Les USA et leur super armada ne peuvent rien contre les menaces sur le détroit d’Ormuz !


La marine américaine, la plus puissante de l’histoire, refuse d’escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz (33 km de large), selon Reuters le 10 mars. Quelle faillite ! Depuis le début de l’opération Epic Fury le 28 février, les demandes quasi quotidiennes du secteur pétrolier sont rejetées pour risque d’attaque iranienne trop élevé. Aucune escorte n’a eu lieu en 11 jours, malgré des forces massives : trois super-porte-avions US (Abraham Lincoln, Gerald R. Ford, George H.W. Bush) et alliés (Charles de Gaulle français, HMS Dragon britannique).

Le détroit, avec des voies navigables de 3 km par sens, est défendu par les Gardiens de la révolution iraniens : missiles antinavires, drones, vedettes rapides et 2 000 à 6 000 mines. Ces forces ont une autorité de tir autonome et des ordres prédélégués du Guide suprême décédé.

Le refus n’est pas de la lâcheté, mais une logique : les navires sont conçus pour la haute mer, pas pour l’escorte côtière où une mine bon marché peut couler un destroyer coûteux. Trump promet des escortes « dès que possible », mais des déclarations contradictoires émergent, supprimées par la Maison Blanche.


Ghalibaf - PlayStation
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Le président du Parlement iranien, M.B. Ghalibaf, ironise sur ces affirmations, les comparant à un jeu vidéo face aux mensonges des Yankees. La doctrine iranienne crée une menace où le coût d’un échec d’escorte dépasse celui d’un refus, bloquant 700 pétroliers et pesant sur l’économie mondiale avec des conséquences désastreuses. C’est ainsi que la guerre en Iran est en train de montrer l’extrême fragilité de l’hyperpuissance US aux pieds d’argile.


La marine la plus puissante de l’histoire de l’humanité vient d’admettre qu’elle ne peut pas escorter en toute sécurité un seul pétrolier à travers un détroit de 33 kilomètres. Reuters a rapporté le 10 mars que, depuis le début de l’opération Epic Fury le 28 février, la marine américaine a refusé les demandes quasi quotidiennes d’escorte militaire formulées par les secteurs pétrolier et maritime dans le détroit d’Ormuz, invoquant un risque d’attaque iranienne jugé trop élevé. Pas une seule fois. Pas occasionnellement. Quasiment chaque jour. Pendant onze jours, le secteur maritime a sollicité l’aide de la marine américaine, et chaque jour, la réponse a été négative. Considérons les forces déployées dans la région. Le groupe aéronaval du porte-avions USS Abraham Lincoln opère en mer d’Arabie. L’USS Gerald R. Ford se trouve en mer Rouge. L’USS George H.W. Bush est en route ou en préparation de déploiement. Trois super-porte-avions à propulsion nucléaire, d’un déplacement de 100 000 tonnes chacun, embarquant 75 aéronefs, sont escortés par des croiseurs Aegis et des destroyers lance-missiles dotés des systèmes radar et de défense antimissile les plus avancés jamais construits. La France a déployé le groupe aéronaval du Charles de Gaulle en Méditerranée orientale et en mer Rouge. La Grande-Bretagne a dépêché le HMS Dragon, un destroyer de défense aérienne de type 45, pour défendre la base aérienne de la RAF d’Akrotiri à Chypre. La puissance de feu navale combinée des Alliés dans ce théâtre d’opérations dépasse la capacité militaire totale de la plupart des nations du monde. Aucun de ces navires ne peut faire passer un pétrolier à travers le mont Hormuz. Le détroit mesure 33 kilomètres de large à son point le plus étroit. Les voies de navigation praticables se réduisent à environ 3 kilomètres dans chaque direction. Avant la guerre, 138 pétroliers empruntaient quotidiennement ce corridor. Ce dernier est désormais défendu par 31 commandements provinciaux autonomes des Gardiens de la révolution islamique, dotés d’une autorité de tir indépendante, d’ordres prédélégués d’un Guide suprême décédé, de missiles de croisière antinavires côtiers, de drones kamikazes, de vedettes rapides et d’un stock de mines de 2 000 à 6 000 engins, dont quelques dizaines sont confirmées en mer, avec 80 à 90 % de leurs plateformes de lancement intactes. Le refus de l’US Navy n’est pas de la lâcheté, mais une question de logique. Un groupe aéronaval est conçu pour la projection de puissance en haute mer, et non pour l’escorte côtière dans un couloir maritime où une mine de contact à 500 dollars peut mettre hors service un destroyer à 4 milliards de dollars. Le radar d’un croiseur équipé du système Aegis peut suivre des centaines de cibles à 400 kilomètres, mais ne peut détecter une mine enfouie à trois mètres sous la surface. Un F-35 peut effectuer des frappes de précision à Mach 1,6, mais ne peut pas sécuriser une voie de navigation. Les moyens sont inadaptés à la mission. On demande au marteau le plus cher du monde d’enfiler une aiguille. Trump a déclaré à CBS que les escortes débuteraient « dès que possible » et « lorsque cela sera raisonnable ». Son secrétaire à l’Énergie a publié un message affirmant qu’un transit escorté avait déjà eu lieu, avant de le supprimer après que la Maison Blanche a confirmé qu’il n’en avait rien eu. Le président du Parlement iranien a ironisé sur cette affirmation, la comparant à une PlayStation. L’AIE a proposé le plus important déblocage de réserves de l’histoire, car le détroit que la Marine ne peut pas traverser avec escorte reste de facto fermé. Ghalibaf n’avait pas tort. Les escortes n’existent pas. Non pas par manque de volonté américaine, mais parce que la doctrine mosaïque a créé un climat de menace où le coût d’une défaillance d’escorte dépasse celui d’un refus d’escorte. Une seule mine touchant un pétrolier escorté entraînerait des pertes humaines, une catastrophe pour les assurances et une humiliation stratégique que trois groupes aéronavals ne pourraient absorber. La Marine ne refuse pas d’aider ; elle refuse de perdre. Sept cents pétroliers sont en attente. Trois porte-avions surveillent. Et le corridor de 33 kilomètres qui les sépare demeure le passage le plus coûteux au monde.



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