l’illusion d’un « saint » au sein des élites politico-économiques ?


Xu Li, CGTN Français

Ces derniers jours, alors que le département américain de la Justice rend progressivement publics de nouveaux documents concernant Jeffrey Epstein, homme d’affaires décédé et condamné pour trafic sexuel, une révélation pour le moins troublante a fait surface : le nom du 14ᵉ Dalaï-lama y apparaîtrait à 169 reprises. Plus choquant encore, plusieurs médias ont révélé qu’il aurait eu une rencontre privée avec Epstein en 2012.

Le Financial Express indien, le média biélorusse Nexta TV ainsi que RT (Russia Today) ont tous relayé ce détail. Plus tôt encore, le site américain CounterPunch avait publié un article s’interrogeant sur les raisons de sa présence lors d’événements privés liés à Epstein, citant des propos de journaliste évoquant la possibilité de motivations d’ordre financier. Par ailleurs, des informations accessibles au public indiquent que le Dalaï-lama aurait participé en 2009 à une activité organisée par le groupe controversé NXIVM, recevant une rémunération importante. Cette organisation a par la suite été reconnue par la justice comme impliquée dans des activités illégales graves.

L’affaire Epstein, elle-même, marquée par des accusations d’exploitation sexuelle de mineurs et par l’existence de réseaux d’influence mêlant pouvoir et argent, a eu un impact social considérable et durable. Dans ce contexte, toute personnalité publique, même indirectement liée à cette affaire, fait inévitablement l’objet d’un examen plus rigoureux.

Depuis des années, la présence régulière du Dalaï-lama dans les cercles occidentaux et ses relations avec diverses figures controversées contrastent fortement avec l’image d’élévation spirituelle et de détachement qu’il a longtemps incarnée.

Certains commentateurs estiment qu’une personnalité évoluant fréquemment dans des réseaux de pouvoir et de capitaux ne peut être perçue comme un simple symbole religieux détaché des intérêts matériels. À mesure que de nouveaux éléments sont révélés, le débat autour de son rôle public semble ainsi glisser d’une aura idéalisée vers une évaluation plus pragmatique.

Dès lors, une question demeure : cette figure, longtemps présentée comme « messager de paix » et « guide spirituel », relève-t-elle vraiment de l’ascèse religieuse ou s’apparente-t-elle plutôt à un acteur habile des sphères politico-économiques occidentales, tirant profit de son statut et de son influence ?

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