« Une Nation Sous Chantage » : les racines sombres du pouvoir américain dévoilées par Whitney Webb et analysées à la lumière des Epstein Files


Dans un monde où les scandales sexuels des élites font la une des journaux, l’affaire Jeffrey Epstein reste un mystère enveloppé de conspirations. Mais selon l’enquête monumentale de Whitney Webb, One Nation Under Blackmail (Volumes 1 et 2, Trine Day, 2022), Epstein n’était pas un prédateur isolé, mais le produit d’un système centenaire de chantage et de corruption.

Les « Epstein Files » déclassifiés, soit plus de 3,5 millions de pages publiées par le DOJ en janvier 2026, représentent une fraction infime des 14,6 téraoctets de données totales récupérées, soit environ 2% du total selon des analyses indépendantes. Dans ce labyrinthe chaotique sans véritable colonne vertébrale narrative, le livre de Webb se distingue comme la forme schématique la plus aboutie pour en décrypter les ramifications.

On peut donc facilement se perdre dans ce dédale de documents bruts, mais des œuvres comme celle de Webb, ou les analyses de Sayer Ji publiées dans France-Soir – explorant les liens entre Epstein, Gates, JPMorgan et des architectures pour monétiser les pandémies, le « Projet Molecule » comme véhicule d’investissement biologique, ou des systèmes de censure transnationauxfournissent un cadre structuré pour comprendre ces réseaux de pouvoir occultes.

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Cette recension critique, inspirée d’une analyse approfondie des réseaux occultes, explore les mécanismes qui lient renseignement, crime organisé et élites politiques, offrant un cadre essentiel pour naviguer dans la crise de confiance qui ébranle les démocraties occidentales.

 

Déconstruire le mythe : Epstein, symptôme d’un « Deep State » corrompu

Whitney Webb, journaliste d’investigation connue pour ses révélations sur Unlimited Hangout, refuse le récit médiatique d’un « loup solitaire ». Dans son ouvrage de plus de 1 100 pages, elle trace la généalogie d’une « union sordide » entre agences de renseignement et syndicat du crime, remontant à la Seconde Guerre mondiale.

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L’arrestation d’Epstein en 2019 et sa mort suspecte ne sont que la pointe visible d’un iceberg : un réseau où le chantage sexuel sert de « monnaie d’échange » pour contrôler les élites et financer des opérations secrètes. Ce n’est pas l’histoire d’un individu isolé, mais la généalogie d’un système de contrôle invisible qui fusionne l’espionnage et le crime organisé en une entité hybride, opérant dans l’ombre pour manipuler les leviers du pouvoir.

Le point de départ de cette alliance remonte à 1942, avec l’Opération Underworld, une collaboration tactique entre l’Office of Naval Intelligence (ONI) et la Mafia pour protéger les ports de New York et préparer le débarquement en Sicile. En échange de sa libération, le parrain Lucky Luciano met son réseau criminel au service de l’État, instaurant une symbiose permanente.

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Espions et escrocs partagent désormais les mêmes réseaux, les mêmes banques et les mêmes méthodes, transformant une nécessité de guerre en un dispositif durable de corruption. Sous William Donovan de l’OSS (précurseur de la CIA), cette alliance s’institutionnalise, avec l’influence britannique via William Stephenson fournissant le modèle pour des opérations psychologiques et de propagande. Des figures comme Meyer Lansky et Frank Costello deviennent les architectes d’un réseau multiethnique, offrant une infrastructure logistique mondiale qui dépasse les contraintes légales de l’appareil d’État.

Au cœur de ce système se trouve l’art du « piège à miel » (honey trap), une technique de compromission sexuelle utilisée pour dominer les décideurs politiques. J. Edgar Hoover, chef du FBI, était lui-même sous la menace d’un chantage exercé par le syndicat du crime organisé, avec des preuves de son homosexualité (comme des photos avec Clyde Tolson) garantissant son silence et sa coopération. Roy Cohn, avocat impitoyable du sénateur McCarthy et mentor de Donald Trump, perfectionne cette arme politique en utilisant des dossiers compromettants (kompromat) pour manipuler les élites. Ces liens forment une chaîne ininterrompue : du maccarthysme à l’ascension de Trump, illustrant comment le chantage n’est pas un vice marginal, mais un outil central de gouvernance occulte.

