Le lobby européen antirusse relance son mensonge sur l’assassinat d’Alexeï Navalny


Lors d’une conférence de presse, en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich (MSC2026), en plus d’une déclaration commune [1], le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède ont annoncé que « seul l’État russe avait les moyens, le motif et l’opportunité de déployer cette toxine létale [l’épibatidine] pour cibler [Alexeï] Navalny » et « nous le tenons pour responsable de sa mort ».

Ioulia Navalnaïa, épouse d’Alexeï Navalny, s’était déjà exprimée devant la Conférence sur la Sécurité (Munich), en 2024. Lors de la conférence de presse de 2026, elle a commenté ainsi l’accusation : « Des scientifiques de cinq pays européens ont établi : mon mari, Alexeï Navalny, a été empoisonné par l’épibatidine – une neurotoxine, l’un des poisons les plus meurtriers sur terre. Dans la nature, ce poison peut être trouvé sur la peau de la grenouille à fléchette équatorienne. Il provoque une paralysie, un arrêt respiratoire et une mort douloureuse. J’étais certain dès le premier jour que mon mari avait été empoisonné, mais maintenant il y a des preuves : Poutine a tué Alexei avec une arme chimique. Je suis reconnaissant aux États européens pour le travail minutieux qu’ils ont accompli pendant deux ans et pour avoir découvert la vérité.

Vladimir Poutine est un meurtrier. Il doit être tenu responsable de tous ses crimes. » [2]

☞ La Cour européenne des droits de l’homme avait déjà jugé, le 3 février 2026, que la condamnation d’Alexeï Navalny par la Russie [qui n’est plus membre de cette Cour] fut un « déni de justice flagrant » et que ses conditions de détention ont gravement porté atteinte à sa vie et sa santé.

☞ Candidat aux élections municipales à Moscou, en 2013, Alexeï Navalny a obtenu 27 % des suffrages exprimés. Il avait fait campagne sur des thèmes racistes antitchétchènes et sur la dénonciation des détournements de fonds et de la corruption de la société de pipe-lines Transneft. Il a bénéficié du soutien financier de la CIA via le National Endowment for Democracy.

En 2013, il fut condamné pour détournement des fonds de la société d’exploitation forestière Kirovles.

En 2014, il fut condamné pour détournement des fonds de la société française Yves Rocher.

En 2020, il fut victime d’un empoisonnement. Selon l’Allemagne, où il fut hospitalisé, il aurait été empoisonné avec un dérivé du Novitchok.

En 2021, il reçut le prix Sakharov du Parlement européen.

En 2022, il fut condamné pour apologie du nazisme, pour escroquerie et pour outrage à magistrat.

☞ Alexeï Navalny est mort, le 16 février 2024, dans la colonie pénitentiaire IK-3, en Sibérie. Il y purgeait une peine de 19 ans de prison pour racisme et extrémisme.

☞ En septembre 2024, Maria Pevchikh, cheffe du département d’enquête de Navalny, révélait que Navalny n’avait pas été empoisonné sur ordre du Kremlin, mais de son ami, l’oligarque israélien (et ex-russe) Leonid Nevzlin, ancien partenaire de Mikhaïl Khodorkovski.

Le 13 septembre, le quotidien de gauche israélien Haaretz publiait un article dénonçant la culpabilité de son actionnaire Leonid Nevzlin (qui détient 25 % des actions du journal) [3].

En mars 2024, Leonid Volkov, un autre membre de l’équipe de Nalvany, était attaqué avec un marteau, devant son domicile, en Lituanie. Par la suite, l’équipe de Navalny trouvait des échanges entre Anatoly Blinov et Leonid Nevzlin attestant qu’ils préparaient cette attaque. Elle en a remis des copies à la police et Anatoly Blinov a été arrêté en Pologne.

L’équipe de Navalny a déclaré dans un communiqué qu’elle pensait que « la haine insensée et stupide » combinée à la « concurrence politique » pourrait avoir poussé à l’attaque contre Volkov [4].

☞ Les accusations du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suède sont donc des mensonges.

Mikhaïl Khodorkovski, siégeait au Conseil d’investissement dans le domaine énergétique du Carlyle Group [5].

Avec son ami, Leonid Nevzlin, qui était alors à la fois son assistant et le président du Congrès juif russe, ils avaient fait alliance avec Henry Kissinger. Les trois hommes avaient élaboré une tentative de renversement de Vladimir Poutine et de prise du pouvoir. Mais Mikhaïl Khodorkovski fut arrêté par les Spetsnaz, pour fraude fiscale, au moment exact où il donnait le signal du coup d’État. Nevzlin s’est immédiatement enfui, tandis que Khodorkovski n’a été échangé avec les États-Unis qu’en 2013. Ils veillent aujourd’hui jalousement à n’être que les deux seuls opposants crédibles aux yeux de l’Ouest.

Cet article est extrait du numéro 163 de « Voltaire, actualité internationale ». Le monde change vite. Abonnez-vous à notre lettre confidentielle hebdomadaire ; une source exceptionnelle d’information sur la transition vers un monde multipolaire.



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