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par Dominique Muselet
L’ancien monde, comme disait Gramsci, à savoir le système capitaliste libéral, dont l’inhumanité totale apparaît au grand jour dans les deux abominations qui se disputent actuellement l’affiche : l’horrible monde d’Epstein et le génocide de Gaza, est cliniquement mort, mais il bouge encore.
Cet ancien monde est un monde de faux-semblant où tout ce qu’on nous montre et tout ce qu’on nous dit est le contraire de ce qui se passe vraiment. Le système capitaliste libéral n’est pas du tout le monde de la libre entreprise, de la concurrence libre et non faussée et des droits de l‘homme. C’est au contraire le règne du capitalisme monopoliste prédateur, initié par John Rockefeller, comme l’explique l’Historien des Pièces :
«Aujourd’hui, vous vivez dans une économie où :
Des milliers de marques appartiennent à quelques groupes
La concurrence est une illusion
La richesse ne circule pas, elle s’accumule
Le pouvoir économique se transforme en pouvoir politique
Et les règles sont écrites par ceux qui gagnent déjà».
Et désormais «nous assistons», comme l’explique José Manuel Rivero, «à l’épuisement d’un modèle d’accumulation fondé sur une financiarisation extrême, le privilège exorbitant du dollar et la coercition militaire comme outil de politique étrangère. Son effondrement est précipité non seulement par des puissances rivales, mais aussi par ses propres contradictions internes : la désindustrialisation de sa base productive, le transfert mondial de capacité manufacturière, l’explosion des dettes impayables et l’érosion totale de la légitimité des élites qui la géraient».
Le corps pourrissant de cet ancien monde, de ce mort-vivant dégage une odeur pestilentielle qui donne au petit peuple une phénoménale envie de vomir. De sa tombe, sortent des vampires en costume italien sur mesure, tous plus cruels, vaniteux et dégénérés les uns que les autres, qui s’agitent et prétendent nous vouloir du bien, sous les applaudissements d’une foule de parasites débauchés, qu’ils entretiennent dans le luxe avec l’argent qu’ils nous volent à chaque instant.
Chaque nouvelle affaire de corruption semble être celle qui sonne le glas des zombies richissimes qui terrorisent le petit peuple en Occident, mais non… Ils continuent de sévir parce qu’ils ont tout verrouillé depuis longtemps. On a vu, avec les Gilets jaunes, qu’il ne servait à rien de se révolter. Les rescapés de la féroce répression policière et judiciaire ordonnée par Macron and Co ont vite été oubliés et si on en reparle un peu en ce moment sur les médias du pouvoir, essentiellement pour les calomnier, c’est uniquement à cause du procès de neuf des CRS qui, pour faire carrière ou simplement garder leur boulot, ont écrasé dans le sang la protestation pacifique. Ces neuf policiers ont tabassé avec acharnement quelques malheureux GJ qui s’étaient réfugiés dans un fast food pour échapper aux gaz lacrymogènes. Et, bien qu’il y ait plusieurs vidéos éloquentes de la scène, il est quasiment certains que les CRS de Macron seront acquittés parce que, comme le répètent les médias de propagande, le vrai coupable, c’est Poutine ! For sure, comme dirait notre président qui aime montrer qu’il parle américain fluently, c’est Poutine qui a lancé les Gilets jaunes à l’assaut du pouvoir parisien et les CRS n’ont fait que se défendre…
À nouveau avec l’affaire Epstein, on nous annonce la fin du système. Alistair Crooke, entre autres, titre «Le lent séisme Epstein : la rupture entre le peuple et les élites» :
«Après Epstein, après que les dossiers Epstein ont révélées comme endémiques la vénalité, la pourriture institutionnelle et la perversion de certaines élites occidentales, rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs d’après-guerre du «plus jamais ça», un expression qui reflétait le désir général d’en finir avec les guerres sanglantes et de mettre en place une société «plus juste» ; ni le système d’exploitation capitaliste basé sur d’insupportables disparités de richesse ; ni la confiance».
Mounir Kilani rétorque à Crooke, dans un article du 7 février 2026 intitulé «Ils savent. Nous savons. Et rien ne se passe», que si, bien sûr, ça va continuer comme avant et sans problème, car le petit peuple est désormais tellement habitué à la pourriture pestilentielle de la Caste que cela ne le choque même plus :
«Tout a été révélé. Tout a été nommé. Tout a été exposé.
Et pourtant, rien ne tombe.
L’affaire Epstein fonctionne comme un test de résistance du pouvoir globalisé. Elle montre qu’un système politique, financier et informationnel suffisamment intégré peut survivre à l’aveu, à la transparence et à la divulgation massive. Le scandale, autrefois facteur de déstabilisation, devient une variable gérable.
