Reid Hoffman : liens explosifs avec Epstein, cadeaux suspects et manipulations politiques dévoilées


Reid Hoffman, né le 5 août 1967 à Palo Alto en Californie, est une figure emblématique de la Silicon Valley. Cofondateur de LinkedIn, le réseau social professionnel qui compte aujourd’hui plus d’un milliard de membres, il a marqué l’histoire de la tech en participant à la création de PayPal, où il occupait le poste de vice-président exécutif. Après la vente de LinkedIn à Microsoft pour 26,2 milliards de dollars en 2016, Hoffman a rejoint Greylock Partners en tant que partenaire, investissant dans des startups comme Airbnb et Facebook. Titulaire d’un diplôme en systèmes symboliques de Stanford et d’une maîtrise en philosophie d’Oxford obtenue grâce à une bourse Marshall, il est aussi auteur de livres tels que The Start-Up of You et animateur du podcast Masters of Scale. Au-delà de ses succès entrepreneuriaux, Hoffman est un philanthrope et un acteur politique majeur, membre du Bilderberg Group depuis 2011 et du Council on Foreign Relations (CFR) depuis 2015.

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Cependant, un thread récent publié sur X le 25 février 2026 par @DataRepublican a remis en lumière des aspects controversés de sa carrière, en particulier ses liens avec Jeffrey Epstein, le financier condamné pour trafic sexuel décédé en 2019. Ce thread, qui a rapidement accumulé plus de 14 000 likes et 6000 reposts, dépeint Hoffman comme un « défenseur de la démocratie » impliqué dans des pratiques douteuses, allant des interférences électorales à des donations politiques massives.

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En s’appuyant sur ces allégations et sur des révélations récentes des Epstein files, les connexions d’Hoffman avec Epstein sont dévoilées. Elles interrogent son rôle dans les sphères politiques et influentes en liens indirects avec Les Wexner, l’un des principaux bienfaiteurs d’Epstein, et son audition récente devant un comité congressional où il s’est dédouané.

 

 

Les liens avérés et suspects avec Jeffrey Epstein

Les relations d’Hoffman avec Epstein ont été documentées par plusieurs enquêtes journalistiques, notamment du Wall Street Journal et d’Axios. Selon ces sources, Hoffman a visité l’île privée d’Epstein aux Îles Vierges américaines en 2014, accompagné de Joi Ito, alors directeur du MIT Media Lab. Cette visite faisait partie d’une levée de fonds pour le MIT, mais elle soulève des questions sur la nature des interactions. Par la suite, en 2015, Hoffman a organisé des dîners avec Epstein, et des documents révèlent des contacts continus jusqu’en 2018, incluant des appels Skype et des échanges.

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Initialement, Hoffman a minimisé ces liens, affirmant en 2019 que sa dernière interaction remontait à 2015. Cependant, des calendriers publiés par le Washington Free Beacon contredisent cette version, montrant des communications plus récentes, y compris des dîners et des réunions en 2016 et 2018. Face à ces révélations, Hoffman s’est excusé publiquement, expliquant que les rencontres étaient liées à des objectifs philanthropiques et exprimant un profond regret pour n’avoir pas perçu plus tôt la véritable nature d’Epstein. Ces liens ont alimenté des controverses, notamment une querelle publique avec Elon Musk, qui a qualifié Hoffman de complice potentiel dans des « actes sombres » et l’a accusé d’avoir visité l’île malgré les refus répétés de Musk lui-même.

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Des éléments plus accablants émergent des Epstein files publiés par le Département de la Justice en 2026. Des emails révèlent qu’Hoffman a envoyé des cadeaux à la résidence d’Epstein à New York en 2014, incluant de la « glace pour les filles » et un autre objet décrit comme « quelque chose qui pourrait vous amuser pour l’île ». Bien que le contexte exact reste flou, cette référence aux « filles » – dans le cadre des allégations de trafic sexuel impliquant des mineures – est particulièrement troublante et suggère une familiarité potentiellement compromettante. Epstein a également invité Hoffman à « jouer » sur son île ou son ranch au Nouveau-Mexique en 2015, invitation que Hoffman n’a pas explicitement déclinée dans les échanges. Ces révélations ont conduit le président Trump à ordonner une enquête sur Hoffman en novembre 2025, le qualifiant de « sleazebag » (« salaud ») et le plaçant parmi d’autres figures démocrates scrutées pour leurs liens avec Epstein.

