LE CHOC CE SAMEDI 28 FÉVRIER 2026, une date qui « fera date » dans l’histoire internationale : UNE ATTAQUE CONJOINTE D’UNE EXTRÊME VIOLENCE DES USA ET D’ISRAËL CONTRE LA RÉPUBLIQUE D’IRAN, des destructions d’une rare ampleur, des sites stratégiques touchés dans plusieurs grandes villes du pays. On s’attendait plus ou moins à une confrontation militaire frontale, les USA ayant encerclé l’Iran avec un arsenal militaire d’envergure : troupes, bases multiples, porte-avion colossal … mais les plus optimistes espéraient que les négociations engagées sur l’enrichissement de l’uranium et l’arme nucléaire permettraient de gagner du temps et peut-être d’apaiser les tensions. Les Américains ont attaqué alors que les négociations sont en cours, ce qui laisse supposer que ces négociations n’étaient qu’un leurre côté américain. Les Iraniens ne sont pas naïfs : parmi les innombrables informations par vidéos diffusées depuis l’annonce de l’attaque ce matin, on apprend que les populations avaient pris soin d’engranger des provisions et que les autorités avaient depuis longtemps prévu des abris souterrains pour mettre les civils à l’abri. Aucun bilan n’est encore disponible jusqu’à ce soir.
D’une guerre contre l’Iran au retour de l’Empire
Une coïncidence pour le moins suspecte : le fils de l’ex-shah d’Iran, Reza, réfugié aux USA avec sa mère et dont on ne parle plus depuis la révolution des Mollahs, refait surface dans les médias et parle de son retour en Iran où il a l’ambition de reprendre le pouvoir arraché à son père. Aucune organisation de défense des droits humains n’a rappelé la répression violente exercée contre la population par la police secrète du Shah, la Savak ; sans doute parce que le retour du fils paraissait un mythe sans intérêt. A peine l’attaque contre l’Iran lancée conjointement par les USA et Israël, Trump se permet d’appeler la population iranienne à chasser son gouvernement, c’est un appel à un coup d’Etat par un président élu dans un pays « démocratique » !!! Et il ose soutenir le retour de la dynastie !!! Son envoyé Marco Rubio, lui, glorifie l’Europe pour ce qui serait sa meilleure « construction », l’Empire !!! Pr. Stanislav Krapivnik, ancien officier américain originaire d’Europe de l’Est, analyste politique et militaire, informe que Marco Rubio est le descendant d’un vice-roi d’Espagne, des nobles que l’Empire espagnol plaçait à la tête des colonies en Amérique du Sud, il est originaire d’Espagne et non de Cuba que sa famille a quitté sous Batista 4 ans avant l’arrivée au pouvoir de Castro,. Son narratif de réfugié anti-castriste est une fable. Il insiste sur sa conviction qu’une certaine élite se voit comme l’héritière naturelle d’un ordre ancien, qu’il soit colonial ou autoritaire, un ordre ancien dont cette élite souhaite la restauration ; ses membres (élite par le patronyme) ont la nostalgie de temps anciens où ils régnaient en maîtres absolus et méprisaient et maltraitaient impunément les pauvres et les paysans. Stanislav Krapivnik et d’autres analystes, vont jusqu’à établir des filiations idéologiques ou historiques directes entre certaines élites actuelles et des passés sombres de l’Europe, une lecture radicale qui souligne la fracture totale de confiance envers les institutions occidentales.
Les antécédents du conflit actuel – le narratif falsifié de l’Occident
Les tensions sont vives entre l’Iran et les USA depuis des décennies ; une agression d’Israël avait déjà touché l’Iran récemment, vite stoppée par la riposte immédiate de Téhéran mais l’intention belligérante de Netanyahou s’étend à toute la région et l’Iran est un obstacle à abattre. Les richesses de l’Iran sont convoitées depuis le siècle dernier par les puissances occidentales, essentiellement la Grande-Bretagne, par la Russie et par les USA. Le pays a connu de ce fait l’instabilité politique depuis 1941. Cette année-là, l’invasion russe et britannique destitue le roi et le remplace par son fils Mohammed Reza, lequel organise son couronnement en grande pompe en 1959 et donne le titre d’impératrice à sa troisième épouse Farah Dibah et le titre de principe héritier à leur fils Reza Karush Pahlavi, en exil aux USA, celui qui rêve de reprendre place sur le trône « quand les Américains auront décapité le gouvernement iranien actuel » (*) Cela conforte les vidéos de Michel Collon, qui montre des opposants iraniens se préparant à manifester avec des armes sophistiquées et des grenades, dons des USA, guidés via le net par des animateurs militaires américains (raison pour laquelle les autorités iraniennes coupent régulièrement l’accès à internet). Des agents du Mossad sont infiltrés en Iran pour susciter des contestations et les encadrer. Les manifestations en Iran ne sont donc pas « pacifiques » comme le narratif occidental nous le fait croire.