Ce qui se joue n’est pas une crise morale, mais une mutation géopolitique : le passage d’un ordre menacé par la révélation à un ordre capable d’en faire un instrument de régulation et de continuité».
herve_02, dans son commentaire, attribue plutôt l’escalade la criminalité de la Caste mondialiste dévoyée et son impunité à la disparition des contre-pouvoirs :
«… Ce n’est pas tant que le pouvoir absorbe et dure mais qu’il a pris tous les leviers :
Politique : il n’y a aucune force potentielle pour se présenter contre lui.
Policier : il maîtrise la police et est protégé.
Juridique : les magistrats corrompus obéissent et comme les malpropres sont au pouvoir et que le pouvoir à tous les leviers.
Éducatif : il n’est que voir que l’école n’est devenue qu’une propagande même plus déguisée.
Journalistique : pas besoin de faire un dessin, il suffit d’ouvrir sa télé ou un journal.
Économique : Le pouvoir distribue les richesses à quelques qui maintient le pouvoir économique entre quelques mains.
Et si certains veulent se rebeller, quelques mains arrachées et yeux énucléés font rentrer les enragés dans leurs maisons».
Personnellement je pense que les deux ont raison, certes les grands banquiers et milliardaires globalistes détiennent, à travers les pantins qu’ils ont mis à la tête de nos nations, absolument tous les pouvoirs et cela nous rend impuissants à combattre le système, mais on constate aussi une accoutumance à la perversion et à la répression dans la population. Le mal choque de moins en moins, parce qu’on en voit tellement que ça devient normal.
Il y a eu la répression des Gilets jaunes avec ses mutilés…
Il y a eu la dégoutante cérémonie des JO à Paris. J’ai demandé, à l’époque, à des ados et des chrétiens pratiquants ce qu’ils pensaient du spectacle, satanique à mes yeux, et notamment de la caricature de la cène, et ils n’étaient pas choqués, mais alors pas du tout, ils avaient trouvé cela très bien…
Il y a eu le Covid avec ses injections mortelles, son Rivotril, sa destruction des petits commerces et sa censure.
Et tout cela sur fond de dépècement de la France et autres infamies…
Alors Epstein, ça ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà : qu’ils peuvent mentir et rementir, s’enrichir sans limite, ni morale, ni légale, sur le dos de leurs peuples, se divertir en violant et se droguant, emprisonner voire suicider qui bon leur semble, bombarder et exterminer des populations entières, bref semer la misère, mort et le chaos, en toute impunité…
On s’habitue au vice plus vite qu’à la vertu… C’est comme ça… Il n’y a qu’à voir Sodome et Gomorrhe, Abraham n’y a pas trouvé 10 justes…
Même Poutine s’y est mis ! En 2024, lors d’une interview, Vladimir Poutine a déclaré que les élites occidentales «ont l’habitude, depuis des siècles, de se remplir la panse de chair humaine et les poches d’argent», mais qu’elles «doivent comprendre que le bal des vampires touche à sa fin».
Ce système pourri jusqu’à l’os, qui survit uniquement par la dictature policière, la prédation des peuples, l’assassinat social ou physique des opposants ou soi-disant inutiles (loi sur l’euthanasie) et le génocide des peuples gênants, est mort mais il bouge encore assez pour qu’il soit dangereux de l’attaquer de front.
Et pour finir, voilà une petite piqure de rappel pour ceux qui croient encore que l’esclavage a disparu avec la guerre de Sécession, la révolution française et les droits de l’homme. Cette vidéo, Une minute avant l’abolition de l’esclavage, montre, en une minute, le peu de différence qu’il y a entre le statut d’esclave et celui de journalier ou d’employé d’usine. Entrée du personnel, un documentaire de Manuela Frésil sur les conditions de travail dans les abattoirs, enfonce le clou.
Un choix austère
Il reste un moyen d’échapper au sort épouvantable (l’esclavage et la mort) que le système nous réserve, sans avoir à émigrer. C’est, comme on commence à le voir dans certains villages et quartiers populaires, de prendre la tangente et de s’organiser en dehors du système, pour créer des petits ilots de vie communautaire solidaire, enrichissante et utile où on troque des biens et des services et ainsi développer une économie parallèle sur laquelle l’état prédateur n’a pas encore de prise.
Pour être en mesure de mener à bien de telles opérations de survie, il faut d’abord sauver son âme, son humanité et son espoir en l’avenir.
Il faut comme le souligne Amal Djebbar, faire un choix difficile, un choix austère, si nous ne voulons pas sombrer avec le système nihiliste et pervers qui nous entraîne dans sa chute :
«Il ne reste qu’un choix austère : refuser la contagion de l’indifférence et du conformisme. Se tenir droit, silencieux, dans l’ombre, sans chercher l’approbation des foules ni les applaudissements des tièdes. Conserver une mémoire vive, quand tout incite à l’oubli collectif, quand tout pousse à l’amnésie volontaire. Entretenir une exigence intérieure, une tension morale, dans un monde qui célèbre la docilité et châtre la révolte. Refuser la facilité, le confort illusoire, et marcher contre le flux comme un témoin solitaire. C’est dans ce refus que subsiste l’étincelle lucide».