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Ces associations ne sont pas isolées. Epstein était connu pour cultiver un réseau d’élites influentes, utilisant ses connexions pour masquer ses activités criminelles. Le fait qu’Hoffman, un pilier de la tech et de la philanthropie, ait maintenu ces contacts malgré les rumeurs sur Epstein – et ait envoyé des cadeaux évoquant des « filles » – interroge sur les priorités éthiques dans ces cercles. De plus, Hoffman a financé le procès d’E. Jean Carroll contre Trump, via des donations à des groupes soutenant sa plainte, ce qui ajoute une couche politique à ses controverses.

 

Les allégations du thread et les questions sur le rôle d’Hoffman

Le thread de @DataRepublican va plus loin, reliant les liens d’Hoffman avec Epstein à un pattern plus large d’influence controversée.

Parmi les accusations :

  • Interférence électorale : Hoffman aurait financé à hauteur de 750 000 dollars American Engagement Technologies (AET), qui a soutenu New Knowledge. Cette société a créé de faux comptes « bots russes » pour discréditer le candidat républicain Roy Moore lors de l’élection sénatoriale de l’Alabama en 2017, favorisant ainsi le démocrate Doug Jones. Simultanément, New Knowledge rédigeait un rapport pour le Sénat sur l’ingérence russe, créant un conflit d’intérêts flagrant. 

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    Des enquêtes du New York Times confirment un projet expérimental de 100 000 dollars impliquant des tactiques « false flag » (faux drapeau), pour lequel Hoffman s’est excusé, affirmant ignorer les détails – une défense récurrente qui soulève des doutes sur sa crédibilité.
     

  • Donations politiques massives : Hoffman est un donateur démocrate prolifique, ayant versé plus de 20 millions de dollars à la campagne de Kamala Harris et 1,5 million à American Bridge 21st Century, un PAC spécialisé dans la recherche d’opposition contre les républicains. Via son fonds Investing in US, il soutient des groupes activistes comme Indivisible. Le thread le lie aussi à des médias comme The Independent, cofinancé avec George Soros, qualifiés de « fake news ». Selon OpenSecrets, ses dons dépassent les 100 millions en 2024-2025. Ajoutons qu’il investit dans des rivaux d’OpenAI comme Anthropic, en concurrence avec xAI de Musk, amplifiant les tensions.

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  • Réseaux opaques : membre du Bilderberg, du CFR et fellow de l’Aspen Institute, Hoffman est accusé d’influencer la politique étrangère via ces forums élitistes. Sa fondation Aphorism, dotée de plus d’un milliard d’actifs sans site web public, est critiquée pour son opacité, avec des dons comme 4,2 millions à la New America Foundation.

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Ces éléments invitent à s’interroger sur le rôle réel d’Hoffman. Se présente-t-il comme un défenseur de la démocratie tout en utilisant des méthodes controversées pour influencer les élections ? Ses liens avec Epstein, un maître en manipulation de réseaux puissants, suggèrent-ils une tolérance à l’égard de pratiques éthiquement discutables – comme envoyer de la « glace pour les filles » – pour atteindre des fins politiques ? Dans un contexte où les milliardaires tech exercent une influence croissante sur la société, le cas d’Hoffman soulève des questions sur la transparence et l’intégrité des élites. Est-il un innovateur bienveillant ou un manipulateur d’influence, utilisant sa fortune pour modeler la politique américaine à son image, y compris en finançant des poursuites contre des adversaires comme Trump ?

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Le thread de DataRepublican appelle à une enquête sur ses « activités non publiques », et dans un climat polarisé, ces allégations pourraient amplifier les débats sur le pouvoir des Big Tech.

 

Les Wexner : audition devant le comité et liens avec Hoffman

Les Wexner, fondateur de L Brands (incluant Victoria’s Secret), est l’un des personnages centraux du scandale Epstein, ayant accordé à ce dernier un pouvoir d’attorney sur ses finances et lui ayant transféré des millions de dollars. Epstein gérait une grande partie de la fortune de Wexner, ce qui lui a permis de bâtir son réseau d’influence. Bien que « sans lien direct documenté » avec Hoffman, Wexner et Hoffman partagent des connexions indirectes via Epstein : tous deux ont maintenu des relations avec lui après sa condamnation en 2008, et ont été impliqués dans des levées de fonds pour des institutions comme le MIT. Wexner a également été accusé d’avoir fermé les yeux sur les activités d’Epstein, qui utilisait ses propriétés pour ses crimes.