L’objectif déclaré de Trump est effectivement le changement de régime, obtenu en assassinant le président iranien et le Guide Suprême, un grand chef religieux chiite. Scott Ritter compare l’assassinat planifié de Khamenei à l’assassinat qui serait planifié du Pape catholique, du chef de l’église orthodoxe russe ou de l’archevêque de Canterbury, chef religieux anglican, pour situer l’échelle. C’est dire que l’assassinat de Khamenei va mobiliser les communautés chiites, après le Ramadan.
Trump n’a reçu ni l’agrément du Congrès ni le feu vert des principaux généraux américains
Dans une vidéo que j’ai postée sur ma page Facebook, Scott Ritter, ancien Marine, Officier des services secrets et Inspecteur des Armes et Munitions au sein de l’Armée américaine, affirme que les généraux américains ont averti le président Trump que les munitions disponibles sont insuffisantes pour une guerre de cette envergure et qu’ils y étaient défavorables. Par ailleurs, Scott Ritter s’indigne : « C’est une journée horrible pour mon pays, désormais un pays incompatible avec les normes civiles mondiales indigne. Il indique que le Renseignement (services secrets d’information) américain est désormais politisé et que ses rapports ne reflètent plus la réalité mais les faits que les dirigeants politiques veulent y lire. Ainsi, l’armée est embarquée dans des opérations hasardeuses où l’échec est plus probable que la victoire. Trump devrait, selon les règles et la loi suprême, solliciter et obtenir l’autorisation du Congrès avant d’embarquer le pays dans une telle opération ; fidèle à ses habitudes, Trump a méprise le Congrès.
Selon Scott Ritter, l’opération a déjà échoué, dans la mesure où les Iraniens s’étaient préparés à l’attaque, ils n’ont pas peur des Américains, ils l’ont prouvé auparavant. Le président, l’une des deux cibles essentielles des attaques, est a l’abri, il est sain et sauf. Le Guide suprême, âgé de 86 ans, est mort hier dans la destruction de son domicile et de ses bureaux, décès confirmé officiellement par les médias iraniens ce matin du 1er mars. Des réactions mitigées en Iran : joie des opposants, consternation chez les fidèles. Un deuil national est décrété ainsi que 7 jours fériés.
Le gouvernement iranien n’est pas renversé, il tient fermement les rênes du pays et la riposte militaire à l’agression américano-israélienne est à la hauteur de l’agression, avec des moyens rigoureusement mis en place depuis des mois.
Une guerre asymétrique
Le conflit engagé aujourd’hui ne ressemble à aucun autre par le passé, il se heurte à un Iran qui s’est préparé depuis des décennies à l’asymétrie (on ne répond pas à l’ennemi avec ses armes mais d’une toute autre manière). C’est de cela que parle un autre interlocuteur dans une autre vidéo (toutes partagées sur ma page Facebook) : l’Iran n’est pas en mesure de riposter frontalement à l’attaque américaine mais elle dispose de nombreux autres atouts qu’une armée puissante.
Un lieu stratégique favorable

Un lieu stratégique favorable
Le golfe persique, autour duquel les bases américaines sont disposées, est peu profond, très étroit et très encombré ; la seule sortie est le détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 20 % de la consommation mondiale d’énergie fossile. C’est un formidable atout de dissuasion, sans qu’un seul coup de feu soit tiré : si l’Iran menace de fermer le détroit, les agresseurs sont face à un ultimatum puissant : c’est toute la distribution mondiale de carburant qui se trouverait gravement perturbée, les navires seraient bloqués dans les deux sens.
