Le « même temps » continue… Après le Mercosur, il y aura l’Inde !
Mais le Premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement dans une ferme de l’Eure, a souhaité vendredi que la restauration collective dépendant de l’État se fournisse exclusivement en produits agricoles et alimentaires venus de l’Union européenne.
« Il est impensable que pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles, alimentaires qui viennent d’en dehors de l’Union européenne », a-t-il dit.
Sur quelque 900 millions à 1 milliard d’euros de commandes de cantines de l’État (armées, universités, etc.), « j’ai demandé aux différents services combien allait en dehors de l’Union européenne et combien reste en France, et on n’a toujours pas la réponse », a-t-il admis.
« Cela va nous amener à reprendre complètement en main la commande publique, à devoir aussi récompenser ou punir les acheteurs publics en fonction de ces objectifs » et « nous l’inscrirons (…) dans les lois à venir de décentralisation comme la loi agricole que nous préparons », a-t-il ajouté.
Les agriculteurs, et notamment les éleveurs, largement mobilisés contre le traité commercial UE-Mercosur, accusent régulièrement la puissance publique, qui sous-traite parfois sa restauration collective, de ne pas respecter les quotas de produits locaux ou biologiques figurant dans ses engagements voire dans la loi.
« Certains disent préférence nationale. Je pense que c’est une hérésie parce que la France est un grand pays d’exportation au sein de l’Union européenne », a précisé M. Lecornu vendredi.
« En revanche, plus personne ne peut comprendre dans le monde dans lequel nous vivons que l’argent du contribuable puisse permettre encore d’acheter de la nourriture qui en plus a un bilan carbone et climatique absolument épouvantable et qui vient du bout du monde ».
Il est certain que le peuple français ne comprend plus.