les Philippines, toute l’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le sous-continent indien (avec l’Inde et le Pakistan), l’Iran, une grande partie du Kazakhstan, l’Asie centrale, la péninsule arabique et la majeure partie de l’Afrique.

Il est frappant de constater que la « carte tripolaire » publiée par Andreï Martyanov n’a pas eu l’impact escompté. Ce qui mérite d’être souligné ici, plus encore que ces lignes de démarcation abstraites, c’est la franchise avec laquelle Andreï Martyanov l’a présentée.

Je me souviens que Newsweek avait dressé une carte montrant « comment Trump, Poutine et Xi peuvent diviser le monde [7]

Ces cartes se trouvent à la croisée des chemins : entre une troisième guerre mondiale nucléaire et une négociation clandestine entre les trois superpuissances.

En cas de Troisième Guerre mondiale, il ne resterait ni carte, ni trace des êtres vivants de la création, puisque Trump lui-même a déclaré que les États-Unis ont la capacité de détruire la planète 150 fois.



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