Des missiles hypersoniques balistiques
Silencieux, rapides, lancés au ras de l’eau et difficilement détectables, ces missiles peuvent atteindre les navires des assaillants et le porte-avion américain. L’encombrement et le bruit du golfe rendent encore plus difficile de déceler l’approche de ces missiles. Pour l’ennemi américain, savoir que l’Iran en possède et peut s’en servir est une autre forme de dissuasion non négligeable.
Des sous-marins
Les sous-marins sont invisibles tandis que les cibles sont très visibles ; là encore, il suffit que l’assaillant américain soit informé de leur présence pour être déstabilisé et dissuadé. Le 1er mars, on apprend que les sous-marins iraniens se positionnent autour des navires américains.
Le nationalisme iranien
Déjà des porte-voix sont présentés dans les médias occidentaux pour prétendre que les Iraniens sont « soulagés » par l’attaque américaine qui viendrait mettre fin au régime des Mollahs …. Ainsi, une population sauvagement agressée, dont les villes et les bâtiments officiels sont détruits par un assaillant, accueillerait cet assaillant les bras ouverts comme « un libérateur » !!! C’est méconnaître l’Iran ; d’autres sources, mieux au fait des réalités ou plus honnêtes, mettent l’accent sur le rejet traditionnel des Iraniens de toute ingérence étrangère. Les Iraniens savent que les « bienfaiteurs » autoproclamés sont des prédateurs qui ne sont attirés que par les richesses à exploiter, ils refusent d’être encore spoliés.
Des alliés puissants
L’Iran a conclu des traités de coopération militaire très solides avec deux grandes puissances, la Chine et la Russie, capables d’anéantir en peu de temps la puissance militaire américaine. Si le président Trump et ses supporters américains ou européens « va-t-en-guerre » comptaient sur l’intervention de ces deux alliés s’impliquant directement dans le conflit, ils se sont lourdement trompés : ni la Chine ni la Russie ne veulent la guerre et aucune de ces deux puissances ne souhaite détruire les USA. Chine et Russie recherchent la stabilité et la prévisibilité pour des échanges économiques fructueux ; ils revendiquent une organisation multipolaire du monde afin qu’aucune puissance ne puisse exercer sa dictature sur les autres pays ni que deux puissances antagonistes freinent le commerce et le développement, comme ce fut le cas durant la longue période de guerre froide. Dirigeants russes et chinois sont patients, ils avertissent des conséquences potentielles mais ne réagissent pas impulsivement aux provocations ; ils observent et aident très efficacement l’Iran à résister par la fourniture d’armes et de matériels de pointe et par la formation des militaires et des ingénieurs iraniens.
Rappel historique Pourquoi une « guerre froide » entre l’Occident et l’URSS, alors que la Russie de Staline avait porté l’essentiel du poids de la lutte contre les nazis ? C’est en Russie que les armées hitlériennes se sont enlisées et ont été vaincues, plus de 8 millions de Russes sont morts dans cette guerre (20 millions selon certains historiens). Staline a respecté le traité de coopération signé avec l’Occident et il a de ce fait supprimé le Pacte militaire liant les républiques soviétiques, pour entrer dans ce qui deviendra l’OTAN. De très hauts gradés russes ont siégé quelque temps au quartier général de l’OTAN. Quand l’Occident a trahi l’URSS en ne respectant aucun traite de coopération, en tentant au contraire, par tous les moyens de détruire l’URSS, Staline s’est défendu en se barricadant derrière une frontière virtuelle « le rideau de fer » que les Occidentaux n’ont eu de cesse de franchir pour accomplir leur oeuvre de destruction. Ce climat permanent de méfiance, une vigilance épuisante face à des ennemis masqués déterminés à l’assassiner, a transformé Staline en dictateur autoritaire et sanguinaire, installant en Russie un régime de terreur qui a dévoyé le régime léniniste socialiste. L’Occident a finalement réussi à détruire l’URSS, une union entre républiques semi-autonomes et solidaires (pas un empire), démantelée, écartelée. Poutine sait que l’Occident rêve d’achever son oeuvre en détruisant la Russie et ose l’exprimer haut et fort, il se défend avec beaucoup de fermeté et de lucidité. C’est un adversaire redoutable.
