La dictature en marche : après le covid, le carbone


Mardi 24 mars 2026, Roland Lescure, ministre de l’Économie, a lâché une vérité qui dérange devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale :« Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. Et si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l’économie, et être au fond d’une nature systémique. »

Moins de 24 heures plus tard, Emmanuel Macron lui ordonnait le rétropédalage : « Je regrette d’avoir utilisé ce terme. Il s’appliquait dans mes mots à la situation internationale, et en aucun cas à la situation française. »

L’aveu était trop clair. Il fallait l’enterrer.

Derrière ce choc pétrolier – lié aux tensions au Moyen-Orient et au risque de blocage du détroit d’Ormuz – se profile la nouvelle étape du contrôle : après le covid, le carbone.

Larry Fink, patron de BlackRock, l’a dit sans détour le 25 mars : un baril à 150 dollars (contre environ 100 aujourd’hui) déclencherait « une récession mondiale dévastatrice ». Des années à plus de 100, voire 150 dollars, auraient des « implications profondes » sur l’économie.

Ils annoncent toujours le coup à l’avance. Comme en 1929 (premier krash boursier mondial), 1973 (premier choc pétrolier), 2008 (crise des Subprimes) et 2020 (crise covid).

L’argent ne disparaît jamais. Les milliers de milliards « perdus » par les peuples et les États changent simplement de mains. À chaque choc pétrolier, les majors américaines raflent la mise : leur coût de production reste stable, le prix de vente explose. En 2022, lors du précédent choc, les grandes compagnies pétrolières et gazières ont engrangé plus de 200 milliards de dollars de bénéfices nets – un record. Puis vient la phase 2 : rachat à bas prix des entreprises affaiblies et revente une fois la crise passée. BlackRock, Vanguard et les actionnaires des majors (dont Rockefeller & Co) se partagent le butin.

Mais cette fois, le choc pétrolier va servir un objectif encore plus vaste : accélérer la dictature carbone.

Le gouvernement – que certains appellent déjà Le Reich En Marche – va nous expliquer que, pour éviter le prochain choc, il faut « accélérer la transition énergétique ». Traduction : renforcement massif des taxes carbone, extension du marché des quotas (EU ETS II qui touche dès 2026 le chauffage des bâtiments et le transport routier), et durcissement du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF). Ce dernier, entré en vigueur en janvier 2026, taxe déjà les importations d’acier, ciment, aluminium, etc., et s’étendra en 2028 à des centaines de produits supplémentaires. Résultat : énergie plus chère pour tous, restrictions déguisées, et contrôle total de nos déplacements et de notre consommation sous couvert de « sauvetage du climat ».

Après le contrôle sanitaire du covid, voici le contrôle énergétique et carbone de nos vies quotidiennes. La natalité s’effondre depuis des années dans les pays occidentaux. La suite logique ? Monnaie numérique de banque centrale, crédit social et surveillance généralisée.

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Pour faire passer cette réduction des libertés, on nous serine la même antienne : plus de sécurité contre moins de liberté. Terrorisme, pandémies, climat, guerres… autant d’ennemis réels ou amplifiés qui justifient l’étranglement.

Les États-Unis excellent dans cet exercice : ils mènent ou soutiennent des opérations militaires quasi sans interruption depuis 80 ans. Sans ennemi extérieur permanent, leur économie – dopée par le complexe militaro-industriel – perdrait une justification majeure pour des budgets de défense colossaux. Pour l’Inde, c’est le Pakistan (et inversement). Pour la Chine et la Russie, ce sont les États-Unis (et inversement). Pour l’Iran, ce sont les États-Unis et Israël (et inversement). Pour l’Europe, c’est la Russie via le soutien à l’Ukraine : sans cela, demain les chars russes seraient à Paris, Berlin ou Madrid, nous dit-on. Et depuis le 11 septembre 2001, la « menace terroriste » universelle justifie tout, partout, tout le temps.

Même les « révolutions » qui paraissent spontanées sont souvent facilitées. Ainsi, la révolution iranienne de 1979 : l’ayatollah Khomeini, exilé d’abord longuement en Irak, a été accueilli en France fin 1978, près de Paris. Pendant plusieurs mois, depuis cette paisible banlieue, il a enregistré les discours qui ont mené à la chute du Shah. Il est ensuite rentré triomphalement à Téhéran pour fonder la République islamique. Un nouvel ennemi durable était né, parfait pour justifier des décennies de tensions au Moyen-Orient.

Derrière les divergences apparentes (États-Unis, Chine, Russie, Europe, Iran, Israël…), les dirigeants partagent-ils le même projet ? En l’occurrence une réduction drastique de la population liée à la baisse des naissances et une diminution de l’espérance de vie (elle a déjà fortement diminué aux États-Unis),et une mise en place de normes de plus en plus restrictives pour les survivants ; une forme « d’esclavagisme moderne » ou de nombreuses professions intellectuelles sont remplacées par de l’IA ou de la robotisation. Plus besoin de nourrir, loger et distraire un « cheptel humain » trop nombreux.

Benjamin Franklin nous avait pourtant avertis il y a plus de 270 ans :

« Un peuple qui accepte de perdre un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et n’obtiendra aucune des deux. »

Le piège est ancien, mais il n’est pas invincible.

Si nous voulons léguer à nos enfants un avenir libre et non celui de citoyens « soumis à des contraintes et normes » dans un monde de contrôle total, il est temps de refuser les narratifs officiels, de partager les faits et de reconstruire des solidarités réelles hors du système.

Ça suffit.

Au boulot.

fs





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