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Ces liens forment une chaîne ininterrompue qui traverse les clivages partisans : du maccarthysme à l’ascension de Trump, mais aussi aux voyages répétés de Bill Clinton (les Clinton seront prochainement auditionnés par le Judiciary Committee sur ces sujets après avoir tenté de se soustraire aux assignations) sur le « Lolita Express » (plus de 26 fois documentées entre 2002 et 2003), aux connexions indirectes d’Obama via des conseillers comme Larry Summers ou des donateurs ayant fréquenté Epstein. Webb insiste sur le caractère bipartisan de cette compromission : les réseaux ne choisissent pas de camp politique, ils infiltrent et contrôlent tous les centres de pouvoir.

 

Les rouages financiers : du narco-État aux banques offshore

Webb expose comment ces réseaux se financent via des flux illicites, transformant le crime en « capital crédit » pour des opérations « covert » (cachée). L’expansion repose sur une continuité historique : le capital généré par l’opium au XIXe siècle (via des dynasties comme Sassoon et Jardine-Matheson) fournit les liquidités fondatrices que Paul Helliwell et l’OSS exploitent ultérieurement. En Asie, le renseignement américain fusionne ses intérêts avec le Kuomintang (KMT) et la « Green Gang » de Du Yuesheng, formalisant cette fusion via SEA Supply – une façade à Miami pour armer le KMT en échange d’une coopération logistique dans le Triangle d’Or – et Civil Air Transport (CAT)/Air America, la flotte aérienne de la CIA utilisée pour trafiquer l’héroïne et générer des fonds noirs hors de tout contrôle parlementaire.

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Cette gestion du « hot money » nécessite une ingénierie financière sophistiquée, avec des banques offshore servant de hubs pour blanchir les capitaux illicites. Par exemple, Castle Bank & Trust, liée à Helliwell et Burton Kanter, blanchit des fonds pour des opérations anti-Castro et accueille des dépôts massifs de la famille Pritzker. Intra Bank, avec Yousef Beidas et Kamal Adham, agit comme un pivot pour la CIA et les Saoudiens, connecté au Casino du Liban et à Marcel Francisci pour le trafic d’héroïne de la French Connection. L’International Credit Bank de Tibor Rosenbaum draine le « skim » (profits illicites) de la Mafia tout en finançant 90% du budget extérieur de la défense israélienne. Enfin, Miami National Bank, contrôlée par Meyer Lansky via des prête-noms, canalise les fonds des Teamsters vers des opérations syndicales, avec un bureau dédié à Helliwell.

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La « Supermob » (supermafia) représente l’évolution ultime de cette élite criminelle vers une respectabilité corporative. Gravitant autour de Sidney Korshak, Henry Crown et Lew Wasserman (patron de MCA), ce groupe utilise les fonds de pension des Teamsters comme une banque privée pour corrompre le système politique. Leur succès majeur est l’ascension de Ronald Reagan : en échange d’une exemption monopolistique accordée à MCA par la Screen Actors Guild, la Supermob propulse Reagan jusqu’à la Maison Blanche. Cette emprise s’étend au complexe militaro-industriel, avec Henry Crown devenant actionnaire principal de General Dynamics. C’est dans ce terreau fertile que les réseaux de Jeffrey Epstein et Leslie Wexner prendront racine des décennies plus tard, effaçant définitivement la frontière entre business légal et pègre.