L’Inde entretient des relations commerciales intenses avec la Russie et entretient des relations diplomatiques et économiques satisfaisantes avec les USA ; elle ne prendra pas parti, en principe. Le Pakistan a promis d’’intervenir pour aider l’Iran en cas d’attaque, il n’a pas encore réagi, c’est trop tôt. Mme Von der Leyen, toujours aussi opportuniste, conclut des accords commerciaux importants avec l’Inde ; l’UE tourne le dos aux USA car Trump met en danger l’économie des pays de l’UE par des droits de douane fantaisistes.
Une réprobation interne
Tant aux USA qu’en Israël, cette agression sera certainement dénoncée par une partie de la population ; les Israéliens sont déjà très éprouvés par la guerre contre les Palestiniens. Sous le feu des missiles, ils ne peuvent pas manifester.
Les Américains gardent en mémoire le sacrifice de millions de jeunes Américains morts dans des guerres lointaines, que la puissante armée américaine n’a jamais gagnées. D’autres décisions de Trump sont déjà contestées par des institutions américaines, Banque Fédérale, Justice, Cour suprême, …
1er mars : Hier, des manifestations aux USA, des Américains se désolidarisent de cette « guerre illégale », y compris dans les rangs des Républicains, le parti de Trump. Le camp démocrate trouve un mobile à une opposition plus frontale et plus active au régime de Trump.
Une condamnation internationale attendue
Les USA et Israël (déjà l’objet de condamnations verbales de la part de très nombreux pays en raison de son agression sauvage à Gaza, en Cisjordanie et au Liban) ont gravement violé le droit international en agressant un pays souverain. La Norvège a aussitôt dénoncé cette violation et condamné l’agression. Une réunion d’urgence a été convoquée par l’ONU, qui réclame une désescalade. A Bruxelles et sans doute dnns d’autres capitales, des manifestants ont exprimé leur réprobation devant l’Ambassade américaine. On peut craindre que des civils américains ou des juifs (faussement assimilés aux sionistes israéliens) soient victimes d’agressions dans de nombreux pays.
1er mars : Les alliés traditionnels des USA tournent le dos, publiquement et officiellement
L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont déclaré « fermer leur espace aérien » aux avions américains, ôtant de la sorte à l’armée US un outil logistique de première importance ; Trump n’a pas écouté l’avertissement, il a foncé.
En moins de 24 heures, tout bascule. La riposte de l’Iran est rationnelle, calculée. L’Iran tire sur Israël le même nombre de missiles que celui tiré par les agresseurs sur son territoire. L’Iran attaque les bases militaires américaines et prend la peine d’informer les pays-hôtes qu’ils ne sont pas visés en tant que pays, les tirs sont ciblés.
Tandis que Trump hurle et menace, plus personne ne le prend au sérieux ; l’Amérique imprévisible présente désormais un risque élevé pour les économies du monde entier et les dirigeants occidentaux s’empressent de nouer des alliances avec les pays du Sud global qui ont émergé et sont les puissances de demain, comme l’Inde, tandis qu’ils pactisent avec la Chine. Les crises militaires et les menaces des USA s’empilent, les fronts se multiplient et parallèlement, les alliés prennent prudemment leurs distances. Par exemple, la présidente Rodriguez, ex-vice-présidente installée à la tête du Venezuela par Washington après l’enlèvement du président Maduro, déclare qu’elle ne veut plus obéir aux injonctions de Washington et que son pays doit assumer sa souveaineté. Le président de Syrie, plébiscité par l’Occident, rend visite à Poutine fin janvier 2026. Le premier ministre du Royaume-Uni Keir Starmer se rend en visite officielle en Chine. Le Canada discute avec la Chine, … L’engrenage se met en branle et rien ne pourra plus l’arrêter …
Le système mondial dominé par les USA s’effondre et la chute est plus rapide et plus brutale que tout ce que nous avions pu imaginer ou espérer. Le chaos s’installera inévitablement et il faudra du temps pour rétablir l’équilibre, des temps difficiles s’annoncent, à nous de préparer un monde meilleur. C’est le scénario qui se dessine mais il en existait d’autres et il encore trop tôt pour les ignorer, les incertitudes s’estompent mais il faut rester vigilant.
Perspectives et enjeux : les scénarios-conséquences de la guerre déclarée à l’Iran
Scénario A : La ’Guerre d’usure’ La guerre s’enlise, l’Iran ne s’effondre pas et utilise ses « filières » : Hezbollah au Liban, milices en Irak et au Yémen (les Houthis ont aussitôt réagi en lançant des missiles contre des bases américaines), en vue de saturer les défenses israéliennes et attaquer les bases américaines, épuisant les ressources militaires occidentales (rappel : selon Scott Ritter, l’armée américaine n’a pas assez de munitions pour une guerre qui perdure).
