La médaille du travail perd son avantage fiscal historique


Même la reconnaissance n’est pas à l’abri du fisc. La prime associée à la médaille d’honneur du travail, longtemps considérée comme un geste symbolique, rejoint le droit commun dès 2026. Cette gratification devra être intégrée au revenu déclaré, sans seuil d’exonération. Une évolution qui s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de réduction des niches fiscales jugées peu ciblées.

Jusqu’ici, le dispositif reposait sur une exception claire inscrite dans le Code général des impôts : « les gratifications allouées aux vieux travailleurs à l’occasion de la délivrance de la médaille d’honneur du travail » échappaient à l’impôt dans la limite d’un mois de salaire. La loi de finances pour 2026 a balayé ce principe. Désormais, la prime est traitée comme n’importe quel complément de rémunération. Comme le souligne le ministère du Travail, « la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 a supprimé l’exonération d’impôts sur le revenu relative à la gratification accordée, dans certains cas, avec l’attribution de la médaille d’honneur du travail ». Une rupture assumée dans la manière dont l’État valorise l’ancienneté.

Les montants, parfois équivalents à plusieurs mois de salaire selon les entreprises, seront intégrés au prélèvement à la source. Le média Capital alerte sur les risques de mauvaise anticipation pour les salariés, invités à se préparer à une hausse de leur imposition. L’impact variera selon les situations, mais certains pourraient changer de tranche fiscale. Si une tolérance subsiste côté cotisations sociales, les experts s’attendent à un durcissement à terme. La reconnaissance du travail s’aligne ainsi sur une logique budgétaire plus stricte, au risque d’en diluer la portée.





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