À l’automne 2025, l’université de Limoges lançait un congé menstruel inédit, pour répondre à la réalité des règles douloureuses dont souffrent certaines étudiantes. La mesure, ouverte sans certificat médical et fondée sur la confiance, a rapidement révélé ses limites lorsqu’elle a été étendue aux hommes pour « éviter une stigmatisation »… Ils se sont fait plaisir.
L’idée initiale visait à accorder jusqu’à dix jours d’absence par an pour celles dont les règles rendent parfois les bancs de l’université impraticables. « Il y avait cette volonté de prendre en compte des situations parfois compliquées pour certaines jeunes femmes », explique une enseignante. Honorable.
Pour éviter toute stigmatisation, l’établissement a choisi d’aller plus loin en ouvrant le dispositif à tous les genres. « Le dispositif était basé sur la confiance », rappelle Raphaël Jamier, vice-président de l’université délégué à la vie étudiante. La confiance, pas la science.
Ni une, ni deux, quelques messieurs en ont profité pour ne pas respecter… les règles. Une cinquantaine d’étudiants, principalement issus d’une école d’ingénieurs, ont profité du congé pour s’absenter de travaux dirigés et pratiques pourtant obligatoires. En trois mois, une centaine de jours ont été comptabilisés. De quoi faire bondir plusieurs enseignants, choqués par un détournement jugé « irrespectueux pour les femmes qui, elles, ont besoin de ces jours ». L’université a fait machine arrière.
Comme le rapporte le Parisien, un courrier officiel a été adressé aux étudiants le 19 décembre : « Toute personne, ne pouvant, biologiquement, souffrir d’un syndrome menstruel quel qu’il soit, ne peut pas bénéficier du congé menstruel. » Les vice-présidents ironisent : « congé menstruel et non mensuel » ne relèvent pas du détail lexical. Il fallait y penser… trop de progrès tue le progrès.