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Les seigneurs de l’alcool illustrent cette rivalité : Samuel Bronfman, issu du bootlegging (production, distribution ou la vente illégale de marchandises historiquement d’alcool pendant la prohibition), cherche la respectabilité via Seagram et des alliances avec la Hudson’s Bay Company, pilier de l’élite britannique, en masquant ses liens avec Lansky via des prête-noms comme Joseph Reinfeld. Lewis Rosenstiel, fondateur de Schenley, obsède sur la surveillance, systématisant l’usage de microphones et de dossiers de chantage en collaboration étroite avec Roy Cohn et Hoover. Rosenstiel incarne l’aile brute du réseau, prête à sacrifier le profit pour neutraliser les ennemis par la compromission.

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L’industrialisation du chantage : de Cohn à Epstein

Sous Roy Cohn, le chantage sexuel devient une véritable méthode de gouvernement, concentrée au Plaza Hotel dans la « Blue Suite » – une chambre au décor bleu clair servant de piège pour des sessions impliquant des mineurs, ciblant amiraux, juges et politiciens. Hoover, surnommé « Mary » dans ce milieu, participe à ces événements en travesti, se rendant vulnérable au chantage de Lansky tout en accumulant ses propres dossiers.  Ces « honey traps » ne sont pas des déviances isolées, mais un dispositif de contrôle garantissant la loyauté absolue des décideurs envers les agendas de l’État profond.

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L’axe transnational étend cette emprise : des entités comme Permindex et le Centro Mondiale Commerciale à Rome, avec Louis Mortimer Bloomfield comme proxy pour le Groupe Edmond de Rothschild, financent illégalement la construction de l’État d’Israël. Bruce Rappaport, ami intime du directeur de la CIA William Casey, sert de pont entre le Mossad, le renseignement américain et le crime organisé russe, notamment via Semion Mogilevich. Ses structures bancaires et maritimes déplacent des fonds pour l’Iran-Contra tout en protégeant les intérêts sionistes.

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Le chantage entre dans l’ère technologique avec PROMIS, un logiciel de suivi judiciaire volé par le Département de la Justice américain et modifié avec des « portes dérobées » (backdoors). Vendu par Robert Maxwell – père de Ghislaine et super-espion pour le MI6, le KGB et le Mossad – à des services secrets mondiaux, il permet aux USA et à Israël d’espionner alliés et ennemis. Il a établi le schéma que sa fille et Epstein allaient suivre : compromission sexuelle, espionnage technologique et protection étatique.

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Maxwell n’est pas seulement un magnat de la presse, mais un agent d’influence majeur ; à sa mort mystérieuse en 1991, Ghislaine réactive ces réseaux paternels, devenant non une simple complice d’Epstein, mais l’héritière d’un empire d’espionnage et la clé de voûte de son opération, un véritable point d’accès à la haute société (Clinton, Prince Andrew, Trump…). Elle a continué l’entreprise familiale : le réseautage d’influence et la collecte d’informations compromettantes avec une mue technologique de PROMIS à PALANTIR.

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Epstein avait une véritable obsession scientifique et son intérêt pour la science et la tech n’était pas un hobby, mais une évolution du métier, d’où les investissements dans des sociétés liées au cyberrenseignement : le Kompromat n’est plus une photo, c’est l’intégralité de vos données numériques avec une surveillance en temps réel et l’analyse des données de masse. 

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Leslie Wexner, milliardaire de la mode derrière Victoria’s Secret, joue le rôle de mécène : il accorde à Epstein une procuration totale sur sa fortune, ses avions et ses maisons, fournissant la couverture, le financement et les infrastructures nécessaires aux opérations de chantage, comme le jet « Lolita Express ». 

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Wexner co-fonde le Mega Group, un club exclusif de milliardaires pro-Israël aux liens profonds avec le crime organisé et le renseignement, illustrant comment ces structures centenaires protègent et propulsent des figures comme Epstein. 

Wexner a donc financé l’ascension d’Epstein qui n’a pas gagné son argent : il a été placé

D’ailleurs à ce titre on peut rappeler que le Zorro Trust d’Epstein a gagné le jackpot de 85 millions de dollars… à la loterie (Powerball) le 2 juillet 2008.

