à l’université de Limoges, une cinquantaine d’étudiants masculins ont profité de «congés menstruels» — RT en français



Au sein de l’université de Limoges, de dizaines d’étudiants de sexe masculin auraient détourné un dispositif de «congé menstruel». Un dispositif «basé sur la confiance» qui, à en croire un responsable de la vie étudiante, a été mis en place pour «tous les étudiants, sans distinction de genre pour éviter une stigmatisation».

« Des gros malins », tel est le qualificatif employé le 6 février sur X par l’ex-ministre de la Famille de l’Enfance et des Droits des femmes sous François Hollande, Laurence Rossignol, pour désigner la « cinquantaine de garçons » qui, comme elle le relate « ont bénéficié » du dispositif de « congé menstruel » de leur faculté pour « totaliser une centaine de jours d’absence ».

Des faits, pour le moins insolites, qui ont été rapportés par Le Populaire du Centre et Le Parisien, dans deux articles du même journaliste publiés quelques heures plus tôt. Une situation qui a concerné des étudiants de l’Ensil-Ensci, une école d’ingénieurs sous la houlette de l’université et qui aurait perduré durant trois mois jusqu’à ce qu’un « recadrage » soit effectué par le biais… d’un courriel.

« Au vu des retours des services de scolarité de plusieurs composantes de notre établissement, il apparaît que les conditions du congé menstruel sont parfois encore incomprises, particulièrement s’agissant de qui peut en bénéficier. A priori, cela ne ressort pas assez clairement de l’appellation retenue », peut-on y lire. « Par conséquent, toute personne, ne pouvant, biologiquement, souffrir d’un syndrome menstruel quel qu’il soit, ne peut pas bénéficier du congé menstruel », y est-il précisé.

« Cette situation a suscité l’indignation d’enseignants, certains jugeant cela « irrespectueux pour les femmes qui, elles, ont besoin de ces jours » », rapporte l’auteur des articles. « Il y avait cette volonté de prendre en compte des situations parfois compliquées pour certaines jeunes femmes », a déclaré une enseignante au journaliste.

Dans un communiqué épuré de toute mention de genre, publié sur son site, l’université vante un « dispositif innovant » qui selon elle « vise à favoriser l’égalité d’accès aux études et à la réussite académique, en tenant compte des réalités physiologiques vécues par certaines personnes menstruées ».

« Pour les étudiantes et étudiants menstrués »

« Nous avons pris le parti d’ouvrir cette possibilité à tous les étudiants, sans distinction de genre pour éviter une stigmatisation », a précisé auprès du Parisien Raphaël Jamier, vice-président de l’université délégué à la vie étudiante, précisant que ce dispositif « était basé sur la confiance ».

Limoge n’est pas le seul établissement d’enseignement supérieur à avoir instauré, ces dernières années, des « congés menstruels », à l’instar de l’université de Rennes, ou encore de Évry Paris-Saclay qui les ont adopté durant l’hiver 2025. Un dispositif qui «entre dans le régime des absences justifiées tant pour le contrôle de l’assiduité que pour l’absence aux contrôles continus, DS, partiels et examens», peut-on lire sur le site de l’université de Évry Paris-Saclay où vingt jours peuvent ainsi être pris au cours de l’année.

Comme à Limoges, le dispositif est destiné à «tout membre de la communauté étudiante». D’ailleurs, si à Évry Paris-Saclay on évite toute mention de genre, à Rennes on n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat, sa Vice-Présidente Étudiante en charge de la Transition Écologique pour un Développement Soutenable assurant être « fière d’annoncer la mise en place du congé menstruel pour les étudiantes et étudiants menstrué », faute d’orthographe incluse.





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