C’est un fait, nous avons besoin de toutes nos facultés morales, critiques et créatives pour poser les bases d’un autre monde, le monde de demain, pour construire, à partir de l’économie parallèle anticapitaliste que nous mettons en place, les prémices d’une société solidaire et juste dont on pourra être fiers…
Ce ne sera pas facile, mais c’est possible. Le système, en se durcissant, rejette de plus en plus de gens. Le chômage touche désormais plus de 20% de la population française, notamment les jeunes, ce qui représente plus de 6 millions de personnes qui n’ont pas de quoi vivre, selon TVL. À quoi s’ajoutent tous les retraités dont la retraite est insuffisante, les immigrés clandestins ou pas, et tous les marginaux. Et puis, les gens, qui écoutent de moins en moins la propagande impériale et se réfugient sur les réseaux sociaux et autres plateformes alternatives pour avoir la vérité, se comptent par millions, voire milliards :
«Maria Zakharova révèle un basculement majeur dans l’équilibre mondial de l’information : plus de 3,2 milliards de personnes utilisent désormais des plateformes numériques en dehors de l’influence directe occidentale».
Ces millions/milliards de gens vomissent le système tyrannique corrompu occidental et n’en attendent plus rien, ce qui les rend disponibles pour de nouvelles expériences…
La cantine des Gilets jaunes de Montreuil
Je fais partie de ces gens-là.
Même si j’ai longtemps fait partie d’associations qui prônaient le Salaire à vie, un salaire égal pour tous tout au long de la vie dans une société fonctionnant sur le mode communiste, l’argument selon lequel il faut préparer les bases théoriques d’une nouvelle société afin d’être prêt en cas d’effondrement de l’ancienne, m’a toujours laissée sceptique. Je n’arrêtais pas de me demander comment Lénine avait fait pour imposer le communisme dans l’Union soviétique. Finalement, j’ai compris qu’il s’était appuyé sur les Soviets ouvriers (avant de les réprimer sauvagement). En gros, pas de Soviets, pas de révolution léniniste !
Peu après, j’ai renoncé aux éternelles discussions politiques sur un utopique retour à la démocratie dans notre pays, j’ai abandonné l’espoir irréaliste d’une révolution qui rebattra les cartes et accouchera miraculeusement d’une société plus conforme à mes vœux, et je me suis mise au boulot. J’ai accepté la présidence d’une association de soutien scolaire, puis j’ai rejoint un petit groupe de Gilets jaunes qui ont créé une cantine qui offre un repas hebdomadaire à prix libre à l’A.E.R.I, presque en face de chez moi. Ce lieu se présente comme «une utopie réelle en expérimentation permanente, un espace d’entraide, de rencontre, de création, de lutte et de mise en commun. Un espace où nous inventons et mettons en forme un rêve collectif, où se mènent, se croisent et se frottent des actions politiques, culturelles, sociales artistiques, éducatives et sportives. Un lieu où l’on invente de nouvelles façons de faire, où l’on invente d’autres rapports aux autres et à soi, où l’on improvise notre bonheur. Les rêves d’AERI s’articulent autour des principes d’autonomies, d’égalités et d’ouverture». Juste ce que je recherchais…
Préparer chaque semaine un bon repas chaud pour une soixantaine de personnes, sans aucuns moyens financiers et en comptant uniquement sur de bénévoles (une trentaine) et des dons de nourriture, serait sans doute qualifié de mission impossible par la plupart des gens, et pourtant cela fait quatre que ça dure. Ceux qui viennent manger ne se rendent pas compte du travail, de l’organisation et de l’abnégation que cela représente.
Le lundi, à six heures du matin, une équipe de trois bénévoles se rend au marché international de Rungis dans une camionnette prêtée par l’association «Les bons petits légumes», un collectif anticapitaliste qui lutte pour l’autonomie alimentaire à travers la gestion d’un camion collectif. Son but est de rendre accessibles des légumes à prix libre au plus de gens possibles, et de soutenir toute initiative contre la précarité alimentaire. Les trois bénévoles font la tournée des commerces partenaires pour récupérer les invendus. L’avantage pour les commerçants, c’est qu’ils peuvent ainsi toucher de petites subventions et/ou économiser sur le montant de la location de leur espace, calculé au poids du chargement.
