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Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a déclaré qu’un transfert de l’uranium du pays n’était pas à l’ordre du jour. La question du nucléaire demeure au cœur des pourparlers entre Téhéran et Washington, alors que la présence militaire américaine se renforce dans la région du Golfe.
« Le niveau d’enrichissement de l’uranium dépend de nos besoins. L’uranium enrichi ne quitte pas le territoire iranien », a déclaré ce 7 février à Al Jazeera le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, au lendemain de pourparlers avec les États-Unis à Oman. Pourparlers qui, avait-il commenté à la télévision iranienne, ont « bien commencé ».
Un ton qu’a également adopté la partie américaine, en la personne de Donald Trump. À bord d’Air Force One, le président des États-Unis a qualifié le 6 février les discussions avec Téhéran de « très bonnes ». « L’Iran semble vouloir absolument conclure un accord », a-t-il poursuivi, lors de cet échange avec des journalistes. « Les résultats aujourd’hui avec l’Iran, c’était une rencontre, nous allons nous rencontrer à nouveau en début de semaine prochaine », a ajouté le président américain.
Si Abbas Araghchi a également évoqué de futurs pourparlers, celui-ci a précisé ce 7 février à la chaîne qatarie qu’« à l’heure actuelle, aucune date précise n’a été fixée » pour ce deuxième round. « Mais nous et Washington pensons qu’il devrait avoir lieu dans un avenir proche », a ajouté le chef de la diplomatie iranienne. Celui-ci aurait, selon le site d’informations Axios qui cite deux sources, directement échangé à Oman avec les envoyés de Donald Trump, à savoir Steeve Witkoff et Jared Kushner.
Pourparlers d’un côté, sanctions de l’autre
Toujours selon ce média américain, les discussions auraient tourné autour de la question nucléaire d’une part et des groupes armés pro-iraniens dans la région ainsi que des capacités balistiques iraniennes d’autre part.
« La question des missiles n’est pas sujette à discussion, ni maintenant ni à l’avenir, car il s’agit d’une question de défense », a déclaré ce 7 février, sur ce dernier point, le ministre iranien.
Ces pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, les premiers depuis les frappes américaines contre ce pays en juin 2025, surviennent alors que Washington tend les muscles depuis plusieurs semaines dans le Golfe, aux abords des frontières iraniennes, et renforce la défense antiaérienne de bases dans la région en prévision d’éventuelles nouvelles frappes.
Par ailleurs, alors que se clôturait cette session de négociations, le département d’État a annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre d’une quinzaine d’entités « ainsi que deux personnes physiques qui leur sont liées » et de 14 navires dits « de la flotte fantôme » iranienne.