
La guerre menée par la théocratie talmudique israélienne et « l’évangélisme sioniste » de la Maison-Blanche contre la théocratie chiite iranienne met en évidence que l’un de ses principaux fondements est une « guerre religieuse » au XXIe siècle. La théocratie intrinsèque de la Constitution israélienne — qui n’accepte comme président que les personnes « juives » — est déjà largement connue, tandis que son « sionisme révisionniste » persiste aujourd’hui intensément, tel que défendu à l’origine par Ze’ev Jabotinsky — l’auteur du Mur de fer [1] et grand allié de Benzion Mileikowsky, père du Premier ministre Netanyahu, d’origine polonaise — et ce « sionisme révisionniste » a fusionné avec les préceptes de la secte eschatologique/kabbalistique très controversée de Chabad-Lubavitch, elle-même associée aux Khazars, à Jeffrey Epstein et au comédien ukrainien Zelensky [2].
J’ai proposé l’existence de trois sionismes :
1. Le « sionisme originel » du Khazar Théodor Herzl, qui, avec ses collègues banquiers, les Rothschild, avait promu la création d’un « foyer juif » ;
2. Le « sionisme révisionniste » du duo Jabotinsky/Netanyahu (alias Mileikowsky) ; et
3. « L’évangélisme sioniste » [3].
Dans cette optique, il semblerait que la prière évangélique à la Maison-Blanche [4], menée par le président Trump en pleine guerre contre l’Iran, ait adhéré au puissant projet d’« évangélisme sioniste », dont les tentacules absorbent l’évangélisme aux États-Unis et au Brésil, ou s’y soit alignée.
Depuis l’année dernière, Democracy Now ! révèle que Pete Hegseth, chef du ministère de la Guerre, est un nationaliste chrétien qui célèbre la Confédération et les Croisades [5]. De plus, Pete Hegseth est considéré comme un sioniste évangélique car, lors de sa confirmation, il a déclaré sans ambages : « Je suis chrétien et je soutiens fermement l’État d’Israël et sa défense existentielle » (sources : Jerusalem Post, Politico, Forward ; NPR).
Les chiens viennent de déterrer les déclarations mortelles de l’ancien commentateur de Fox News Pete Hegseth concernant la construction explosive du Troisième Temple [6], selon les croyances des zélotes talmudiques [7] sur le site de la mosquée Al-Aqsa (troisième lieu saint de l’Islam) à Jérusalem : la guerre de « l’évangélisme sioniste » contre l’Islam de 2,1 milliards de fidèles !
Le journal britannique The Independent commente : « Comment la guerre contre l’Iran est sous-tendue par la ferveur religieuse « de la fin des temps » à Washington et à Téhéran [8] » : « Une croyance partagée en la fin des temps, ou « second avènement », sous-tend une grande partie des motivations dans les couloirs du pouvoir à Washington et dans les bunkers où se cachent aujourd’hui les ayatollahs. »
Dans une démarche aussi inédite qu’étrange, plusieurs commandants de toutes les branches de l’armée états-unienne ont proclamé que « le président Trump a été oint par Jésus (sic) pour déclencher l’apocalypse et marquer son retour sur Terre [9] ». Il y a une différence entre avoir des religions hautement respectables et instrumentaliser la religion en temps de guerre pour exacerber les conflits religieux.
Selon l’Encyclopédie Britannica, intrinsèquement pro-sioniste, l’Armageddon est « le lieu où les rois de la Terre sous direction démoniaque (méga-sic !) feront la guerre aux forces de Dieu à la fin de l’histoire [10] ».
À l’inverse, les Gardiens de la révolution iraniens professent le culte croissant du mahdisme [11] : le retour du douzième « imam caché », Muhammad al-Mahdi, décrété par Dieu dans la cosmogonie chiite, qui reviendra un jour pour débarrasser le monde du Mal et de l’Injustice, lors d’une « bataille apocalyptique finale » entre deux armées, où « les forces du chiisme triompheront du Mal ». Il est frappant de constater que les chiites iraniens connaissent mieux le monde « occidental » que l’« Occident » ignorant ne connaît le « mahdisme ».