Vers dix heures trente, la camionnette est de retour à Montreuil où l’attend une équipe d’une dizaine de personnes qui décharge, trie, décide du menu de la cantine du mercredi suivant en fonction de la récolte, stocke les fruits et légumes nécessaires dans la réserve, puis, vers treize heures, distribue le surplus à tous ceux qui en veulent.
Le mardi de seize à dix-neuf heures, une équipe de six/sept personnes prépare les ingrédients du repas du lendemain. On trie, on épluche, on coupe, on lave et on met tout dans des grandes marmites pour la cuisson du lendemain.
Le mercredi matin, une équipe d’une dizaine de personnes arrive vers neuf heures trente/dix heures pour préparer le repas et installer les tables pour midi et demi.
À l’entrée, un(e) bénévole accueille les arrivants qui mettent ce qu’ils veulent dans la tirelire. Il y a toujours assez d’argent pour acheter tout ce qu’on ne nous donne pas et faire des dons à différentes causes, comme les Mutilés Gilets jaunes ou autres.
La cantine des GJ est partenaire d’autres cantines et du Collectif de la ferme de Combreux, une magnifique ferme bio du 17e siècle, qui travaille avec les AMAP. En échange de légumes, les bénévoles de la cantine vont aider aux travaux des champs de temps en temps. J’y suis allée une fois et j’ai passé la matinée à noyer les doryphores qui avaient envahi les plants de pommes de terre et l’après-midi à arracher les mauvaises herbes qui proliféraient dans le quartier des oignons. À midi, nous avons partagé ce que nous avions apporté. Il y avait là une trentaine de personnes, la plupart jeunes, qui appartenaient à des AMAP ou des associations. C’était très gai… et délicieux !
La lutte des classes version Macron
Macron ne fait pas mystère de sa vision, progressiste j’imagine, de la lutte des classes : «Dans une gare, on trouve des gens qui ont réussi et des gens qui ne sont rien» nous a-t-il affirmé doctement.
Ceux qui ont réussi, ce sont les privilégiés, qui grâce à leur héritage et/ou leurs réseaux s’engraissent à volonté sur le système.
Ceux qui ne sont rien, ce sont les petits, les sans grade, les anonymes qui, en fait, font marcher le pays, ou ce qu’il en reste, et se font esclavagiser, humilier et finalement dépouiller par ceux qui ont réussi.
Et il y a ceux qui sont moins que rien, les marginaux, les laissés pour compte, les rejetés par le système que Macron ne voit même pas.
À l’AERI, nous on les voit, car tout un chacun peut venir s’installer, discuter, boire un café sans avoir à se justifier. Certains, qui n’ont nulle part où aller, y passent leurs journées, mais pas les nuits, c’est à peu près la seule limite.
Le miracle
Évidemment la créolisation, comme dit Mélenchon pour décrire la manière dont les races et les cultures des classes populaires finissent par se fondre en une seule, à force de vivre ensemble, ne se fait pas sans heurts. Ça me rappelle toujours Thick Nah Than, le maitre vietnamien qui a créé le centre bouddhiste, le Village des Pruniers, près de Bordeaux. Il comparait ses moines à des cailloux qui à force de se frotter les uns aux autres devenaient des galets ronds et doux.
À l’AERI, il y a, comme partout, pas mal de conflits à gérer, des vols, des indélicats qui ne rangent ni ne lavent ce qu’ils ont utilisé, des profiteurs et des malpolis. Mais comme tout le monde l’accepte, car d’une part il ne peut pas en être autrement, et d’autre part, il y a encore bien plus de gens dévoués et généreux, qui tout en râlant parfois, réparent les dégâts.
Personnellement, ce n’est pas la disparition du fromage, des œufs, de l’ail, ou même des robots ou des éplucheurs, ni même la saleté que certains laissent derrière eux, qui m’a le plus dérangée, ni le travail pourtant fatiguant, car finalement chacun fait ce qu’il peut comme il peut, mais le fonctionnement informel de l’AERI et de la cantine. Au petit noyau d’habitués qui savent ce qu’ils font et ce qu’il faut faire, s’agrège toute une faune hétéroclite, aux objectifs et besoins différents et aux comportements bizarres et parfois agressifs qui, à mes yeux de nouvelle recrue, perturbaient et parasitaient le travail. Je me suis frittée avec plusieurs d’entre eux avant de comprendre, que dans un village, il y a toutes sortes de gens qu’on n’a pas choisis, et qu’il faut accepter chacun comme il est, sinon ça ne peut pas fonctionner. Et le miracle, c’est que, lorsqu’on accepte tout le monde, ça fonctionne. Enfin, ça fonctionne parce que nous avons un but commun et concret, un but plus important que les désaccords, les désagréments, les différences : le repas, le bon repas, que nous avons promis de servir à douze heures trente à la soixantaine de personnes qui viendront le partager…
Oui c’est un miracle, mais c’est un miracle ordinaire, c’est le miracle de la vie…