Le gouvernement autorise un gazole moins résistant au froid pour éviter la pénurie


Depuis le 26 mars, le gouvernement autorise temporairement un gazole moins résistant au froid pour éviter une pénurie liée à la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz. Une décision d’urgence qui transfère une part du risque aux automobilistes.

Rouler oui, mais à quel prix ? Pour éviter des stations à sec, l’exécutif a choisi d’assouplir discrètement les règles du diesel. Publiée au Journal officiel, la mesure permet de vendre un carburant qui ne respecte plus pleinement les standards hivernaux. Le seuil de tenue au froid est relevé à 0 degré, contre environ -15 en temps normal. En clair, dès que le thermomètre passe sous zéro, le gazole peut se figer partiellement et bloquer les filtres. Une décision qui, sous couvert de pragmatisme, fait peser un risque technique sur certains conducteurs.

Les conséquences sont connues : démarrages difficiles, moteurs qui s’arrêtent, filtres obstrués. Les zones froides restent les plus exposées, notamment en altitude ou lors d’épisodes tardifs. Le gouvernement impose bien une information claire en station, mais précise aussi que l’automobiliste assumera seul les éventuels dommages. Comme le rappelle l’article publié par BFM Business, seule la résistance au froid est dégradée, le reste des critères techniques demeure conforme.

Le gazole a bondi de près de 30 % en un mois, atteignant plus de 2,20 euros le litre. L’Europe dépend fortement des importations et les routes maritimes perturbées accentuent la tension. Selon Francis Pousse, l’Union importe jusqu’à 40 % de son diesel raffiné. Le marché de Rotterdam enregistre déjà des hausses rapides. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a évoqué un choc pétrolier, avant de tempérer…





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