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Le 18 février 2026, Wexner a été auditionné lors d’une déposition de cinq heures par le House Oversight Committee, dans le cadre de l’enquête sur les Epstein files. Devant des membres républicains et démocrates, Wexner s’est dédouané, qualifiant Epstein de « con man diabolique » qui l’a « dupé », et niant toute connaissance de ses crimes ou participation à l’abus de mineures. Il a minimisé leur relation sociale, affirmant qu’elle était purement financière. Cependant, le démocrate Robert Garcia, ranking member du comité, a qualifié ces affirmations de « bogus » (fausses), pointant des incohérences avec les documents. 

Cette audition souligne comment des figures comme Wexner et Hoffman, via Epstein, ont pu naviguer dans des réseaux opaques sans conséquences immédiates, jusqu’aux révélations récentes.

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Rappel des conséquences des Epstein files

Depuis la publication des « Epstein files » par le Département de la Justice en janvier 2026, qui incluent plus de 3,5 millions de pages de documents, emails et images, plusieurs figures proéminentes ont fait face à des retombées. Voici un rappel des personnes qui ont démissionné, ainsi que celles mises en examen ou sous enquête :

Personnes ayant démissionné :

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  • Kathy Ruemmler : ancienne conseillère juridique de Goldman Sachs et de la Maison Blanche sous Obama, a démissionné en février 2026 suite à des emails révélant une relation amicale avec Epstein.
  • Brad Karp : président du cabinet d’avocats Paul Weiss, a démissionné de son poste et du conseil d’administration de Union College, citant les distractions liées à ses liens avec Epstein.
  • Tom Pritzker : président exécutif de Hyatt Hotels, a démissionné en février 2026 en raison de ses associations longues avec Epstein et Ghislaine Maxwell.
  • Lawrence Summers : économiste et ancien président de Harvard, a annoncé sa démission de l’université et de ses engagements publics suite à des révélations sur sa relation plus étroite qu’admise avec Epstein.
  • Miroslav Lajčák : conseiller à la sécurité nationale slovaque, a démissionné après l’exposition de sa relation avec Epstein.
  • Peter Mandelson : politicien britannique, a démissionné du Parti travailliste et de la Chambre des Lords en février 2026.
  • Jack Lang : ancien ministre français de la Culture, a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe et fait l’objet d’une enquête.
  • Henrik Juul : ambassadeur norvégien en Jordanie et en Irak, a démissionné.
  • Sultan Ahmed bin Sulayem : PDG de DP World, a démissionné immédiatement en février 2026.
  • Børge Brende : président du Forum économique mondial, a démissionné suite à des révélations sur ses contacts continus avec Epstein.
  • Autres : Incluent Peter Attia (influenceur santé, perdu plusieurs postes), David A. Ross, et Casey Wasserman (mentionnés dans les retombées).

 

 

Personnes mises en examen ou sous enquête :

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  • Ghislaine Maxwell : déjà condamnée à 20 ans de prison pour trafic sexuel en lien avec Epstein.
  • Andrew Mountbatten-Windsor (Prince Andrew) : arrêté le 19 février 2026 pour soupçon de faute en fonction publique, libéré sous caution, sous enquête.
  • Peter Mandelson : arrêté le 23 février 2026, sous enquête criminelle par la police britannique.
  • Thorbjørn Jagland : ancien Premier ministre norvégien, inculpé pour corruption aggravée en lien avec Epstein.
  • Jack Lang : sous enquête en France pour ses liens avec Epstein.
  • Ariane de Rothschild : PDG du groupe Rothschild , serait sous enquête en lien avec Epstein selon Polymarket, alors que ce matin un article du Telegraph mentionnait qu’elle appelait les clients à ne pas quitter la banque Rotschild expliquant que sa relation avec Epstein n’était « qu’une simple relation d’affaires » !

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  • Autres mentions : le DOJ (département de justice américain) indique qu’aucune nouvelle poursuite n’est prévue aux États-Unis, malgré les appels à plus de transparence.

Ces retombées illustrent l’impact persistant du scandale Epstein, même des années après sa mort, et soulignent la nécessité d’une vigilance accrue sur les réseaux d’influence.

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Retrouvez le résumé vidéo de cet article (assisté par IA) : 

 

 





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