La Corse, une terre de violences ? (Le Monde diplomatique, 13 janvier 2026)


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James Abbott McNeill Whistler. — « Ajaccio, Corsica », 1901

L’assassinat d’Alain Orsoni, ancien dirigeant nationaliste devenu figure de la vie économique corse, a rappelé la persistance de la violence sur l’île. Mais celle-ci ne relève pas que de trajectoires individuelles ou d’une culture : elle s’enracine dans des conflits structurels, sur la question de la terre en particulier. Car en Corse, le foncier n’est pas qu’un actif : il régit l’organisation et le fonctionnement des familles, des villages ou les équilibres locaux. Or, depuis plusieurs décennies, l’essor du tourisme, de l’immobilier et de la grande distribution a transformé la terre en ressource rare et très lucrative. Ce qui se transmettait, désormais se capte. Quand les terrains sont détenus par de multiples héritiers, quand l’État est en retrait et le rapport à la loi distendu, cette captation ne se joue plus dans les seules institutions. Elle procède de réseaux d’influence, de pressions, de logiques mafieuses. Et parfois de la violence.



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