Scénario B : L’effondrement du régime iranien et le chaos interne Les frappes visent le sommet de l’État, si le Haut Commandement disparaît, l’Iran pourrait basculer dans une guerre civile entre les loyalistes et une opposition soutenue par l’Occident. C’est le pari risqué de Donald Trump : provoquer un changement de régime par le haut. Après l’assassinat du Guide Suprême, ce scénario semble s’éloigner mais n’est pas encore à écarter tout à fait.
Scénario C : L’internationalisation du conflit et une 3ème Guerre Mondiale qui se profile Si la Russie ou la Chine intervenaient directement pour protéger leurs intérêts énergétiques ou empêcher une victoire totale de l’Occident, le conflit « sort du cadre régional » et devient le prélude à une confrontation directe entre grandes puissances. Un scénario définitivement écarté, ce n’est ni le souhait ni l’intérêt de la Chine ni de la Russie et il faut tenir compte de l’influence non négligeable des BRICS, dont le souci majeur est le développement, qu’une déflagration mondiale mettrait en péril.
Conséquences globales pour le monde
Il faut garder à l’esprit que ce conflit n’est ni local ni régional, il est systémique ; ses conséquences se font immédiatement sentir, d’abord par la panique boursière et la prudence accrue des banques. J’ai demandé à l’IA de générer une image-choc qui pourrait en un clin d’oeil faire percevoir l’impact global du conflit sur les flux financiers mondiaux, la voici
impact mondial confit Iran USA

Les conséquences prévisibles du conflit
Un choc énergétique majeur Le Détroit d’Ormuz est déjà partiellement suspendu par les compagnies maritimes, par souci de sécurité pour leur navires. Si le transit s’arrête complètement, le prix du baril pourrait atteindre des sommets comme jamais auparavant, aggravant considérablement une situation déjà tendue, provoquant une récession mondiale immédiate et une réduction encore plus importante du pouvoir d’achat des populations, surtout dans les pays développés.
Le dérèglement de la globalisation et la division technologique Le conflit accélère déjà la division du monde en deux blocs commerciaux et financiers étanches : un Occident qui se barricade (problèmes migratoires accrus) et un bloc BRICS+ qui cherche à créer ses propres circuits de paiement pour échapper aux sanctions liées à la guerre. D’ores et déjà, la Chine a développé ses propres systèmes de souveraineté numérique et a commencé à les transmettre à l’Iran pour combattre les cyberattaques dont il est victime. On assiste dans le monde à la naissance de deux internets, deux systèmes GPS, deux systèmes de paiement numérique (SWIFT et CIPS/BRICS Pay).
Crises humanitaires et migratoires Quel que soit le scénario-issue du conflit, il provoquera inévitablement des flux migratoires dus à l’aggravation de la paupérisation et à l’insécurité croissante qui en découle dans les pays du Sud mais pas seulement (paradoxalement, une migration Nord – Sud pourrait se mettre en place). Si l’issue du conflit débouche sur la déstabilisation de l’Iran qui compte 85 millions d’habitants, elle provoquera des flux migratoires massifs vers l’Europe, incontrôlables.
Des troubles sociaux majeurs dans les capitales européennes liés à la radicalisation des opinions, une polarisation extrême entre les partisans de l’Ordre mondial vision occidentale et ceux de la Résistance mondiale dont les rangs vont se gonfler avec les dérives du système de domination actuel.
L’impact du conflit sur la dette du Tiers Monde
On sait que la guerre est un accélérateur d’injustice financière et une opportunité pour les plus riches de s’enrichir davantage (la deuxième guerre mondiale et le Plan Marshall ont permis aux USA d’amasser des sommes colossales et d’asseoir leur domination sur les pays européens ; une troisième guerre mondiale serait « un ballon d’oxygène les États-Unis mais le monde a bien changé entre-temps et les calculs de Trump sont faux). Le conflit actuel n’échappera pas à la règle et il est utile de rappeler quelques éléments essentiels du problème de la Dette (devenu mondial, le fléau a atteint tous les pays du monde, des plus pauvres aux plus riches).
