Une étude fait le lien entre les nitrates dans l’eau et un risque de démence


Une étude publiée en décembre 2025 dans la revue Alzheimer’s & Dementia révèle que des niveaux de nitrates aussi faibles que 5 mg/L pourraient accroître le risque de démence. Menée sur plus de 54 000 adultes danois suivis jusqu’à 27 ans, cette recherche questionne les seuils réglementaires en vigueur aux États-Unis et en Europe, fixés respectivement à 10 et 50 mg/L. Les auteurs appellent les autorités à réexaminer ces limites face à une exposition chronique de faible intensité.

« C’est la première fois que les nitrates présents dans l’eau potable sont associés à la démence », affirme la docteure Nicola Bondonno. Les nitrates issus des légumes semblent protecteurs grâce aux antioxydants qui favorisent la production d’oxyde nitrique et freinent la formation de N-nitrosamines. Dans l’eau ou la viande transformée, ces garde fous disparaissent. Comme le rapporte The Epoch Times, la professeure Hope Barkoukis rappelle que 80 % de l’exposition provient des végétaux et que, chez l’adulte, l’acidité gastrique limite en principe les effets délétères.

À 5 mg/L, le risque de démence augmenterait de 12 à 16 % par rapport à une eau très faiblement chargée. L’étude reste observationnelle et ne prouve pas un lien de cause à effet. « Cependant, nos résultats suggèrent que les autorités réglementaires devraient réexaminer les limites actuelles et mieux comprendre les effets d’une exposition prolongée à de faibles doses sur la santé cérébrale », insiste Nicola Bondonno. Sans céder à la panique, les chercheurs recommandent d’analyser l’eau utilisée pour les nourrissons et de privilégier une alimentation riche en légumes et pauvre en viandes transformées.





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