après les réseaux sociaux, les jeux vidéo et les agents IA sont à leur tour dans le collimateur de Macron — RT en français



Lors d’une interview au média Brut, le président français a déclaré qu’il souhaitait lancer une étude sur l’impact des jeux vidéo sur la santé mentale des plus jeunes et – en cas de «consensus scientifique» quant à leur nocivité – potentiellement leur interdire. Il s’est également attardé sur «les dérives» auxquelles peuvent mener des agents IA.

L’industrie vidéoludique grince des dents, en France, après des déclarations d’Emmanuel Macron sur leur secteur. Plusieurs acteurs de cette industrie ont dénoncé, a rapporté ce 6 février l’AFP, un « amalgame » ainsi qu’une « manœuvre de communication politique ».

En cause, les annonces faites par le président français dans une interview, diffusée la veille, au média Brut. Une interview vidéo de près d’une heure dans laquelle le chef d’État français a fait part de son intention de « poursuivre » un « travail » portant sur l’évaluation de l’impact des jeux vidéo sur la santé mentale des plus jeunes.

« On va confier à des experts, et au Conseil national du numérique et de l’IA aussi, un travail pour […] essayer de mesurer scientifiquement l’effet que cela a sur les enfants et les ados », a déclaré Macron, après avoir précisé qu’il entendait lancer « deux choses » qui – a-t-il rectifié après un lapsus – « ne sont pas les réseaux sociaux ».

Le locataire de l’Élysée était interpelé sur la vidéo d’une femme se présentant comme « enseignante » et hurlant auprès de journalistes du Var où une enseignante a été poignardée le 3 février par l’un de ses élèves de 14 ans. « Qu’est-ce qu’on attend pour interdire les jeux vidéo, qu’est-ce qu’on attend ? Les enfants à 7 ou 8 ans […] jouent à Fortnite. Qu’est-ce qu’on attend pour interdire ces jeux ! », peut-on la voir marteler dans cette vidéo présentée à Macron, et d’ajouter que « tous les mois il y a des profs assassinés ».

Restrictions sur les jeux vidéo violents : « on est légitime à se poser la question », estime Macron

« Rendez-vous en mai-juin », a lancé à son intervieweur le président français après avoir assuré « attendre un consensus scientifique » et d’évoquer un « débat » qui selon lui doit être « citoyen ». « Si on voit que l’impact sur les jeunes […] est très mauvais, on est légitime à se poser la question et c’est une bonne question », a poursuivi Emmanuel Macron alors qu’il était relancé sur une potentielle interdiction de certains jeux.

Le président français, assurant vouloir « protéger nos enfants et nos ados » et ne pas vouloir mettre «tout dans le même sac» a insisté sur ceux qui seraient laissés devant des jeux vidéo « violents » durant « des heures et des heures ». « On va objectiver la question, avec des gens indépendants, des scientifiques qui vont nous dire quelle est la réalité des choses, quel impact cela a sur les enfants et peut-être qu’il faudra interdire », a-t-il encore déclaré.

Même tonalité concernant les agents IA qui, a alerté Emmanuel Macron, « miment quelque chose qui est de l’empathie » et qui rapidement « se met à vous tutoyer, qui vous parle comme à un ami, qui semble vous comprendre ». « On a beaucoup de jeunes qui parlent à leur IA […] comme à un copain », a-t-il insisté, mettant en garde contre certaines « dérives extrêmement graves ».

Un « travail », dans le cas présent, confié à un addictologue et un psychiatre, a précisé le président français qui a décliné l’identité des deux médecins. « Ils vont regarder si ces agents IA, en quelque sorte, font naître des troubles, des dépendances, de la souffrance en termes de santé mentale chez les jeunes et les ados », a poursuivi le président français.

Ces déclarations viennent s’ajouter à une série d’autres, ciblant des pans d’internet en France, notamment après l’adoption à l’Assemblée nationale de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. « Ce n’est qu’un début », s’était félicité le 30 janvier sur France Info la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, avant d’assurer que « les VPN c’est le prochain sujet sur ma liste ».



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