Le gouvernement prépare un message aux citoyens de 29 ans pour relancer la natalité


À l’été 2026, le gouvernement français adressera un message ciblé à tous les citoyens de 29 ans (homme ou femme). Annoncée par le ministère de la Santé, il aura pour objectif d’enrayer la chute de la fécondité, de mieux informer sur l’infertilité et de réduire une mortalité périnatale qui inquiète. La suite du « réarmement démographique » que Macron appelait de ses vœux en 2024.

Faites des gosses, qu’ils disaient. Convaincu que l’ignorance pèse lourd dans les trajectoires parentales, l’exécutif remet doucement les pieds dans le plat : « Il est important d’éviter le “si j’avais su” », a martelé le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Le message abordera contraception, santé sexuelle, aide médicale à la procréation et autoconservation des gamètes, sans injonction à procréer. « Le rôle du politique n’est pas d’être prescriptif mais d’ouvrir les possibles », défend la ministre. Une manière d’accompagner des choix de plus en plus tardifs, dans un contexte où « cela concerne un couple sur huit, pour des causes aussi bien médicales qu’environnementales, comportementales ou sociétales ».

Cette mesure s’inscrit dans un plan plus large de seize actions contre l’infertilité, comme le rapporte Le Figaro. Le gouvernement prévoit d’élargir l’accès à l’autoconservation des gamètes, avec un passage de 40 à 70 centres d’ici 2028 et une réflexion sur une ouverture encadrée au privé. L’objectif est de réduire des délais d’attente devenus dissuasifs, tout en maintenant la gratuité du don. En parallèle, la recherche sera renforcée sur l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques et l’impact des perturbateurs endocriniens, déjà identifiés par l’Inserm comme facteurs de risque majeurs.

L’exécutif ne peut toutefois ignorer l’autre signal rouge. La France affiche une mortalité maternelle et néonatale supérieure à celle de ses voisins européens. Registre des naissances, revues de morbimortalité et pilotage confié à trois spécialistes doivent permettre de comprendre un décrochage silencieux mais persistant.





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