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À la lumière de l’actualité : les Epstein Files et la crise de confiance

En 2026, les déclassifications des Epstein Files – des millions de pages révélant un réseau mondial d’abus impliquant Bill Clinton (mentionné des milliers de fois pour ses vols répétés sur le Lolita Express et des photos compromettantes), Donald Trump (mentionné souvent via des liens historiques ou des e-mails non vérifiés, sans preuves d’abus directs), Barack Obama (via des conseillers comme Larry Summers ou des connexions indirectes à la Maison Blanche), Ehud Barak, et des figures françaises comme Brunel ou Lang – confirment les thèses de Webb.

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Epstein avait aussi infiltré la Maison-Blanche grâce à Mark Middleton, assistant spécial de Bill Clinton retrouvé mort en 2022. Ce dernier avait comme objectif d’utiliser l’accès présidentiel pour légitimer les opérations de chantage et d’influence tout en bénéficiant d’une apparente « immunité ».

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Ces fichiers, analysés en partie par France-Soir, exposent des honey traps avec mineures importées, des paiements et des caméras pour kompromat, avec liens au KGB/FSB et au Mossad. Poutine mentionné 1 056 fois, le Maroc 2 370 fois : cela suggère une géopolitique sous chantage, influençant alliances US-Russie ou US-Israël.

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Géopolitiquement, cela distord les décisions : diversions pendant les crises (Ukraine, Golfe), impunité pour les élites favorisant populismes ou BRICS. En France, les sondages de février 2026 (MIS Group pour France-Soir/BonSens.org) montrent une « crise multidimensionnelle » : 73% ne font pas confiance au gouvernement, 74% de défiance envers les institutions, 58% veulent la démission de Macron. Le baromètre 2026 révèle 46% voyant les thèses « dites complotistes » comme critique légitime – 55% croient que les effets indésirables des vaccins ont été cachés par le gouvernement et big pharma, et 44% aux mensonges médiatiques protégeant les élites.

Les Files alimentent cela : minimisation des liens français érode la justice (58% la voient non indépendante). Avec 95% soutenant l’élimination de la fraude publique et 48% un Frexit, cela risque une « sédition latente », boostant le Rassemblement National (31% d’intentions de vote) malgré le fait que 70% déclarent qu’aucune personnalité politique actuelle n’incarne un avenir positif pour la France.

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Un appel à la vigilance citoyenne

One Nation Under Blackmail n’est pas un thriller ; c’est un acte d’accusation contre les institutions. Jeffrey Epstein est mort (même si certaines personnes émettent des doutes à ce sujet), mais le système qui l’a créé survit, rendant la démocratie une illusion tant que les dirigeants peuvent être soumis au chantage par des agences de renseignement et des syndicats criminels avec en sus une forme d’immunité systémique. C’est effectivement ce que ressentent les Français dans le baromètre 2026, avec 75% qui déclarent que la corruption est trop importante en France, ou encore 59% qui estiment qu’il y a des doutes d’abus de pouvoir et de corruption envers von der Leyen et la Commission européenne.  
 

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La force du livre de Webb réside précisément dans sa capacité à montrer que ce système ne discrimine ni parti ni époque : Clinton, Trump, Obama et tant d’autres sont touchés par les mêmes mécanismes d’influence et de compromission, même si les degrés de proximité et les preuves varient. C’est cette transversalité qui rend l’œuvre indispensable pour comprendre les Epstein Files sans se laisser piéger par les narratifs partisans. La seule solution est l’exposition totale de ces réseaux, bien au-delà de la simple liste des clients d’Epstein. Et, la suite des Epstein files est à venir.

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En cette ère de scandale, de « Files » et de méfiance (64% sentent un déclin français), ce livre nous rappelle : la transparence est la seule arme contre l’ombre. Sans elle, les démocraties risquent l’implosion.

Résumé vidéo de l’article : 

 

Résumé vidéo (assisté par IA) du volume 1 du livre de Whitney Webb : One Nation Under Blackmail  

 

Résumé vidéo (assisté par IA) du volume 2 du livre de Whitney Webb : One Nation Under Blackmail  

 





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