+4 °C en France métropolitaine à horizon 2100, +2,7°C en Martinique, +2,9°C à La Réunion… Le gouvernement a inscrit dans la réglementation le rythme du réchauffement climatique, basé sur les projections mondiales, selon un arrêté au Journal Officiel publié dimanche. Il est à noter que ce ne sont pas celles d’Algore en 2006.
Attendu depuis plusieurs mois, l’arrêté fixant la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique, ou Tracc, a été publié après une consultation publique lancée en septembre.
Cette trajectoire s’appuie sur les travaux des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France.
Pour la France métropolitaine le réchauffement anticipé dans ce document est ainsi de 2 °C à l’horizon 2030, de 2,7 °C à l’horizon 2050 et de 4 °C à l’horizon 2100.
Pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, le réchauffement attendu est de 1,4 °C à l’horizon 2030, de 1,9 °C à l’horizon 2050, et de 2,7 °C à l’horizon 2100.
Pour la Guyane, il est de 1,7 °C à l’horizon 2030, 2,3 °C à l’horizon 2050, et 3,5 °C à l’horizon 2100. Pour La Réunion, respectivement de 1,5 °C, 2 °C et 2,9 °C. Pour Mayotte, il est de 1,5 °C, 2 °C et 3 °C.
La France, comme plus généralement l’Europe, devrait continuer, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, à se réchauffer plus rapidement que la moyenne de la planète, d’après les projections des climatologues.
Il est à remarquer que la France reprend ici une phraséologie commune à un certain nombre de pays comme l’Espagne, l’Allemagne, la Suisse, la Moldavie ou l’Ukraine pour ne citer qu’eux, qui n’est pas sans rappeler un certain narratif coordonné similaire à celui du COVID.
L’ensemble des plans, nationaux ou locaux, adoptés pour l’adaptation au changement climatique devraient désormais se fier aux mêmes projections de températures.