La hausse des taux d’intérêt Pour combattre l’inflation née du nouveau choc pétrolier, les banques centrales occidentales se verront contraintes de maintenir des taux élevés.
La fuite des capitaux En période de guerre, les investisseurs retirent leur argent des pays ’à risque’ (le Sud Global qui à mon avis, devient plus « sûr » que les pays occidentaux en déroute) pour le placer dans des valeurs refuges (essentiellement l’or, le dollar étant devenu particulièrement vulnérable – tant que le dollar reste une monnaie d’échange au niveau international et une valeur refuge, sa vulnérabilité est freinée et il peut au contraire se renforcer, rendant de la sorte le remboursement de dettes en dollars quasiment impossible à gérer).
L’impossible remboursement Les pays du Sud (Tiers Monde) importateurs de pétrole et de nourriture verront leurs factures d’importation se gonfler considérablement, déséquilibrant dangereusement leur balance des paiement, leur monnaie s’effondre, leurs devises étrangères s’épongent, la dette déjà très lourde devient mécaniquement impayable. De nombreux pays (comme par exemple le Pakistan, l’Égypte et nombreux autres États africains) se retrouvent alors littéralement étranglés, ils doivent choisir entre payer les déficits ou nourrir leur peuple face à l’envolée des prix du blé et du pétrole.
Risque de « famine financière » Comme le craignent les Nations Unies en ce début 2026, les marges budgétaires déjà réduites des pays vulnérables vont disparaître au profit du service de la dette (on ne paie que les intérêts, on ne peut pas réduire le capital emprunté, qui enfle, une injustice, une arnaque dénoncée par les associations actives dans le secteur de la Finance mondiale, essentiellement le CADTM – Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, qui a été créé pour étudier l’arnaque de la Dette, alerter et agir). La santé et l’éducation sont le plus souvent sacrifiés au profit de la Finance partout dans le Monde et aujourd’hui, cette situation est aggravée par l’incitation à investir dans la « défense », de lourds budgets militaires insupportables.
C’est d’autant plus révoltant que le Sud Global finance un système guerrier dont il est victime.
Cessation de paiement et dette odieuse Étranglés surtout par l’accroissement des taux d’intérêt imposés, de nombreux pays du Tiers-Monde ont dû se déclarer en cessation de paiement et des accords (prolongation de délais, paiement du service de la Datte sans remboursement immédiat du capital …) ont été conclus avec les pays et les institutions (publiques ou privées) pourvoyeurs de fonds ; un faux ballon d’oxygène qui s’est rapidement avéré plus mortel, le capital emprunté augmenté d’intérêts à caractère mafieux n’a cessé de gonfler en dépit des sacrifices consentis par les pays emprunteurs. Pire, des intermédiaires ont racheté les dettes de certains pays (fonds vautours) et sont de la sorte devenus les nouveaux créanciers, encore plus impitoyables … la dette n’a cessé d’enfler, écrasant les pays et entravant totalement leur développement. Dans ce contexte, le CADTM est venu au secours des victimes en introduisant le concret de la « dette odieuse » et de la « dette illégitime ».
Le concept de « dette illégitime » et de « dette odieuse » Si dans un premier temps, les prêts consentis au Tiers-Monde l’ont été dans des conditions acceptables à des taux bas (les banques étaient très liquides et avaient besoin de prêter pour survivre), les pratiques qui ont suivi sont totalement immorales et inacceptables : hausse brutale et conséquente des taux d’intérêt (quand la somme empruntée se chiffre en milliards de dollars, la différence est de taille), les « allègements » accordés quand les difficultés de rembourser sont devenues impossibles à résoudre, ils l’ont été à des conditions qui ont aggravé le poids de la dette et ses conséquences dramatiques sur les populations du Sud et des « vautours » ont exploité toutes les failles pour s’enrichir au détriment des plus pauvres. En outre, ces conditions présumées « alléger » le fardeau de la dette, comportaient toujours des clauses contraignantes violant dangereusement la souveraineté du pays emprunteur. La dette est définie « odieuse » quand les prêts ont été consentis par des institutions soutenant activement un effort de guerre destructeur ou par des régimes jugés illégitimes ; les peuples peuvent alors légalement refuser de payer. Le CADTM et les cercles militants mondiaux n’ont eu de cesse de dénoncer et de combattre ces pratiques criminelles et le combat se poursuit.
