Tensions nippo-chinoise


• Lors d’une émission de télévision consacrée à l’alliance de sécurité entre le Japon et les États-Unis, le 26 janvier, Sanae Takaichi, Première ministre, a déclaré à propos de Taïwan : « Si l’armée états-unienne, qui agit avec le Japon, est attaquée et que le Japon ne fait rien et s’enfuit, l’alliance Japon-États-Unis s’effondrera. »

• Guo Jiakun, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois (photo), a commenté : « Le gouvernement de la République populaire de Chine réaffirme que Taïwan fait partie intégrante du territoire de la République populaire de Chine. Le gouvernement japonais comprend et respecte pleinement cette position du gouvernement de la République populaire de Chine et maintient fermement sa position en vertu de l’article 8 de la Proclamation de Potsdam. »

Guo Jiakun a mentionné qu’il existe une série d’instruments ayant force de loi, y compris la Déclaration du Caire, la Proclamation de Potsdam et l’Instrument de soumission du Japon, exigeant que tous les territoires que le Japon a volés à la Chine, tels que Taïwan, lui soient rendus, que le Japon soit « complètement dénucléarisé » et ne conserve pas d’industrie « lui permettant de s’armer à nouveau pour la guerre ». « La Constitution japonaise fixe également des restrictions strictes sur les forces armées du pays, le droit de se battre et le droit d’annoncer la guerre », a-t-il conclut.

• La polémique nippo-chinoise a débordé au Conseil de sécurité des Nations unies. Fu Cong, représentant permanent de la Chine, a fait remarquer que les propos de Sanae Takaichi constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et une violation manifeste des obligations du Japon, pays vaincu lors de la Seconde Guerre mondiale.

Kazuyuki Yamazaki, son homologue japonais, lui a répondu : « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon a toujours suivi la voie d’une nation éprise de paix et a apporté d’innombrables contributions à la paix et à la prospérité de la communauté internationale, y compris au système multilatéral, fondé sur le principe de l’État de droit. » L’ambassadeur s’est évidemment abstenu d’évoquer les crimes du militarisme impérial durant la « guerre de 15 ans » (1931-1945), Sanae Takaichi étant une admiratrice des criminels de guerre japonais.

Cet article est extrait du numéro 160 de « Voltaire, actualité internationale ». Le monde change vite. Abonnez-vous à notre lettre confidentielle hebdomadaire ; une source exceptionnelle d’information sur la transition vers un monde multipolaire.



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