Huit millions de Français risquent de voir leur facture de gaz augmenter dans les mois à venir, selon la ministre de l’Énergie Maud Bregeon, en interview sur BFMTV ce jeudi. Cette hausse concerne principalement les ménages dont les contrats sont indexés sur les prix du marché, plus sensibles aux fluctuations récentes. En cause, une nouvelle tension sur les marchés énergétiques européens, alimentée par le contexte géopolitique au Moyen-Orient, qui a entraîné une nette remontée des prix du gaz. Si le gouvernement se veut rassurant en soulignant une situation moins critique qu’en 2022, notamment grâce à de meilleures capacités de stockage et à un parc nucléaire plus performant, l’impact sur les consommateurs reste bien réel.
Malgré ces perspectives de hausse, l’exécutif exclut pour l’instant toute baisse des taxes pour alléger la facture des ménages. Une position justifiée par la volonté de maîtriser les finances publiques, dans un contexte budgétaire contraint. Le gouvernement privilégie ainsi une approche prudente, misant sur un suivi de la situation plutôt que sur des mesures immédiates de soutien. Ce choix est toutefois contesté par des associations de consommateurs, qui redoutent que de nombreux foyers, déjà fragilisés par les crises récentes, ne puissent absorber une nouvelle augmentation des coûts de l’énergie.