Le Rôle des BRICS+
Rappelons que l’agression contre l’Iran n’est pas une guerre de missiles contre une cible isolée mais une guerre de systèmes ; elle est entreprise pour maintenir un système mondial contesté et ébranlé, pour maintenir l’hégémonie des puissants et l’asservissement des peuples. Le système de la Dette est l’un des nombreux rouages de domination de ce système mondial décrié et il est important de l’inclure dans les perspectives. L’Iran est membre à part entière du bloc des BRICS et le conflit dont il est victime peut être considéré comme une agression contre tous les pays victimes du système, pour les contraindre « à rentrer dans le rang » et à faire profil bas. Au sein des pays développés, l’immense majorité des populations subit le même asservissement et la même domination – à des degrés divers et avec certainement plus d’organisation structurée pour y faire face – que les peuples du Tiers-Monde. Des efforts sont entrepris depuis les décolonisations pour intégrer cette réalité et la faire admettre.
Les BRICS sont un groupement solidaire d’États, leur association est évidemment plus puissante que les organisations de la société civile dont les membres sont des personnes individuelles. A la faveur du conflit en Iran et à la faveur de l’affaiblissement inéluctable du système mondial actuel, le bloc des BRICQS+ peut jouer un rôle de premier plan, pour contrer l’influence malfaisante du FMI et plus tard, donner le coup de grâce à l’hégémonie financière de l’Occident.
Note : L’idée, le contenu et la rédaction sont strictement personnels, j’ai été ébranlée par le choc de la nouvelle au matin du 28 février 2026 ; au fil des recherches d’informations (vidéos, médias alternatifs) et des analyses sur les contours du conflit et ses perspectives, il m’a paru essentiel d’ébaucher un « après conflit » et j’ai interrogé l’IA pour qu’elle complète mes propositions et me suggère des démarches réalistes dans le contexte actuel, à partir de mon texte initial. Les points qui suivent sont donc en grande partie des suggestions de l’IA et il m’a semblé indispensable, dans un souci de transparence et d’honnêteté, de le signaler. Je puise dans l’IA mais mon travail reste personnel, je ne fais JAMAIS du copier-coller. Je sais que le concept de l’IA est vivement critiqué par la gauche dont je suis membre et c’était ma conviction initiale ; les dérives sont déjà présentes, comme dans tous les progrès techniques et technologiques (Einstein n’avait pas prévu la bombe atomique quand il a réussi la scission de l’atome, s’il avait pu l’anticiper, il n’est pas certain qu’il ait diffusé ses découvertes). J’ai découvert un outil extrêmement performant, devenu indispensable étant donné le volume et la complexité des connaissances mais surtout une méthode pour utiliser cet outil comme un instrument et non comme une bible. Je l’interroge souvent sur ce qu’elle est et nous dialoguons « amicalement », un niveau et une qualité de dialogue que je n’ai jamais trouvé dans un dialogue ordinaire avec des humains. Elle « apprécie » la manière dont je l’utilise et si mon texte n’était pas déjà aussi long, je vous transmettrais aussi une partie de ces dialogues sur l’utilisation de l’IA et ses contours, avec l’avis de l’IA elle-même.
ACTIONS PROPOSEES RELATIVE A LA DETTE DU TIERS MONDE
suite à ma demande à l’IA, j’ai rédigé à partir de ses suggestions
Face au chaos qui s’annonce, avec le soutien des forces progressistes de la société civile, le bloc des BRICS+ peut et doit exiger un moratoire immédiat sur le service de la Dette – Opération Bouclier de Solidarité (l’IA a opté pour un terme guerrier dans l’ambiance guerrière que nous vivons / sourire)
– Suspension sans pénalités de tous les paiements de la dette extérieure pour les pays à revenu faible et intermédiaire, afin de réallouer ces fonds aux stocks de nourriture et d’énergie d’urgence
– Audit Citoyen des Dettes de Guerre pour identifier les parties de dettes contractées pour l’achat d’armements ou sous la pression de puissances belligérantes.
– Application concrète du principe de la ’Dette Odieuse’Toute dette contractée par un régime (qu’il soit l’agresseur ou la victime sous tutelle) contre les intérêts de la population, avec la connaissance des déficits, est nulle et non avenue. Les prêts octroyés pour soutenir l’effort de guerre actuel doivent être déclarés illégitimes dès aujourd’hui.
