Le 19 février 2026, le procureur général du Texas, Ken Paxton, a annoncé avoir déposé une plainte majeure contre Sanofi-Aventis U.S. LLC, une filiale de la multinationale pharmaceutique Sanofi. Selon le communiqué de presse publié sur son compte X, Paxton accuse l’entreprise d’avoir fourni des pots-de-vin illégaux à des prestataires de soins pour inciter à la prescription de ses médicaments, en violation de la loi texane sur la prévention de la fraude dans les programmes de soins de santé (Texas Health Care Program Fraud Prevention Act, THFPA).
Sanofi, une entreprise valant plusieurs milliards de dollars, produit des médicaments pour traiter des maladies comme le diabète, la sclérose en plaques, les troubles auto-immuns et l’hémophilie. Le communiqué explique que Sanofi a mis en place des programmes dits de « soins infirmiers gratuits » et de « services de soutien » qui, selon Paxton, constituent en réalité des incitations illégales. Ces services, offerts gratuitement aux médecins, visaient à influencer les prescriptions en faveur des produits Sanofi, au détriment d’alternatives potentiellement plus adaptées ou moins coûteuses. Cela a particulièrement impacté les patients texans souffrant de maladies chroniques, générant des revenus à long terme pour l’entreprise même si les médicaments n’étaient pas l’option optimale.

Paxton déclare dans le communiqué : « La qualité des soins de santé des Texans ne devrait jamais être déterminée par la corruption de Big Pharma. » Il cherche à obtenir une injonction pour arrêter ces pratiques, une amende civile de plus de 1 000 000 dollars, ainsi que des pénalités supplémentaires. Cette action s’inscrit dans une série de poursuites contre Sanofi et d’autres géants pharmaceutiques, comme une plainte récente contre Bristol-Myers Squibb et Sanofi pour avoir dissimulé l’inefficacité du médicament Plavix chez certains patients. Paxton a également déjà poursuivi Sanofi dans d’autres affaires, soulignant son combat envers les pratiques contestées.
Autres plaintes récentes contre des sociétés pour marketing ou ventes déceptives
Le même jour ou dans les jours très proches (19-20 février 2026), Ken Paxton a multiplié les actions judiciaires contre d’autres entreprises accusées de pratiques marketing trompeuses, de ventes déceptives ou d’exploitation des consommateurs. Cela inclut notamment :
- Une plainte contre Temu (plateforme d’e-commerce), accusée de marketing déceptif et de collecte illégale de données personnelles, avec des liens présumés au Parti communiste chinois (CCP) – qualifiée de « spyware communiste déguisé en app de shopping ».
- Une action contre Lorex (fabricant de baby monitors et caméras de sécurité), pour avoir caché ses liens avec une entreprise chinoise désignée comme risque sécuritaire national, exploitant ainsi les parents via des pratiques déceptives.
- Une poursuite contre une entreprise en ligne (Lola Olivia, Inc.) vendant des chest binders (bandages de compression thoracique) à des mineures pour des transitions de genre, qualifiée d’abus sur enfants et de pratiques radicales et dangereuses.
Ces plaintes, souvent regroupées sous l’angle de protection des consommateurs texans contre des entreprises « alignées CCP » ou exploitantes, montrent une offensive coordonnée cette semaine contre des formes de marketing et de ventes considérées comme trompeuses ou nuisibles.
Ken Paxton : Un combattant contre les géants pharmaceutiques et les pratiques déceptives
Ken Paxton, républicain, occupe le poste de procureur général du Texas depuis 2015. Connu pour son style combatif et ses positions conservatrices, il s’est fait un nom en menant des batailles judiciaires contre les grandes corporations, les administrations fédérales et les entreprises technologiques. Dans le secteur pharmaceutique, Paxton a multiplié les assignations, accusant souvent les fabricants de fraude, de corruption et de mise en danger des patients pour maximiser leurs profits.

Parmi ses actions notables :
- En août 2025, il a poursuivi Eli Lilly pour avoir offert des pots-de-vin similaires aux prestataires pour prescrire ses médicaments, y compris des traitements pour le diabète et la perte de poids.
- En novembre 2025, il a obtenu un règlement de 41,5 millions de dollars avec Pfizer et Tris Pharma pour avoir fourni des médicaments adultérés aux enfants, suite à une plainte déposée en 2023.
- En octobre 2025, il a assigné Johnson & Johnson et Kenvue pour avoir commercialisé de manière trompeuse le Tylenol auprès des femmes enceintes, malgré des risques connus pour les fœtus.
- Il a également participé à un règlement multi état de 7,4 milliards de dollars avec Purdue Pharma pour son rôle dans la crise des opioïdes.
Ces poursuites illustrent l’approche de Paxton, qui vise à protéger les contribuables texans et à sanctionner les abus dans le système de santé. Son activisme est particulièrement visible lors de la crise COVID-19, où il a ciblé les fabricants de vaccins. En mai 2023, il a lancé une enquête sur Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson pour des soupçons de recherche sur le gain de fonction et de fausses déclarations sur l’efficacité des vaccins. En novembre 2023, il a poursuivi Pfizer pour avoir exagéré l’efficacité de son vaccin COVID-19 et conspiré pour censurer les discours publics critiques. Paxton a même soutenu une médecin sanctionnée pour avoir prescrit de l’ivermectine pendant la pandémie, arguant contre les restrictions imposées par les autorités médicales.
Ces actions pendant la crise COVID soulignent comment Paxton a utilisé son rôle pour contester les narratives officielles sur les vaccins et les traitements, en accusant les entreprises pharmaceutiques d’avoir priorisé les profits sur la vérité et la sécurité publique. Ses détracteurs le voient comme un politicien opportuniste, tandis que ses partisans le saluent comme un défenseur des libertés individuelles.
Implications de ces nouvelles plaintes
Ces assignations, dont celle contre Sanofi et les autres pour pratiques déceptives, pourraient avoir des répercussions au-delà du Texas, en mettant en lumière les pratiques de « services gratuits » dans l’industrie pharmaceutique, les collectes de données abusives ou les ventes controversées. Si Paxton gagne, cela pourrait entraîner des changements dans la manière dont les entreprises soutiennent les prestataires, gèrent les données ou commercialisent des produits sensibles. Pour l’instant, les entreprises visées n’ont pas toutes répondu publiquement, mais ces affaires s’ajoutent à la liste croissante des défis légaux pour « Big Pharma », les plateformes en ligne et d’autres secteurs sous l’ère Paxton.
À quand ce genre de plaintes des procureurs français contre les pratiques contraires aux règlements qui violent le consentement libre et éclairé, les obligations sanitaires ou les « ventes » accompagnées de somptueux voyages pour des séminaires ? Les conflits d’intérêts des médecins de plateaux sont aussi non déclarés alors que c’est une obligation.