le PS assuré du soutien de la gauche pour une motion de censure en cas de maintien de la proposition de Gabriel Attal — RT en français



Olivier Faure n’exclut pas de déposer une motion de censure avec les groupes de gauche si le dialogue social n’est pas respecté sur le travail le 1er mai. Le premier secrétaire du PS s’est assuré du soutien des autres partis de gauche face à une proposition de loi visant à élargir dès 2026 le travail ce jour-là.

Dans un entretien diffusée le 12 avril sur Franceinfo et France Inter, Olivier Faure s’est opposé à l’ancien Premier ministre Gabriel Attal sur la question du travail le 1er mai, seul jour férié chômé et payé pour tous.

Il refuse toute « déconstruction progressive » du Code du travail et appelle à ne pas passer en force sur un sujet aussi chargé d’histoire. Les autres partis de gauche soutiennent son initiative.

« Poser des limites » pour un jour symbolique

Le patron du Parti socialiste a menacé de joindre ses forces à celles des communistes et de La France insoumise pour déposer une motion de censure. Vendredi dernier, après le rejet tactique du texte à l’Assemblée, le groupe GDR avait lancé l’idée. Les Insoumis ont immédiatement confirmé leur participation, même si ces deux groupes seuls ne disposent pas du nombre de signatures nécessaires. « Sur ce sujet-là […] il ne peut y avoir autre chose que la relance du dialogue social », a déclaré Olivier Faure. Il a précisé avoir échangé avec Stéphane Peu, président du groupe communiste, qui partage son analyse : « Si on n’est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, eh bien effectivement, il peut y avoir une censure ».

Cette motion pourrait être déposée « avec l’ensemble des partis de gauche qui considèrent qu’à un moment, il faut aussi poser des limites », a-t-il ajouté. « Parce que si on ne les pose pas, y compris pour ce jour tellement symbolique, on sait que c’est la porte ouverte à la déconstruction du Code du travail ». Olivier Faure a toutefois salué la promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu de ne pas « passer en force ». Matignon a annoncé dimanche soir que le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, recevrait les syndicats dès lundi soir.

De son côté, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a estimé sur France 3 que le dialogue social ne pouvait être « éludé », tout en souhaitant que le texte soit « applicable pour le 1er mai prochain ».

La proposition de loi, qui vise à autoriser davantage de travail ce jour férié, reste donc au cœur d’une vive tension politique à quelques semaines du 1er mai 2026.





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