Bénabar dénonce une censure culturelle assumée sur France Inter et Télérama


À l’occasion de la sortie de son album Le soleil des absents, Bénabar a choisi l’émission Le Figaro la nuit, vendredi dernier à Paris, pour attaquer vertement France Inter et Télérama. Le chanteur les accuse d’imposer leurs goûts, de marginaliser certains artistes et de trahir l’esprit du service public. Il critique aussi le principe du barrage républicain qu’il juge contraire à la liberté de vote.

Face à Thibaut Gauthier au cours de l’émission, Bénabar n’a pas mâché pas ses mots : « Moi, j’ai un sentiment de trahison personnelle, mais je ne parle pas que de moi. Évidemment il y a mon ego de chanteur qui intervient pour beaucoup, mais pas que », affirme-t-il. Il vise directement « Télérama et France Inter », qu’il décrit comme « une caste assez imbécile » et « des censeurs, d’une certaine façon ». Selon lui, ces prescripteurs culturels ne se contentent plus de programmer, mais orientent le goût du public.

« Il y a une volonté de dire aux gens ‘c’est ça qu’il faut écouter’. France Inter est très connu pour ça, c’est ça qu’il faut écouter, le reste c’est pas bien. » Il assure que « trois quarts des artistes français n’envoient même pas leur disque à France Inter, et c’est le service public, donc ça pose un problème ». Ses propres attachés de presse auraient renoncé à solliciter la station depuis plusieurs albums.

Et le sujet terrain culturel de déborder sur le politique. Se disant de gauche, Bénabar rejette toute consigne électorale. « Je suis très emmerdé par le soi-disant barrage républicain, qui pour moi n’est pas du tout républicain. La République c’est chacun vote pour qui il veut. Il n’y a pas des bons votes et des mauvais votes. » L’éducateur Abel Boyi l’a soutenu sur RMC, quand l’avocat Charles Consigny a salué un geste courageux face à des « milieux totalitaristes idéologiques ».





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