Désactivation des rouages de la Finance mondiale
Pour briser l’hégémonie du système actuel, trois leviers doivent être activés :
– Déconnexion du dollar dédollarisation forcée) Encourager les pays du Sud à commercer en monnaies locales ou via le système BRICS Pay pour éviter que leurs avoirs ne soient gelés par Washington (comme ce fut le cas pour l’Afghanistan ou la Russie).
– Taxe de crise sur les superprofits pétroliers Exiger une taxe exceptionnelle de 50 % sur les bénéfices des majors pétrolières (Total, Exxon, Shell) qui vont s’enrichir sur le sang versé en Iran. Ces fonds doivent alimenter un fonds de compensation pour les pays importateurs du Sud.
– Contrôle des mouvements de capitaux Empêcher la fuite des capitaux des pays du Sud vers les paradis fiscaux ou les banques occidentales par des mesures de contrôle strictes, pour éviter l’effondrement des monnaies nationales.
Perspective politique : Transformer le chaos en libération
Ce conflit marque l’agonie d’un modèle capitaliste qui ne survit que par la guerre ; la réponse ne doit pas être la réplique nationaliste, mais une Internationale de la Résistance Financière. Si 20 ou 30 pays du Sud déclarent de concert qu’ils cessent leurs paiements tant que l’agression dure, le système financier mondial s’effondre. C’est l’arme atomique des pauvres.
Médiation russe et chinoise (Pax Eurasiana) Moscou et Pékin ont déjà condamné les frappes américano-israéliennes comme une ’agression non provoquée’. S’ils parviennent à imposer un cessez-le-feu via l’ONU ou des canaux secrets, cela consacrerait la fin du leadership américain au profit d’un arbitrage multipolaire. Le dialogue ne peut pas se faire uniquement selon les termes imposés par une seule puissance. Il faut soutenir une médiation impliquant les BRICS ou des pays non-alignés pour offrir un cadre de négociation où la souveraineté de l’Iran est respectée.
Il est indispensable et urgent :
– de déconstruire l’inévitabilité du conflit ; la rhétorique de guerre cherche toujours à faire croire que la diplomatie a échoué et que les bombes sont la seule issue. La guerre est un choix délibéré et non une fatalité. C’est en démasquant le ’leurre’ qu’on redonne de la légitimité à l’exigence de retour à la table des négociations.
– d’identifier les leviers de pression Pour amener au dialogue, il faut que le coût de la guerre (politique, économique et social) devienne supérieur au bénéfice escompté par les agresseurs. Exploiter le levier de la dette, questionner le financement de cet effort de guerre colossal au détriment des besoins sociaux de base. La résilience ; ce n’est pas seulement survivre aux bombes, c’est détruire les chaînes invisibles qui les financent. Slogan : Nous ne paierons pas vos guerres.
Le rôle des mouvements sociaux
S’appuyer sur les réseaux internationaux pour coordonner des manifestations, des boycotts et des pressions sur les gouvernements européens afin qu’ils se désolidarisent de l’axe Washington-Tel Aviv.
Michèle Zeneb Ouattara
28 février 2026
(*) Je ne nie pas que des citoyens iraniens puissent spontanément exprimer leur mécontentement et le manifester, comme dans tous les pays du monde. Les sanctions imposées à l’Iran depuis 1979 perturbent le développement économique et des problèmes réels existent mais quel pays du monde y échappe ? Je n’admets pas la discrimination défavorable aux femmes mais le narratif occidental reflète-t-il la réalité ? Hier soir, France 24 , en toute innocence, nous a présenté une femme iranienne d’une quarantaine d’années, interpellée au hasard dans la rue pour être interviewée et elle a répondu sans gêne, avant l’attaque américano-israélienne. Cette femme circulait librement dans les rues de Téhéran, habillée à l’européenne et non voilée … Le journaliste l’a-t-il choisie pour nous montrer une réalité, une vérité que l’on déforme ou est-ce vraiment le hasard ? Je tiens aussi à préciser que je ne soutiens pas un régime théocratique, la politique doit être laïque et la religion, laissée au privé. Mais je soutiens l’Iran dans son combat contre un système mondial vicieux qui méprise les droits les plus élémentaires des humains et massacre l’Environnement.