Les États-Unis utilisent une arme laser classifiée contre des ballons pris pour des drones de narcotrafiquants mexicains — RT en français



Un test d’arme laser hautement confidentiel mené par les autorités américaines a provoqué une fermeture temporaire de l’espace aérien près d’El Paso. En cause : des ballons de fête confondus avec des drones de narcotrafiquants, selon la presse américaine.

Selon le The Wall Street Journal, des agents des U.S. Customs and Border Protection (CBP) ont utilisé le 9 février un système d’arme laser classifié du Pentagone pour abattre des objets volants à la frontière sud des États-Unis, qu’ils pensaient être des drones de cartels mexicains. Il s’agissait en réalité de ballons de fête.

À la suite de ces tirs, la Federal Aviation Administration (FAA) a ordonné, le 10 février au soir, la fermeture d’un périmètre aérien d’environ 11 miles autour de l’aéroport international d’El Paso pour une durée initiale de dix jours. Une décision qui a créé la stupeur des responsables de la Maison Blanche, du Pentagone et du département de la Sécurité intérieure, qui supervise les services des douanes et de la protection des frontières

La décision, rapidement jugée excessive, a été levée quelques heures plus tard après avoir perturbé vols commerciaux et évacuations médicales.

Arme à haut risque pour l’aviation civile, mais prisée par le Pentagone

Des experts cités par le Wall Street Journal alertent sur les dangers que représentent les lasers de forte puissance pour l’aviation civile, susceptibles d’aveugler ou de distraire les pilotes lors des phases critiques de vol. Malgré ces risques, le Pentagone voit dans ces armes un outil efficace et peu coûteux pour contrer la prolifération des drones.

L’incident met en lumière un défaut de coordination entre le Pentagone, la FAA et le département de la Sécurité intérieure. « Nous pourrions faire quelque chose sur le plan législatif, mais je préférerais qu’ils commencent simplement à dialoguer », a déclaré Tammy Duckworth, sénatrice démocrate, membre de la sous-commission du commerce, des sciences et des transports du Sénat, qui supervise la FAA, ainsi que de la commission des forces armées du Sénat.

Une « mesure radicale »

Le système laser Locust, développé par AeroVironment et classé hautement confidentiel par le Pentagone, était en phase de test à la base militaire de Fort Bliss, à El Paso. Informée, la FAA avait exprimé son opposition, sans succès.

Pour certains responsables, la fermeture de l’espace aérien a constitué une « mesure radicale », d’autant qu’aucune restriction comparable n’avait été décidée depuis le 11 septembre 2001 pour des violations pourtant fréquentes de l’espace aérien.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *