{"id":11216,"date":"2025-06-30T13:18:42","date_gmt":"2025-06-30T11:18:42","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/06\/30\/les-experiences-de-controle-comportemental-de-la-cia-au-coeur-dune-nouvelle-collection-scientifique\/"},"modified":"2025-06-30T13:18:42","modified_gmt":"2025-06-30T11:18:42","slug":"les-experiences-de-controle-comportemental-de-la-cia-au-coeur-dune-nouvelle-collection-scientifique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/06\/30\/les-experiences-de-controle-comportemental-de-la-cia-au-coeur-dune-nouvelle-collection-scientifique\/","title":{"rendered":"Les exp\u00e9riences de contr\u00f4le comportemental de la CIA au c\u0153ur d&rsquo;une nouvelle collection scientifique."},"content":{"rendered":"<p> [ad_1]<br \/>\n<\/p>\n<p>Washington, D.C., 23 d\u00e9cembre 2024 \u2013 Aujourd\u2019hui, les National Security Archive et ProQuest (filiale de Clarivate) saluent la publication d\u2019une nouvelle collection de documents scientifiques, fruit de nombreuses ann\u00e9es de travail, sur l\u2019histoire secr\u00e8te et choquante des programmes de recherche de la CIA sur le contr\u00f4le mental. La nouvelle collection, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/proquest.libguides.com\/dnsa\/64\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">CIA and the Behavioral Sciences\u00a0: Mind Control, Drug Experiments and MKULTRA<\/a>\u00a0\u00bb (La CIA et les sciences comportementales\u00a0: contr\u00f4le mental, exp\u00e9riences sur les drogues et MKULTRA), rassemble plus de 1 200 documents essentiels sur l\u2019un des programmes les plus tristement c\u00e9l\u00e8bres et abusifs de l\u2019histoire de la CIA.<\/p>\n<p>Sous des noms de code tels que MKULTRA, BLUEBIRD et ARTICHOKE, la CIA a men\u00e9 des exp\u00e9riences terrifiantes utilisant des drogues, l\u2019hypnose, l\u2019isolement, la privation sensorielle et d\u2019autres techniques extr\u00eames sur des sujets humains, souvent des citoyens am\u00e9ricains, qui ignoraient g\u00e9n\u00e9ralement ce qui leur \u00e9tait fait ou qu\u2019ils participaient \u00e0 un test de la CIA.<\/p>\n<p>L\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui intervient 50 ans apr\u00e8s qu\u2019une enqu\u00eate du<i> New York Times<\/i> men\u00e9e par Seymour Hersh ait d\u00e9clench\u00e9 des investigations qui ont mis au jour les abus de MKULTRA. La nouvelle collection intervient \u00e9galement 70 ans apr\u00e8s que le g\u00e9ant pharmaceutique am\u00e9ricain Eli Lilly &amp; Company ait mis au point pour la premi\u00e8re fois, fin 1954, un proc\u00e9d\u00e9 permettant de rationaliser la fabrication du LSD, devenant ainsi le principal fournisseur de la CIA pour cette nouvelle substance psychoactive au c\u0153ur de nombreux efforts de contr\u00f4le du comportement men\u00e9s par l\u2019agence.<\/p>\n<p>\u2022 Un plan approuv\u00e9 par le DCI en 1950 pour la cr\u00e9ation d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9quipes d\u2019interrogatoire\u00a0\u00bb qui \u00ab\u00a0utiliseraient le polygraphe, les drogues et l\u2019hypnotisme pour obtenir les meilleurs r\u00e9sultats possibles en mati\u00e8re de techniques d\u2019interrogatoire\u00a0\u00bb. (Document 2)<\/p>\n<p>\u2022 Une note de service de 1951 qui rend compte d\u2019une r\u00e9union entre la CIA et des responsables des services de renseignement \u00e9trangers au sujet de la recherche sur le contr\u00f4le mental et de leur int\u00e9r\u00eat commun pour le concept de contr\u00f4le mental individuel. (Document 3)<\/p>\n<p>\u2022 Une entr\u00e9e de 1952 dans l\u2019agenda quotidien de George White, un agent f\u00e9d\u00e9ral des stup\u00e9fiants qui dirigeait un refuge o\u00f9 la CIA testait des drogues comme le LSD et menait d\u2019autres exp\u00e9riences sur des Am\u00e9ricains \u00e0 leur insu. (Document 5)<\/p>\n<p>    \u2022 Un rapport de 1952 sur l\u2019utilisation \u00ab\u00a0r\u00e9ussie\u00a0\u00bb des m\u00e9thodes d\u2019interrogatoire ARTICHOKE qui combinaient l\u2019utilisation de la \u00ab\u00a0narcose\u00a0\u00bb et de l\u2019\u00ab\u00a0hypnose\u00a0\u00bb pour induire une r\u00e9gression puis une amn\u00e9sie chez des \u00ab\u00a0agents russes soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019\u00eatre des agents doubles\u00a0\u00bb. (Document 6)<\/p>\n<p>\u2022 Une note de service datant de 1956 dans laquelle Sidney Gottlieb, directeur du programme MKULTRA, approuve un projet visant \u00e0 \u00ab\u00a0\u00e9valuer les effets de doses importantes de LSD-25 sur des volontaires humains normaux\u00a0\u00bb parmi les prisonniers f\u00e9d\u00e9raux d\u2019Atlanta. (Document 13)<\/p>\n<p>    \u2022 Le rapport de 1963 de l\u2019inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de la CIA, qui a conduit la direction de la CIA \u00e0 r\u00e9examiner l\u2019utilisation d\u2019Am\u00e9ricains \u00e0 leur insu dans son programme secret de tests de drogues. (Document 16)<\/p>\n<p>    \u2022 La d\u00e9position de Sidney Gottlieb, directeur du programme MKULTRA, en 1983 dans le cadre d\u2019une affaire civile intent\u00e9e par Velma \u00ab\u00a0Val\u00a0\u00bb Orlikow, victime des projets parrain\u00e9s par la CIA et men\u00e9s par le Dr Ewen Cameron \u00e0 l\u2019Institut Allan Memorial de Montr\u00e9al. (Document 20)<\/p>\n<p>Les d\u00e9fis auxquels ce projet de documentation a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e9taient consid\u00e9rables, car le directeur de la CIA, Richard Helms, et le directeur de longue date du programme MKULTRA, Sidney Gottlieb, ont d\u00e9truit la plupart des documents originaux du projet en 1973. C\u2019est une histoire de secret, peut-\u00eatre la dissimulation la plus tristement c\u00e9l\u00e8bre de l\u2019histoire de l\u2019Agence. C\u2019est aussi une histoire marqu\u00e9e par une impunit\u00e9 quasi totale, tant au niveau institutionnel qu\u2019individuel, pour d\u2019innombrables abus commis pendant des d\u00e9cennies, non pas lors d\u2019interrogatoires d\u2019agents ennemis ou en temps de guerre, mais lors de traitements m\u00e9dicaux ordinaires, dans des h\u00f4pitaux p\u00e9nitentiaires, des cliniques de d\u00e9sintoxication et des centres de d\u00e9tention pour mineurs, et dans de nombreux cas sous la direction de personnalit\u00e9s \u00e9minentes dans le domaine des sciences du comportement. Malgr\u00e9 les efforts de l\u2019Agence pour effacer cette histoire cach\u00e9e, les documents qui ont surv\u00e9cu \u00e0 cette purge et qui ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s ici pr\u00e9sentent un r\u00e9cit convaincant et troublant des efforts d\u00e9ploy\u00e9s pendant des d\u00e9cennies par la CIA pour d\u00e9couvrir et tester des moyens d\u2019effacer et de reprogrammer l\u2019esprit humain.<\/p>\n<p>La plupart de ces documents proviennent des archives compil\u00e9es par John Marks, ancien fonctionnaire du D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat qui a d\u00e9pos\u00e9 les premi\u00e8res demandes en vertu de la loi sur la libert\u00e9 d\u2019information (Freedom of Information Act) sur ce sujet et dont le livre publi\u00e9 en 1979, <i>The Search for the \u00ab\u00a0Manchurian Candidate\u00a0\u00bb\u00a0: The CIA and Mind Control\u00a0: The Secret History of the Behavioral Sciences<\/i> (New York, W. W. Norton &amp; Company, 1979), reste la source la plus importante sur cet \u00e9pisode. Marks a ensuite fait don de ses documents FOIA et d\u2019autres documents de recherche \u00e0 National Security Archive. Bon nombre des passages censur\u00e9s dans les documents ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s au fil du temps, car les enqu\u00eates officielles, les d\u00e9positions civiles et les r\u00e9cits d\u00e9taill\u00e9s ont apport\u00e9 un \u00e9clairage significatif sur certains de ces \u00e9pisodes. Dans de nombreux cas, les copies des documents d\u00e9classifi\u00e9s donn\u00e9s par Marks \u00e0 National Security Archive portent ses annotations manuscrites.<\/p>\n<p>L\u2019h\u00e9ritage de MKULTRA va bien au-del\u00e0 des diff\u00e9rents \u00ab\u00a0sous-projets\u00a0\u00bb d\u00e9crits dans ces documents et qui ont \u00e9t\u00e9 en grande partie abandonn\u00e9s au milieu des ann\u00e9es 1970. Comme le souligne l\u2019auteur Stephen Kinzer, les programmes de recherche sur le contr\u00f4le du comportement de la CIA \u00ab\u00a0ont contribu\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9cisive au d\u00e9veloppement des techniques utilis\u00e9es par les Am\u00e9ricains et leurs alli\u00e9s dans les centres de d\u00e9tention au Vietnam, en Am\u00e9rique latine, en Afghanistan, en Irak, \u00e0 Guantanamo Bay et dans des prisons secr\u00e8tes \u00e0 travers le monde\u00a0\u00bb. Les techniques MKULTRA ont \u00e9t\u00e9 cit\u00e9es dans le <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive2.gwu.edu\/NSAEBB\/NSAEBB27\/docs\/doc01.pdf\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">manuel d\u2019interrogatoire KUBARK<\/a> de la CIA de 1963, qui a servi de base aux interrogatoires de prisonniers au Vietnam, puis dans les dictatures anticommunistes d\u2019Am\u00e9rique latine. [1]<\/p>\n<p>Si de nombreux projets MKULTRA ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s dans des h\u00f4pitaux, des laboratoires ou d\u2019autres \u00e9tablissements institutionnels, d\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans des refuges clandestins de la CIA, o\u00f9 le personnel n\u2019\u00e9tait pas compos\u00e9 de m\u00e9decins ou de cliniciens, mais d\u2019agents f\u00e9d\u00e9raux des stup\u00e9fiants intransigeants comme George Hunter White. Sous la direction de Gottlieb, White a adopt\u00e9 la personnalit\u00e9 d\u2019un artiste boh\u00e8me nomm\u00e9 \u00ab\u00a0Morgan Hall\u00a0\u00bb pour attirer des victimes sans m\u00e9fiance dans son \u00ab\u00a0repaire\u00a0\u00bb, o\u00f9 lui et ses collaborateurs de la CIA ont secr\u00e8tement men\u00e9 des exp\u00e9riences sur elles et enregistr\u00e9 leur comportement. Ancien membre de l\u2019OSS ayant travaill\u00e9 sur le d\u00e9veloppement d\u2019une \u00ab\u00a0drogue de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb pour l\u2019arm\u00e9e pendant la Seconde Guerre mondiale, White a secr\u00e8tement administr\u00e9 du LSD \u00e0 nombre de ses victimes, une drogue dont la CIA disposait en abondance gr\u00e2ce \u00e0 Eli Lilly, qui avait d\u00e9velopp\u00e9 la capacit\u00e9 de produire cette drogue en \u00ab\u00a0quantit\u00e9s industrielles\u00a0\u00bb et avait accept\u00e9 de devenir le fournisseur de l\u2019Agence. Gottlieb, son adjoint Robert Lashbrook et le psychologue de la CIA John Gittinger font partie des responsables de la CIA qui se rendaient fr\u00e9quemment dans les refuges de White.<\/p>\n<p>La mort myst\u00e9rieuse de Frank Olson en 1953 est particuli\u00e8rement int\u00e9ressante. Olson \u00e9tait chimiste dans l\u2019arm\u00e9e et sp\u00e9cialiste des a\u00e9rosols pour la Division des op\u00e9rations sp\u00e9ciales (SOD) du Corps chimique de l\u2019arm\u00e9e, partenaire militaire de la CIA dans la recherche sur le contr\u00f4le du comportement. Officiellement qualifi\u00e9e de suicide, la mort d\u2019Olson, suite \u00e0 une chute du 10e \u00e9tage \u00e0 New York, est survenue 10 jours apr\u00e8s que Gottlieb et le personnel du TSS aient ajout\u00e9 du LSD \u00e0 son cocktail lors d\u2019une retraite de travail de la CIA-SOD \u00e0 Deep Creek Lake, dans le Maryland. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 par la suite que l\u2019administration de drogues avait contribu\u00e9 \u00e0 sa mort, mais beaucoup, y compris des membres de sa famille, ont remis en question la conclusion selon laquelle Olson, qui partageait une chambre avec Lashbrook cette nuit-l\u00e0, se serait jet\u00e9 par la fen\u00eatre de l\u2019h\u00f4tel Statler.<\/p>\n<p>Au centre de tout cela se trouvait Sidney Gottlieb, chef du personnel des services techniques (TSS) de la division chimique de la CIA, puis directeur de la division des services techniques (TSD). Gottlieb \u00e9tait \u00ab\u00a0le principal fabricant de poisons de la CIA\u00a0\u00bb, selon Kinzer, dont le livre,<i> Poisoner in Chief\u00a0: Sidney Gottlieb and the CIA Search for Mind Control<\/i> (New York\u00a0: Henry Holt, 2019), est l\u2019ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur ce chimiste mercurien. Depuis son poste au c\u0153ur des couloirs secrets de la CIA, Gottlieb a dirig\u00e9 pendant des d\u00e9cennies les efforts de l\u2019agence pour trouver des moyens d\u2019utiliser des drogues, l\u2019hypnose et d\u2019autres m\u00e9thodes extr\u00eames pour contr\u00f4ler le comportement humain et, esp\u00e9rait-on, les transformer en outils utilisables par les agences de renseignement et les d\u00e9cideurs politiques.<\/p>\n<p>Les r\u00e9cits concernant l\u2019implication de la CIA dans les tentatives infructueuses d\u2019assassinat du Premier ministre congolais Patrice Lumumba et du leader cubain Fidel Castro, entre autres, comptent parmi les exemples les plus l\u00e9gendaires, sinon les plus r\u00e9ussis, des efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l\u2019Agence pour mettre en \u0153uvre les stratag\u00e8mes et les outils mis au point par l\u2019unit\u00e9 de Gottlieb. Moins connu est son r\u00f4le dans les exp\u00e9riences sur les drogues et les programmes d\u2019\u00ab\u00a0interrogatoires sp\u00e9ciaux\u00a0\u00bb qui ont laiss\u00e9 des centaines de personnes psychologiquement traumatis\u00e9es et d\u2019autres \u00ab\u00a0d\u00e9finitivement bris\u00e9es\u00a0\u00bb, selon Kinzer. [2]<\/p>\n<p>Bien que MKULTRA ait \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 au plus haut niveau, il fonctionnait pratiquement sans aucun contr\u00f4le. Comme le note Marks, l\u2019autorisation budg\u00e9taire initiale de MKULTRA \u00ab\u00a0exemptait le programme des contr\u00f4les financiers habituels de la CIA\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0permettait au TSS de lancer des projets de recherche \u00ab\u00a0sans signer les contrats habituels ou autres accords \u00e9crits\u00a0\u00bb. [3] Avec peu de responsabilit\u00e9s, des ressources illimit\u00e9es et le soutien du chef des op\u00e9rations secr\u00e8tes de la CIA, Richard Helms, Gottlieb et son \u00e9quipe du TSS ont mis au point une s\u00e9rie d\u2019exp\u00e9riences \u00e9tranges qui, selon eux, permettraient d\u2019am\u00e9liorer les op\u00e9rations de renseignement secr\u00e8tes tout en renfor\u00e7ant les d\u00e9fenses de l\u2019Agence contre l\u2019utilisation de techniques similaires par les forces ennemies.<\/p>\n<p>Lorsque Gottlieb est arriv\u00e9 \u00e0 la CIA en 1952, le projet BLUEBIRD, qui explorait \u00ab\u00a0la possibilit\u00e9 de contr\u00f4ler un individu par l\u2019application de techniques d\u2019interrogatoire sp\u00e9ciales\u00a0\u00bb, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9. [4] Dirig\u00e9es par le chef du Bureau de la s\u00e9curit\u00e9, Morse Allen, les premi\u00e8res exp\u00e9riences BLUEBIRD ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par des \u00e9quipes compos\u00e9es d\u2019experts en polygraphie et de psychologues sur des d\u00e9tenus et des informateurs pr\u00e9sum\u00e9s dans des centres d\u2019interrogatoire secrets am\u00e9ricains au Japon et en Allemagne.<\/p>\n<p>La nomination d\u2019Allen Dulles au poste de directeur adjoint de la CIA en 1951 a conduit \u00e0 l\u2019extension des programmes BLUEBIRD sous un nouveau nom, ARTICHOKE, et sous la direction de Gottlieb au TSS. Le nouveau programme devait inclure, entre autres projets, le d\u00e9veloppement de \u00ab\u00a0pistolets \u00e0 gaz\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0poisons\u00a0\u00bb, ainsi que des exp\u00e9riences visant \u00e0 tester si des \u00ab\u00a0sons monotones\u00a0\u00bb, des \u00ab\u00a0commotions\u00a0\u00bb, des \u00ab\u00a0\u00e9lectrochocs\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0sommeil induit\u00a0\u00bb pouvaient \u00eatre utilis\u00e9s comme moyens d\u2019obtenir un \u00ab\u00a0contr\u00f4le hypnotique d\u2019un individu\u00a0\u00bb [5].<\/p>\n<p>C\u2019est dans le cadre d\u2019ARTICHOKE que l\u2019Agence a commenc\u00e9 \u00e0 recruter de mani\u00e8re plus syst\u00e9matique les meilleurs chercheurs et \u00e0 solliciter les institutions les plus prestigieuses pour collaborer \u00e0 ses recherches sur le contr\u00f4le mental. L\u2019un des premiers \u00e0 participer fut le directeur adjoint de l\u2019h\u00f4pital psychiatrique de Boston, le Dr Robert Hyde, qui fut en 1949 le premier Am\u00e9ricain \u00e0 \u00ab\u00a0planer\u00a0\u00bb sous LSD apr\u00e8s que l\u2019h\u00f4pital eut acquis des \u00e9chantillons de cette drogue aupr\u00e8s du laboratoire Sandoz en Suisse. En 1952, la CIA a commenc\u00e9 \u00e0 financer les recherches sur le LSD men\u00e9es par l\u2019h\u00f4pital, dans le cadre desquelles Hyde a utilis\u00e9 comme sujets lui-m\u00eame, ses coll\u00e8gues, des \u00e9tudiants volontaires et des patients de l\u2019h\u00f4pital. Hyde a travaill\u00e9 sur quatre sous-projets MKULTRA au cours de la d\u00e9cennie suivante.<\/p>\n<p>Peu apr\u00e8s \u00eatre devenu directeur de la CIA en 1953, Dulles autorisa MKULTRA, \u00e9largissant les recherches de l\u2019agence sur le contr\u00f4le du comportement et les recentrant sur le d\u00e9veloppement d\u2019une \u00ab\u00a0capacit\u00e9 d\u2019utilisation secr\u00e8te de mat\u00e9riaux biologiques et chimiques\u00a0\u00bb dans le cadre d\u2019\u00ab\u00a0op\u00e9rations clandestines pr\u00e9sentes et futures\u00a0\u00bb. [6] Bon nombre des 149 sous-projets MKULTRA ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s par des universit\u00e9s r\u00e9put\u00e9es telles que Cornell, Georgetown, Rutgers, Illinois et Oklahoma. Le Dr Carl Pfeiffer, pr\u00e9sident du d\u00e9partement de pharmacologie de l\u2019universit\u00e9 Emory, a dirig\u00e9 quatre sous-projets MKULTRA, qui impliquaient tous l\u2019utilisation de drogues, notamment le LSD, pour induire des \u00e9tats psychotiques. Cette s\u00e9rie d\u2019exp\u00e9riences horribles a laiss\u00e9 des s\u00e9quelles \u00e0 vie chez bon nombre de ses sujets, notamment des prisonniers de la prison f\u00e9d\u00e9rale d\u2019Atlanta et des mineurs d\u00e9tenus dans un centre de d\u00e9tention \u00e0 Bordentown, dans le New Jersey.<br class=\"autobr\"\/><br \/>\nDe nombreux autres sous-projets MKULTRA ont \u00e9t\u00e9 mis en place gr\u00e2ce \u00e0 des subventions provenant de fausses fondations financ\u00e9es par la CIA. L\u2019une d\u2019entre elles, le <i>Geschickter Fund for Medical Research<\/i>, dirig\u00e9 par le Dr Charles Geschickter, professeur de pathologie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Georgetown, a inject\u00e9 des millions de dollars de la CIA dans des programmes de recherche \u00e0 Georgetown et dans d\u2019autres institutions. Dans le cadre de cet accord, la CIA a obtenu l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un refuge m\u00e9dical dans la nouvelle annexe Gorman de l\u2019h\u00f4pital universitaire de Georgetown, ainsi qu\u2019\u00e0 un approvisionnement r\u00e9gulier de patients et d\u2019\u00e9tudiants pouvant servir de sujets pour les exp\u00e9riences MKULTRA.<\/p>\n<p>Une autre fondation \u00ab\u00a0\u00e9cran\u00a0\u00bb importante du programme MKULTRA, la <i>Human Ecology Society<\/i>, \u00e9tait dirig\u00e9e par le Dr Harold Wolff, neurologue au Cornell Medical Center, qui a r\u00e9dig\u00e9 l\u2019une des premi\u00e8res \u00e9tudes sur les techniques de lavage de cerveau communistes pour Allen Dulles, puis s\u2019est associ\u00e9 \u00e0 la CIA pour mettre au point une combinaison de m\u00e9dicaments et de privation sensorielle pouvant \u00eatre utilis\u00e9e pour effacer la m\u00e9moire humaine. Parmi les projets MKULTRA les plus extr\u00eames financ\u00e9s par le groupe de Wolff figuraient les tristement c\u00e9l\u00e8bres exp\u00e9riences de \u00ab\u00a0d\u00e9patterning\u00a0\u00bb men\u00e9es par le Dr D. Ewen Cameron \u00e0 l\u2019Allan Memorial Institute, un h\u00f4pital psychiatrique de l\u2019universit\u00e9 McGill \u00e0 Montr\u00e9al, au Canada. Les m\u00e9thodes de Cameron combinaient le sommeil induit, les \u00e9lectrochocs et le \u00ab\u00a0psychic driving\u00a0\u00bb, dans le cadre duquel des sujets drogu\u00e9s \u00e9taient tortur\u00e9s psychologiquement pendant des semaines ou des mois dans le but de reprogrammer leur esprit.<\/p>\n<p>Ces archives mettent \u00e9galement en lumi\u00e8re une p\u00e9riode particuli\u00e8rement sombre de l\u2019histoire des sciences comportementales, au cours de laquelle certains des meilleurs m\u00e9decins du domaine ont men\u00e9 des recherches et des exp\u00e9riences g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es aux m\u00e9decins nazis jug\u00e9s \u00e0 Nuremberg. Si certains professionnels de la sant\u00e9 engag\u00e9s par la CIA ont apparemment \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 des questions \u00e9thiques li\u00e9es \u00e0 la r\u00e9alisation de tests nuisibles sur des sujets humains non consentants, d\u2019autres \u00e9taient impatients de participer \u00e0 un programme dans lequel, selon une note de service de 1953, \u00ab\u00a0aucun domaine de l\u2019esprit humain ne doit rester inexplor\u00e9\u00a0\u00bb. [7] Tout comme les psychologues de la CIA ont supervis\u00e9 plus tard la torture des prisonniers \u00e0 Guantanamo Bay et dans les \u00ab\u00a0sites noirs\u00a0\u00bb de la CIA, au cours des premi\u00e8res d\u00e9cennies du XXIe si\u00e8cle, bon nombre des m\u00e9decins et cliniciens recrut\u00e9s pour travailler sur MKULTRA \u00e9taient des leaders dans leur domaine, dont la participation a renforc\u00e9 le prestige du programme et en a attir\u00e9 d\u2019autres. Les universitaires et les chercheurs qui s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 l\u2019implication des psychologues et autres professionnels de la sant\u00e9 dans les horribles programmes de d\u00e9tention et d\u2019interrogatoire am\u00e9ricains qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es trouveront des parall\u00e8les et des ant\u00e9c\u00e9dents historiques dans cette collection.<\/p>\n<p>Cette collection est \u00e9galement tr\u00e8s pr\u00e9cieuse pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les premi\u00e8res ann\u00e9es de la CIA et certaines de ses personnalit\u00e9s majeures, telles qu\u2019Allen Dulles, Richard Helms, Richard Bissell, Frank Wisner et d\u2019autres, qui ont imagin\u00e9 et cr\u00e9\u00e9 une agence de renseignement favorisant les actions audacieuses, souvent secr\u00e8tes, et o\u00f9 des projets controvers\u00e9s comme MKULTRA pouvaient secr\u00e8tement prendre racine et prosp\u00e9rer.<\/p>\n<p><i>Traduction \u00ab\u00a0heureusement que c\u2019est une th\u00e9orie du complot et qu\u2019en plus \u00e7a ne se pratique plus\u00a0\u00bb par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles<\/i><\/p>\n<div id=\"\">\n<li>\n<p>Document 01<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32716-document-01-us-central-intelligence-agency-interrogation-research-section-chief\" hreflang=\"en\"><strong>U.S. Central Intelligence Agency, Interrogation Research Section to Chief, Security Branch, \u201cEstablishing of Security Validation Teams,\u201d Classification unknown, September 27, 1949, 2 pp.<\/strong><\/a> Sep 27, 1949<\/p>\n<p>Source John Marks Collection, Box 1<\/p>\n<p>\u00c0 son retour d\u2019un voyage \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, Morse Allen, de la CIA, r\u00e9sume ses recommandations pour la cr\u00e9ation d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9quipes de validation de la s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb aux \u00c9tats-Unis et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, qui combineraient l\u2019utilisation de drogues, de l\u2019hypnose et du polygraphe pour remplir diverses fonctions de renseignement, notamment la s\u00e9lection du personnel et des informateurs de l\u2019Agence, l\u2019interrogatoire d\u2019agents ennemis pr\u00e9sum\u00e9s, le traitement de tout \u00ab\u00a0cas de loyaut\u00e9\u00a0\u00bb pouvant se pr\u00e9senter et l\u2019utilisation \u00e9ventuelle de l\u2019\u00ab\u00a0hypnose op\u00e9rationnelle\u00a0\u00bb. Ces \u00e9quipes seraient \u00e9galement charg\u00e9es de recueillir des informations sur les \u00ab\u00a0techniques d\u2019interrogatoire et les proc\u00e9dures op\u00e9rationnelles sp\u00e9ciales utilis\u00e9es par la Russie et les pays sous domination russe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 02<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32717-document-02-chief-inspection-and-security-staff-us-central-intelligence-agency\" hreflang=\"en\"><strong>Chief, Inspection and Security Staff, U.S. Central Intelligence Agency to Director of Central Intelligence, \u201cProject Bluebird,\u201d Top Secret, April 5, 1950, 12 pp.<\/strong><\/a> Apr 5, 1950<\/p>\n<p>Source John Marks Collection, Box 9<\/p>\n<p>Sheffield Edwards demande au directeur de la CIA Roscoe Hillenkoetter d\u2019approuver les plans du projet BLUEBIRD, en les envoyant directement au directeur plut\u00f4t que de passer par le processus d\u2019approbation normal en raison de \u00ab\u00a0l\u2019extr\u00eame sensibilit\u00e9 de ce projet et de sa nature secr\u00e8te\u00a0\u00bb. La note indique un large consensus parmi les bureaux de la CIA \u00ab\u00a0pour la mise en place imm\u00e9diate d\u2019\u00e9quipes d\u2019interrogatoire afin de soutenir les activit\u00e9s op\u00e9rationnelles de l\u2019OSO [Office of Special Operations] et de l\u2019OPC [Office of Policy Coordination]\u00a0\u00bb, en r\u00e9f\u00e9rence aux groupes charg\u00e9s de g\u00e9rer les op\u00e9rations secr\u00e8tes. Ces \u00e9quipes \u00ab\u00a0utiliseraient le polygraphe, des drogues et l\u2019hypnose pour obtenir les meilleurs r\u00e9sultats possibles en mati\u00e8re de techniques d\u2019interrogatoire\u00a0\u00bb. Notant qu\u2019il existe \u00ab\u00a0un int\u00e9r\u00eat consid\u00e9rable pour le domaine de l\u2019hypnotisme\u00a0\u00bb dans tous les bureaux de la CIA, l\u2019id\u00e9e de BLUEBIRD serait \u00ab\u00a0de regrouper tous ces int\u00e9r\u00eats sous la responsabilit\u00e9 et le contr\u00f4le d\u2019un seul projet\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le projet envisage \u00ab\u00a0des \u00e9quipes d\u2019interrogatoire [&#8230;] utilisant le pr\u00e9texte de l\u2019interrogatoire au polygraphe pour d\u00e9terminer la bonne foi des transfuges et agents potentiels, ainsi que pour la collecte de renseignements accessoires issus de ces projets\u00a0\u00bb. Chaque \u00e9quipe serait compos\u00e9e d\u2019un psychiatre, d\u2019un technicien polygraphiste et d\u2019un hypnotiseur. Un bureau serait \u00e9tabli \u00e0 Washington \u00ab\u00a0pour servir de couverture \u00e0 la formation, \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation et \u00e0 l\u2019endoctrinement\u00a0\u00bb des psychiatres \u00ab\u00a0dans l\u2019utilisation des drogues et de l\u2019hypnotisme\u00a0\u00bb. Lorsqu\u2019ils ne seraient pas d\u00e9ploy\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, les m\u00e9decins seraient utilis\u00e9s \u00ab\u00a0pour la formation d\u00e9fensive du personnel secret, l\u2019\u00e9tude et l\u2019exp\u00e9rimentation de l\u2019application de ces techniques\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Une annotation manuscrite indique que Hillenkoetter a autoris\u00e9 un budget de 65 515 dollars pour le projet le 20 avril 1950<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 03<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32718-document-03-report-special-meeting-held-deleted-1-june-1951-classification-unknown\" hreflang=\"en\"><strong>\u201cReport of Special Meeting Held in [Deleted] on 1 June 1951,\u201d Classification unknown, June 1, 1951, 6 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1951-06-01T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jun 1, 1951<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection, Box 6<\/p>\n<p>Dans <em>The Search for the Manchurian Candidate<\/em>, Marks cite ce r\u00e9cit fascinant d\u2019une \u00ab\u00a0r\u00e9union informelle\u00a0\u00bb entre des repr\u00e9sentants des services de renseignement am\u00e9ricains, britanniques et canadiens au cours de laquelle \u00ab\u00a0toutes les questions li\u00e9es \u00e0 l\u2019influence ou au contr\u00f4le de l\u2019esprit des individus ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9es\u00a0\u00bb. La conversation entre les services de renseignement alli\u00e9s \u00ab\u00a0a port\u00e9 sur des sujets allant des moyens sp\u00e9cifiques d\u2019extraction d\u2019informations aux aspects les plus g\u00e9n\u00e9raux de la guerre psychologique et de la propagande\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un responsable des services de renseignement \u00e9trangers (identifi\u00e9 par Marks comme le repr\u00e9sentant britannique) semblait au d\u00e9part sceptique quant \u00e0 l\u2019id\u00e9e du contr\u00f4le individuel de l\u2019esprit et s\u2019int\u00e9ressait davantage aux programmes visant \u00e0 \u00e9tudier \u00ab\u00a0les facteurs psychologiques qui poussent l\u2019esprit humain \u00e0 accepter certaines convictions politiques\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9terminer les moyens de lutter contre le communisme, de \u00ab\u00a0vendre\u00a0\u00bb la d\u00e9mocratie et d\u2019emp\u00eacher la \u00ab\u00a0p\u00e9n\u00e9tration du communisme dans les syndicats\u00a0\u00bb. Cependant, \u00ab\u00a0apr\u00e8s de longues discussions, il est devenu tr\u00e8s enthousiaste\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019id\u00e9e de mener des recherches sur le contr\u00f4le individuel de l\u2019esprit, selon les notes de r\u00e9union.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tous les participants ont convenu qu\u2019il n\u2019existait aucune preuve concluante, ni dans les rapports sur les activit\u00e9s sovi\u00e9tiques ni dans les recherches occidentales, indiquant que des progr\u00e8s nouveaux ou r\u00e9volutionnaires avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans ce domaine\u00a0\u00bb, mais \u00ab\u00a0une enqu\u00eate approfondie sur les cas sovi\u00e9tiques \u00e9tait essentielle et la recherche fondamentale dans ce domaine \u00e9tait primordiale en raison de l\u2019importance de cette question dans le cadre des op\u00e9rations de la guerre froide&#8230; M\u00eame si aucune d\u00e9couverte radicale n\u2019est faite, m\u00eame de petits gains de connaissances justifieront les efforts d\u00e9ploy\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Comme le groupe n\u2019avait discut\u00e9 que de \u00ab\u00a0recherche pure\u00a0\u00bb et non de l\u2019utilisation offensive des techniques de contr\u00f4le mental, l\u2019auteur de la note recommande que les \u00c9tats-Unis \u00e9tablissent \u00ab\u00a0une s\u00e9paration claire entre les aspects du renseignement et ceux de la recherche\u00a0\u00bb du projet lorsqu\u2019ils traitent avec les organisations de renseignement alli\u00e9es.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 04<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32719-document-04-artichoke-project-coordinator-assistant-director-scientific-intelligence\" hreflang=\"en\"><strong>ARTICHOKE Project Coordinator to Assistant Director, Scientific Intelligence, U.S. Central Intelligence Agency, \u201cProject ARTICHOKE,\u201d Top Secret Eyes Only, April 26, 1952, 9 pp. Apr 26, 1952<\/strong><\/a> <time datetime=\"1952-04-26T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Apr 26, 1952<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection, Box 6<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950, l\u2019autorit\u00e9 bureaucratique au sein de la CIA pour le programme ARTICHOKE a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e du Bureau de la s\u00e9curit\u00e9 au Bureau du renseignement scientifique (OSI), avant de revenir \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et, finalement, au Service technique (TSS) sous la direction de Sidney Gottlieb. Moins d\u2019un mois apr\u00e8s le transfert initial d\u2019ARTICHOKE du Bureau de la s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l\u2019OSI, le nouveau directeur du projet, Robert J. Williams, a envoy\u00e9 cette note \u00e0 son sup\u00e9rieur, H. Marshall Chadwell, d\u00e9crivant les principales r\u00e9alisations et lacunes du programme et soulignant la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019impliquer, voire de confier le programme au personnel m\u00e9dical de la CIA, car il le consid\u00e8re comme \u00ab\u00a0principalement un probl\u00e8me m\u00e9dical\u00a0\u00bb. Williams rapporte que \u00ab\u00a0les tests sur le terrain utilisant des techniques sp\u00e9ciales d\u2019interrogatoire\u00a0\u00bb n\u2019ont pas eu lieu comme pr\u00e9vu initialement, car les responsables du projet Artichoke manquent de confiance \u00ab\u00a0dans les techniques actuellement disponibles\u00a0\u00bb pour les interrogatoires ARTICHOKE et n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 en mesure \u00ab\u00a0de trouver de nouvelles techniques offrant des avantages significatifs\u00a0\u00bb par rapport aux m\u00e9thodes connues. Selon Williams, l\u2019un des \u00ab\u00a0principaux facteurs\u00a0\u00bb contribuant \u00e0 cette situation est \u00ab\u00a0la difficult\u00e9 \u00e0 obtenir un soutien m\u00e9dical comp\u00e9tent, tant pour les \u00e9quipes op\u00e9rationnelles que pour les efforts de recherche\u00a0\u00bb. Une annexe de sept pages d\u00e9crit ARTICHOKE comme \u00ab\u00a0un programme sp\u00e9cial de l\u2019agence mis en place pour le d\u00e9veloppement et l\u2019application de techniques sp\u00e9ciales dans les interrogatoires de la CIA et dans d\u2019autres activit\u00e9s secr\u00e8tes de la CIA o\u00f9 le contr\u00f4le d\u2019un individu est souhait\u00e9\u00a0\u00bb. Au cours des semaines qui ont suivi la reprise du programme, \u00ab\u00a0l\u2019OSI s\u2019est efforc\u00e9 d\u2019\u00e9valuer les techniques connues et d\u2019en d\u00e9couvrir de nouvelles en faisant appel \u00e0 des consultants, \u00e0 des contrats avec les forces arm\u00e9es et \u00e0 toutes les informations disponibles au sein de la CIA ou par d\u2019autres canaux de la CIA\u00a0\u00bb. La nouvelle \u00e9quipe s\u2019est \u00e9galement efforc\u00e9e \u00ab\u00a0d\u2019\u00e9valuer les all\u00e9gations selon lesquelles l\u2019URSS et\/ou ses satellites auraient d\u00e9velopp\u00e9 de nouvelles techniques importantes \u00e0 cette fin\u00a0\u00bb. Bien qu\u2019aucune nouvelle technique n\u2019ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte, les techniques de contr\u00f4le mental actuellement connues d\u00e9crites dans l\u2019annexe comprennent l\u2019utilisation du LSD et d\u2019autres drogues, l\u2019hypnose, l\u2019utilisation du polygraphe, la neurochirurgie et les traitements par \u00e9lectrochocs. Cependant, les essais sur le terrain de ces techniques ont \u00e9t\u00e9 entrav\u00e9s par \u00ab\u00a0l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 fournir les comp\u00e9tences m\u00e9dicales n\u00e9cessaires \u00e0 une \u00e9valuation finale et aux essais sur le terrain indiqu\u00e9s par l\u2019\u00e9valuation. Les efforts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s pour recruter du personnel m\u00e9dical ont \u00e9chou\u00e9 et, jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, le personnel m\u00e9dical de la CIA n\u2019\u00e9tait pas en mesure d\u2019apporter son aide\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 05<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32720-document-05-george-white-appointment-book-entry-june-9-1952\" hreflang=\"en\"><strong>George White appointment book entry, June 9, 1952<\/strong><\/a> <time datetime=\"1952-06-09T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jun 9, 1952<\/time><\/p>\n<p>Source George White Papers, M1111, Dept. of Special Collections, Stanford University Libraries, Stanford, Calif.<\/p>\n<p>Dans son agenda du 6 juin 1952, l\u2019agent f\u00e9d\u00e9ral des stup\u00e9fiants George White note une r\u00e9union matinale avec Sidney Gottlieb de la CIA, et ajoute au bas de la page\u00a0: \u00ab\u00a0Gottlieb me propose d\u2019\u00eatre consultant pour la CIA \u2013 j\u2019accepte.\u00a0\u00bb Sous le pseudonyme de \u00ab\u00a0Morgan Hall\u00a0\u00bb, White allait diriger des refuges de la CIA \u00e0 New York et \u00e0 San Francisco, o\u00f9 des personnes \u00e0 leur insu se voyaient administrer clandestinement du LSD et d\u2019autres drogues et \u00e9taient soumises \u00e0 d\u2019autres techniques de contr\u00f4le mental.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 06<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32721-document-06-memorandum-director-central-intelligence-successful-application-narco\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum for Director of Central Intelligence, \u201cSuccessful Application of Narco-Hypnotic Interrogation (ARTICHOKE),\u201d Classification unknown, 3 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1952-07-14T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jul 14, 1952<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection, Box 6<\/p>\n<p>Dans une note adress\u00e9e au DCI, le Bureau de la s\u00e9curit\u00e9 de la CIA rend compte de l\u2019utilisation \u00ab\u00a0fructueuse\u00a0\u00bb des m\u00e9thodes d\u2019interrogatoire ARTICHOKE sur des \u00ab\u00a0agents russes soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019\u00eatre des agents doubles\u00a0\u00bb. Sous le couvert d\u2019une \u00e9valuation \u00ab\u00a0psychiatrique et m\u00e9dicale\u00a0\u00bb, les responsables du Bureau de la s\u00e9curit\u00e9 et du Bureau m\u00e9dical de la CIA ont combin\u00e9 l\u2019utilisation de la \u00ab\u00a0narcose\u00a0\u00bb et de l\u2019\u00ab\u00a0hypnose\u00a0\u00bb pour induire une r\u00e9gression et, dans un cas, \u00ab\u00a0une amn\u00e9sie totale cons\u00e9cutive produite par une suggestion post-hypnotique\u00a0\u00bb. Dans le deuxi\u00e8me cas, les agents de la CIA ont utilis\u00e9 \u00ab\u00a0de fortes doses de pentothal sodique\u00a0\u00bb, un barbiturique, \u00ab\u00a0associ\u00e9es au stimulant Desoxyn\u00a0\u00bb, une m\u00e9thamph\u00e9tamine, \u00ab\u00a0avec un succ\u00e8s remarquable\u00a0\u00bb. Les agents impliqu\u00e9s ont estim\u00e9 \u00ab\u00a0que les op\u00e9rations ARTICHOKE avaient \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9es de succ\u00e8s\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0que les tests avaient d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re concluante l\u2019efficacit\u00e9 de la technique combin\u00e9e chimique-hypnotique dans de tels cas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 07<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32722-document-07-memorandum-cia-acting-assistant-director-scientific-intelligence-deputy\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum from CIA Acting Assistant Director for Scientific Intelligence to Deputy Director for Plans Allen Dulles, \u201cProject ARTICHOKE,\u201d Classification unknown, July 14, 1952, 2 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1952-07-14T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jul 14, 1952<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection, Box 6<\/p>\n<p>Cette note adress\u00e9e au directeur adjoint charg\u00e9 des plans, Allen Dulles, rend compte d\u2019une r\u00e9union des chefs de service de la CIA au cours de laquelle il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de transf\u00e9rer le contr\u00f4le du projet ARTICHOKE de l\u2019OSI \u00e0 l\u2019Inspection and Security Office (I&amp;SO), le Bureau des services techniques (OTS), o\u00f9 travaillent Sidney Gottlieb et le Technical Services Staff (TSS), prenant en charge la responsabilit\u00e9 des recherches li\u00e9es \u00e0 ARTICHOKE et le maintien des contacts avec le minist\u00e8re de la D\u00e9fense.<\/p>\n<p>Les participants \u00e0 la r\u00e9union ont convenu que \u00ab\u00a0la port\u00e9e du projet ARTICHOKE consiste en des recherches et des essais visant \u00e0 mettre au point des moyens de contr\u00f4le, plut\u00f4t que le concept plus limit\u00e9 incarn\u00e9 par les \u00ab\u00a0interrogatoires sp\u00e9ciaux\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 08<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32723-document-08-memorandum-cia-inspector-general-lyman-kirkpatrick-use-lsd-secret\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum for CIA Inspector General Lyman Kirkpatrick, \u201cUse of LSD,\u201d Secret, December 1, 1953, 2 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1953-12-01T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Dec 1, 1953<\/time><\/p>\n<p>Source Center for National Security Studies (CNSS) FOIA<\/p>\n<p>Peu apr\u00e8s que la mort du scientifique de l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine Frank Olson ait \u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 une exp\u00e9rience de la CIA sur le LSD, cette note d\u00e9crit les mesures prises par Willis Gibbons, chef du service technique de la CIA (TSS), pour rendre compte du LSD manipul\u00e9 et distribu\u00e9 par le TSS. Gibbons a \u00ab\u00a0saisi tout le mat\u00e9riel contenant du LSD au si\u00e8ge de la CIA dans un coffre-fort adjacent \u00e0 son bureau\u00a0\u00bb et a \u00ab\u00a0mis fin \u00e0 tous les tests de LSD qui auraient pu \u00eatre mis en place ou envisag\u00e9s sous l\u2019\u00e9gide de la CIA\u00a0\u00bb. Les stations de terrain de la CIA \u00e0 Manille et \u00e0 Atsugi, au Japon, disposent \u00e9galement de LSD sur place. La CIA a \u00e9galement fourni du LSD \u00e0 l\u2019agent f\u00e9d\u00e9ral des stup\u00e9fiants George White, qui, selon Gibbons, \u00e9tait \u00ab\u00a0enti\u00e8rement blanchi\u00a0\u00bb. Interrog\u00e9 sur l\u2019existence de \u00ab\u00a0rapports sur l\u2019utilisation et les effets du LSD\u00a0\u00bb, Gibbons a r\u00e9pondu qu\u2019il avait probablement \u00ab\u00a0un tiroir rempli de documents\u00a0\u00bb. Gibbons ne savait pas exactement comment la CIA s\u2019\u00e9tait procur\u00e9 le LSD, mais selon cette note, la majeure partie provenait de la soci\u00e9t\u00e9 Eli Lilly &amp; Company, qui \u00ab\u00a0en faisait apparemment don \u00e0 la CIA\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 09<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32724-document-09-statement-vincent-l-ruwet-frank-olson-death-december-1-1953\" hreflang=\"en\"><strong>Statement of Vincent L. Ruwet on Frank Olson death, December 1, 1953<\/strong><\/a> <time datetime=\"1953-12-01T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Dec 1, 1953<\/time><\/p>\n<p>Source CNSS FOIA<\/p>\n<p>Vincent Ruwet, chef de la division des op\u00e9rations sp\u00e9ciales du Corps chimique de l\u2019arm\u00e9e et sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique de Frank Olson, livre un t\u00e9moignage direct sur les derniers jours et les derni\u00e8res heures de la vie d\u2019Olson, notamment sur son \u00e9tat d\u2019esprit pendant et apr\u00e8s l\u2019exp\u00e9rience de Deep Creek Lake, au cours de laquelle lui-m\u00eame et d\u2019autres responsables de la CIA et de l\u2019arm\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 involontairement expos\u00e9s au LSD.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 10<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32725-document-10-memorandum-director-security-us-central-intelligence-agency-artichoke\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum for Director of Security, U.S. Central Intelligence Agency, \u201cARTICHOKE [redacted] Case #1,\u201d Classification unknown, ca. March 1954, 4 pp.<\/strong><\/a><\/p>\n<p>Source John Marks Collection<\/p>\n<p>Une note interne d\u00e9crit l\u2019interrogatoire d\u2019un \u00ab\u00a0agent secret important\u00a0\u00bb par une unit\u00e9 op\u00e9rationnelle du programme ARTICHOKE de la CIA. Men\u00e9 dans un lieu s\u00fbr tenu secret, l\u2019interrogatoire ARTICHOKE avait pour but \u00ab\u00a0d\u2019\u00e9valuer ses rapports pass\u00e9s, d\u2019accepter ou de refuser ses comptes rendus pass\u00e9s ou ses budgets futurs, de d\u00e9terminer ses potentialit\u00e9s futures et de r\u00e9tablir clairement sa bonne foi\u00a0\u00bb. Les interrogateurs de la CIA ont appliqu\u00e9 les techniques ARTICHOKE, notamment l\u2019hypnose et \u00ab\u00a0l\u2019utilisation massive de produits chimiques\u00a0\u00bb sous couvert d\u2019un traitement m\u00e9dical pour un cas de grippe. Le rapport indique que le sujet \u00ab\u00a0a \u00e9t\u00e9 soumis aux techniques ARTICHOKE pendant environ douze heures\u00a0\u00bb et qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0directement interrog\u00e9\u00a0\u00bb pendant 90 minutes. Les consultants qui ont examin\u00e9 le rapport d\u2019interrogatoire ont convenu que les responsables d\u2019ARTICHOKE \u00ab\u00a0ont pris certains risques (probablement calcul\u00e9s) en utilisant des doses massives de produits chimiques\u00a0\u00bb, mais que \u00ab\u00a0les r\u00e9sultats finaux ont apparemment justifi\u00e9 les mesures prises\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 11<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32726-document-11-memorandum-director-central-intelligence-project-mkultra-subproject-35\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum for Director of Central Intelligence, \u201cProject MKULTRA, Subproject 35,\u201d Top Secret, November 15, 1954, 13 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1954-11-15T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Nov 15, 1954<\/time><\/p>\n<p>Source George C.\u00a0Marshall\u00a0Research Library, James Srodes Collection, Box 8, Folder\u00a0: \u201cAWD [Allen Welsh Dulles]\u00a0: Mind Control 1953-1961\u201d<\/p>\n<p>La section des services techniques (TSS) de la CIA demande l\u2019autorisation de mener un projet \u00e0 l\u2019h\u00f4pital universitaire de Georgetown qui servirait de couverture \u00e0 des recherches men\u00e9es dans le cadre du \u00ab\u00a0programme de guerre biologique et chimique\u00a0\u00bb de l\u2019agence. En utilisant une organisation philanthropique comme \u00ab\u00a0couverture\u00a0\u00bb, la CIA financerait en partie \u00ab\u00a0une nouvelle aile de recherche\u00a0\u00bb de l\u2019h\u00f4pital (l\u2019annexe Gorman) et utiliserait un sixi\u00e8me de la nouvelle annexe pour mener \u00ab\u00a0des recherches parrain\u00e9es par l\u2019Agence dans ces domaines sensibles\u00a0\u00bb. MKULTRA, the memo observes, provides research and development funding \u201cfor highly sensitive projects in certain fields, including covert biological, chemical and radiological warfare\u201d but does not specifically authorize funds to establish cover for these programs.<\/p>\n<p>Une annexe d\u00e9crit les raisons justifiant l\u2019utilisation d\u2019un h\u00f4pital universitaire comme couverture pour mener de telles exp\u00e9riences, soulignant que \u00ab\u00a0les personnes comp\u00e9tentes dans le domaine des sciences physiologiques, psychiatriques et autres sciences biologiques sont tr\u00e8s r\u00e9ticentes \u00e0 signer des accords de quelque nature que ce soit qui les associeraient \u00e0 cette activit\u00e9, car un tel lien pourrait s\u00e9rieusement compromettre leur r\u00e9putation professionnelle\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>The Agency\u2019s clandestine funding and use of the hospital would be channeled through the Geschickter Fund for Medical Research, named for Dr. Charles Geschickter, a professor of pathology at Georgetown University Hospital who had been secretly working with the CIA since 1951. The Fund was used \u201cboth as a cut-out for dealing with contractors in the fields of covert chemical and biological warfare, and as a prime contractor for certain areas of biological research.\u201d In addition to Geschickter, at least two other board members of the Fund were aware that it was being used to conceal the CIA\u2019s \u201csensitive research projects.\u201d<\/p>\n<p>Agency sponsorship was \u201ccompletely deniable since no connection would exist between the University and the Agency.\u201d Three \u201cbio-chemical employees of the Chemical Division of TSS\u201d would be given \u201cexcellent professional cover\u201d while \u201chuman patients and volunteers for experimental use will be available under excellent clinical conditions\u201d and with hospital supervision.<\/p>\n<p>Ce document a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 parmi les papiers de James Srodes, auteur de <em>Allen Dulles\u00a0: Master of Spies<\/em> (Washington, D.C.\u00a0: Regnery, 1999), conserv\u00e9s \u00e0 la biblioth\u00e8que de recherche George C. Marshall du Virginia Military Institute.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 12<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32727-document-12-us-central-intelligence-agency-technical-services-section-chemical\" hreflang=\"en\"><strong>U.S. Central Intelligence Agency, Technical Services Section, Chemical Division, [Materials and Methods Under Research and Development at TSS\/CD], draft, includes alternate version, May 5, 1955, 7 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1955-05-05T12:00:00Z\" class=\"datetime\">May 5, 1955<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection\u00a0; George C.\u00a0Marshall\u00a0Research Library, James Srodes Collection, Box 8, Folder\u00a0: \u201cAWD [Allen Welsh Dulles]\u00a0: Mind Control 1953-1961\u201d<\/p>\n<p>Ce document a apparemment \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par la division chimique du TSS apr\u00e8s une discussion au cours de laquelle le directeur de la CIA, Dulles, et d\u2019autres avaient remis en question l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019utiliser l\u2019h\u00f4pital universitaire de Georgetown comme \u00ab\u00a0interm\u00e9diaire\u00a0\u00bb pour des exp\u00e9riences sensibles, compte tenu du co\u00fbt consid\u00e9rable que cela repr\u00e9sentait, et avaient demand\u00e9 au TSS \u00ab\u00a0de dresser une liste manuscrite des avantages qu\u2019un tel endroit offrirait \u00e0 notre personnel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse du TSS \u00e9num\u00e8re 17 \u00ab\u00a0mat\u00e9riaux et m\u00e9thodes\u00a0\u00bb que la division chimique s\u2019effor\u00e7ait de mettre au point, notamment\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>des substances qui \u00ab\u00a0favorisent la pens\u00e9e illogique\u00a0\u00bb,\n    <\/li>\n<li>des mat\u00e9riaux qui \u00ab\u00a0faciliteraient l\u2019induction de l\u2019hypnose\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0renforceraient son utilit\u00e9\u00a0\u00bb,\n    <\/li>\n<li>des substances qui aideraient les individus \u00e0 supporter \u00ab\u00a0les privations, la torture et la coercition pendant les interrogatoires\u00a0\u00bb et les tentatives de \u00ab\u00a0lavage de cerveau\u00a0\u00bb,\n    <\/li>\n<li>des \u00ab\u00a0mat\u00e9riaux et m\u00e9thodes physiques\u00a0\u00bb pour \u00ab\u00a0provoquer l\u2019amn\u00e9sie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0un \u00e9tat de choc et de confusion pendant de longues p\u00e9riodes\u00a0\u00bb,\n    <\/li>\n<li>des substances qui \u00ab\u00a0provoquent une incapacit\u00e9 physique, y compris la paralysie\u00a0\u00bb,\n    <\/li>\n<li>des substances qui \u00ab\u00a0modifient la structure de la personnalit\u00e9\u00a0\u00bb ou qui \u00ab\u00a0provoquent une euphorie \u00ab\u00a0pure\u00a0\u00bb sans d\u00e9ception ult\u00e9rieure\u00a0\u00bb,\n    <\/li>\n<li>et une \u00ab\u00a0pilule knock-out\u00a0\u00bb destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans le cadre d\u2019administrations clandestines de drogues et \u00e0 provoquer l\u2019amn\u00e9sie, entre autres.\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le TSS note que les m\u00e9decins priv\u00e9s sont souvent tout \u00e0 fait dispos\u00e9s \u00e0 tester de nouvelles substances pour le compte de soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques \u00ab\u00a0afin de faire progresser la science m\u00e9dicale\u00a0\u00bb, mais qu\u2019\u00ab\u00a0il est difficile, voire parfois impossible, pour le TSS\/CD d\u2019offrir une telle incitation pour ses produits\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Des sous-traitants externes peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pendant les \u00ab\u00a0phases pr\u00e9liminaires\u00a0\u00bb de nombreuses exp\u00e9riences de la CIA, mais \u00ab\u00a0la partie qui implique des essais sur des \u00eatres humains \u00e0 des doses efficaces pose des probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 qui ne peuvent \u00eatre g\u00e9r\u00e9s par un sous-traitant ordinaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 13<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32728-document-13-memorandum-record-sidney-gottlieb-chief-technical-services-section\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum for the Record by Sidney Gottlieb, Chief, Technical Services Section, Chemical Division, \u201cMKULTRA, Subproject 47,\u201d Classification unknown, June 7, 1956, 6 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1956-06-07T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jun 7, 1956<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection<\/p>\n<p>Dans un m\u00e9morandum officiel, Gottlieb autorise la mise en place d\u2019un sous-projet MKULTRA dirig\u00e9 par Carl Pfeiffer de l\u2019universit\u00e9 Emory, un collaborateur r\u00e9gulier qui a men\u00e9 des exp\u00e9riences sur des prisonniers \u00e0 la prison f\u00e9d\u00e9rale d\u2019Atlanta, en G\u00e9orgie. Gottlieb approuve ici une demande visant \u00e0 poursuivre les exp\u00e9riences de Pfeiffer, qui comprennent le d\u00e9veloppement d\u2019un \u00ab\u00a0m\u00e9dicament anti-interrogatoire\u00a0\u00bb et des \u00ab\u00a0tests sur des volontaires humains\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La proposition jointe identifie le nom de l\u2019\u00e9tude\u00a0: \u00ab\u00a0Le criblage pharmacologique et l\u2019\u00e9valuation des compos\u00e9s chimiques ayant des activit\u00e9s sur le syst\u00e8me nerveux central\u00a0\u00bb, la r\u00e9sumant comme le test de \u00ab\u00a0substances capables de produire des alt\u00e9rations du syst\u00e8me nerveux central humain qui se traduisent par des alt\u00e9rations du comportement humain\u00a0\u00bb. Les installations d\u00e9crites dans le document expurg\u00e9 comprennent des \u00ab\u00a0laboratoires auxiliaires [sic] d\u2019exp\u00e9rimentation animale\u00a0\u00bb, ceux utilis\u00e9s pour les \u00ab\u00a0tests pharmacologiques pr\u00e9liminaires sur l\u2019homme\u00a0\u00bb et des installations suppl\u00e9mentaires \u00ab\u00a0pour les tests sur des volontaires humains normaux \u00e0 la prison [supprim\u00e9] dirig\u00e9e par [supprim\u00e9]\u00a0\u00bb. Parmi les \u00ab\u00a0projets particuliers\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019ordre du jour pour l\u2019ann\u00e9e \u00e0 venir figurent\u00a0: (1) \u00ab\u00a0\u00c9valuer les effets de doses importantes de LSD-25 sur des volontaires humains normaux\u00a0\u00bb, (2) \u00ab\u00a0\u00c9valuer les doses seuils chez l\u2019homme d\u2019un produit naturel particulier fourni par [supprim\u00e9]\u00a0\u00bb et (3) \u00ab\u00a0\u00c9valuer chez l\u2019homme une substance qui, selon nous, a la capacit\u00e9 de neutraliser les effets enivrants de l\u2019alcool \u00e9thylique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 14<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32729-document-14-memorandum-record-sidney-gottlieb-chief-technical-services-staff\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum for the Record by Sidney Gottlieb, Chief, Technical Services Staff, Chemical Division, \u201cAccountability for Certain Expenditures under Subproject 42 of MKULTRA,\u201d Top Secret, August 17, 1956, 1 p.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1956-08-17T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Aug 17, 1956<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection<\/p>\n<p>Sidney Gottlieb a vu ce document d\u2019une page lors d\u2019une d\u00e9position en 1983 dans le cadre d\u2019un proc\u00e8s intent\u00e9 par Velma \u00ab\u00a0Val\u00a0\u00bb Orlikow, une ancienne patiente de l\u2019Institut Allan Memorial \u00e0 Montr\u00e9al, site de certaines des exp\u00e9riences MKULTRA les plus horribles. La note d\u00e9crit les proc\u00e9dures comptables d\u2019un refuge de la CIA g\u00e9r\u00e9 par l\u2019agent f\u00e9d\u00e9ral des stup\u00e9fiants George White \u00ab\u00a0pour mener des exp\u00e9riences impliquant l\u2019administration secr\u00e8te de substances physiologiquement actives \u00e0 des sujets non consentants\u00a0\u00bb. Gottlieb \u00e9crit que \u00ab\u00a0la nature hautement non orthodoxe de ces activit\u00e9s et le risque consid\u00e9rable encouru\u00a0\u00bb par White et ses associ\u00e9s rendent \u00ab\u00a0impossible d\u2019exiger qu\u2019ils fournissent un re\u00e7u pour ces paiements ou qu\u2019ils indiquent la mani\u00e8re pr\u00e9cise dont les fonds ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 15<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32730-document-15-us-central-intelligence-agency-fitness-report-sidney-gottlieb-secret\" hreflang=\"en\"><strong>U.S. Central Intelligence Agency, \u201cFitness Report\u201d of Sidney Gottlieb, Secret, June 16, 1958, 5 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1958-06-16T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jun 16, 1958<\/time><\/p>\n<p>Source Stephen Kinzer donation<\/p>\n<p>Un \u00ab\u00a0rapport d\u2019aptitude\u00a0\u00bb de la CIA \u00e9value les six premiers mois de Sidney Gottlieb en tant qu\u2019agent de la CIA en Europe. Caract\u00e9ris\u00e9 comme \u00ab\u00a0tr\u00e8s mature\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0tr\u00e8s intelligent\u00a0\u00bb, l\u2019\u00e9valuation note que \u00ab\u00a0toute la carri\u00e8re de Gottlieb au sein de l\u2019agence avait \u00e9t\u00e9 de nature technique\u00a0\u00bb avant cette nouvelle affectation, son \u00ab\u00a0premier endoctrinement \u00e0 des activit\u00e9s op\u00e9rationnelles\u00a0\u00bb. Gottlieb a fait preuve d\u2019un \u00ab\u00a0vif d\u00e9sir d\u2019apprendre\u00a0\u00bb et d\u2019une \u00ab\u00a0volont\u00e9 d\u2019entreprendre tous les types de missions op\u00e9rationnelles\u00a0\u00bb bien qu\u2019il soit \u00ab\u00a0consid\u00e9rablement plus \u00e2g\u00e9 et plus grad\u00e9 que les autres officiers de la branche\u00a0\u00bb. La \u00ab\u00a0seule faiblesse apparente\u00a0\u00bb de Gottlieb, selon l\u2019\u00e9valuation, \u00ab\u00a0est une tendance \u00e0 laisser son enthousiasme l\u2019entra\u00eener dans des actions plus pr\u00e9cipit\u00e9es que la situation op\u00e9rationnelle ne le permet\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 16<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.eduhttps:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32731-document-16-john-s-earman-inspector-general-us-central-intelligence-agency-report\" hreflang=\"en\"><strong>John S. Earman, Inspector General, U.S. Central Intelligence Agency, \u201cReport of Inspection of MKULTRA\/TSD,\u201d Top Secret, includes cover memo dated July 26, 1963, includes attachments, incudes annotated extract, 48 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1963-07-26T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Jul 26, 1963<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection<\/p>\n<p>Dans un m\u00e9mo transmettant au DCI son rapport sur la gestion du MKULTRA par le TSD, l\u2019inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de la CIA John Earman d\u00e9clare que \u00ab\u00a0la structure et les contr\u00f4les op\u00e9rationnels du programme doivent \u00eatre renforc\u00e9s\u00a0\u00bb, que l\u2019Agence devrait am\u00e9liorer \u00ab\u00a0l\u2019administration des projets de recherche\u00a0\u00bb et que \u00ab\u00a0certains tests de substances dans des conditions op\u00e9rationnelles simul\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s comme impliquant un risque excessif pour l\u2019Agence\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le rapport ci-joint passe bri\u00e8vement en revue l\u2019historique du programme et constate que de nombreux projets lanc\u00e9s pendant cette p\u00e9riode \u00ab\u00a0ne semblent pas avoir \u00e9t\u00e9 suffisamment sensibles pour justifier une d\u00e9rogation aux proc\u00e9dures normales d\u2019autorisation et de contr\u00f4le de l\u2019Agence\u00a0\u00bb et que la DST g\u00e9rait le programme sans la documentation et la surveillance appropri\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au cours des dix ann\u00e9es d\u2019existence du programme, de nombreuses autres voies de contr\u00f4le du comportement humain ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9es par la direction de la DST comme devant faire l\u2019objet d\u2019une enqu\u00eate dans le cadre de la charte MKULTRA, notamment les radiations, les \u00e9lectrochocs, divers domaines de la psychologie, de la psychiatrie, de la sociologie et de l\u2019anthropologie, la graphologie, les substances de harc\u00e8lement [sic] et les dispositifs et mat\u00e9riaux paramilitaires.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La DST a adopt\u00e9 une philosophie de documentation minimale\u00a0\u00bb, selon le rapport, et \u00ab\u00a0l\u2019absence de dossiers coh\u00e9rents a emp\u00each\u00e9 l\u2019utilisation de proc\u00e9dures d\u2019inspection de routine et a soulev\u00e9 une s\u00e9rie de questions concernant la gestion et les contr\u00f4les fiscaux\u00a0\u00bb. Seules deux personnes au sein de la DST avaient une \u00ab\u00a0connaissance approfondie du programme\u00a0\u00bb, mais il s\u2019agissait de \u00ab\u00a0personnes hautement qualifi\u00e9es, tr\u00e8s motiv\u00e9es et professionnellement comp\u00e9tentes\u00a0\u00bb qui s\u2019appuyaient sur la doctrine du \u00ab\u00a0besoin de savoir\u00a0\u00bb pour prot\u00e9ger \u00ab\u00a0la nature sensible de la capacit\u00e9 des services de renseignement am\u00e9ricains \u00e0 manipuler le comportement humain\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le rapport d\u2019Earman examine de pr\u00e8s la mani\u00e8re dont la DST g\u00e8re chaque phase du d\u00e9veloppement et de l\u2019op\u00e9rationnalisation des \u00ab\u00a0mat\u00e9riaux capables de produire des changements comportementaux ou physiologiques chez l\u2019homme\u00a0\u00bb, y compris les accords avec les m\u00e9decins et les scientifiques dans le cadre desquels l\u2019Agence \u00ab\u00a0ach\u00e8te en fait une partie du sp\u00e9cialiste afin de s\u2019assurer son aide dans la poursuite des implications de ses recherches pour les services de renseignement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les essais sur l\u2019homme, l\u2019IG identifie deux \u00e9tapes\u00a0: la premi\u00e8re \u00ab\u00a0implique des m\u00e9decins, des toxicologues et d\u2019autres sp\u00e9cialistes dans les h\u00f4pitaux psychiatriques, les narcotiques, les h\u00f4pitaux g\u00e9n\u00e9raux et les prisons, qui re\u00e7oivent les produits et les r\u00e9sultats des projets de recherche fondamentale et proc\u00e8dent \u00e0 des essais intensifs sur des sujets humains\u00a0\u00bb. Au cours de cette phase, \u00ab\u00a0lorsque la sant\u00e9 le permet, les sujets test\u00e9s participent volontairement au programme\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans la \u00ab\u00a0phase finale\u00a0\u00bb des tests de drogues MKULTRA, les substances sont administr\u00e9es \u00e0 des \u00ab\u00a0sujets involontaires&amp;nbsp\u00a0; dans des conditions de vie normales\u00a0\u00bb. Earman d\u00e9clare que la \u00ab\u00a0doctrine ferme\u00a0\u00bb du TSD est \u00ab\u00a0que les tests de substances effectu\u00e9s dans le cadre de proc\u00e9dures scientifiques accept\u00e9es ne permettent pas de r\u00e9v\u00e9ler l\u2019ensemble des r\u00e9actions et des attributions susceptibles de se produire dans des situations op\u00e9rationnelles\u00a0\u00bb. C\u2019est pourquoi \u00ab\u00a0la DST a lanc\u00e9 en 1955 un programme d\u2019essais clandestins de substances sur des citoyens am\u00e9ricains \u00e0 leur insu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le rapport se concentre sur les exp\u00e9riences de drogues men\u00e9es dans les refuges de la CIA aux \u00c9tats-Unis et dirig\u00e9es par l\u2019agent du Bureau des stup\u00e9fiants George White. Certains des sujets test\u00e9s \u00ab\u00a0\u00e9taient des informateurs ou des membres d\u2019\u00e9l\u00e9ments criminels suspects\u00a0\u00bb, mais les sujets involontaires provenaient de toutes les couches de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0[L]\u2019efficacit\u00e9 des substances sur des individus de tous les niveaux sociaux, hauts et bas, am\u00e9ricains et \u00e9trangers, est d\u2019une grande importance et des tests ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s sur une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019individus au sein de ces cat\u00e9gories\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Earman recommande n\u00e9anmoins \u00e0 l\u2019Agence de mettre fin aux tests de substances sur des citoyens am\u00e9ricains \u00e0 leur insu apr\u00e8s avoir \u00e9valu\u00e9 \u00ab\u00a0les avantages possibles de ces tests par rapport au risque de compromission et aux dommages qui en r\u00e9sulteraient pour la CIA\u00a0\u00bb, mais il est tout aussi clair que ces tests peuvent continuer \u00e0 \u00eatre effectu\u00e9s sur des ressortissants \u00e9trangers. Les \u00ab\u00a0agents d\u2019infiltration \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0\u00bb de l\u2019Agence \u00e9taient \u00ab\u00a0dans une situation plus favorable que les agents des stup\u00e9fiants am\u00e9ricains\u00a0\u00bb qui g\u00e9raient les refuges aux \u00c9tats-Unis, et \u00ab\u00a0l\u2019utilisation op\u00e9rationnelle des substances sert clairement la fonction de test\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble, le mat\u00e9riel du MKULTRA n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s utile pour les op\u00e9rations de renseignement\u00a0: \u00ab\u00a0En 1960, il n\u2019existait pas de pilule d\u2019assommoir, de s\u00e9rum de v\u00e9rit\u00e9, d\u2019aphrodisiaque ou de pilule de recrutement efficace, bien que de r\u00e9els progr\u00e8s aient \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans l\u2019utilisation de drogues \u00e0 l\u2019appui des interrogatoires. Parmi les autres obstacles, certains responsables de dossiers \u00ab\u00a0ont des objections morales fondamentales au concept de MKDELTA\u00a0\u00bb, le programme destin\u00e9 \u00e0 rendre op\u00e9rationnels les mat\u00e9riaux et les techniques mis au point par MKULTRA.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 17<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32732-document-17-john-s-earman-inspector-general-us-central-intelligence-agency\" hreflang=\"en\"><strong>John S. Earman, Inspector General, U.S. Central Intelligence Agency, Memorandum for the Record, \u201cMKULTRA Program,\u201d Secret, November 29, 1963, incudes cover memo dated August 27, 1975, 3 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1963-11-29T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Nov 29, 1963<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection<\/p>\n<p>Ce m\u00e9mo fait \u00e9tat d\u2019une r\u00e9union qui s\u2019est tenue dans le bureau du directeur adjoint de la CIA, le g\u00e9n\u00e9ral Marshall Carter, afin de r\u00e9gler le principal point de d\u00e9saccord entre les responsables de la CIA concernant les recommandations de l\u2019inspecteur g\u00e9n\u00e9ral sur le MKULTRA\u00a0: la poursuite ou non des essais de substances du MKULTRA sur des citoyens am\u00e9ricains \u00e0 leur insu. Les autres personnes pr\u00e9sentes \u00e9taient le directeur adjoint des plans Richard Helms, le directeur ex\u00e9cutif de la CIA (et ancien inspecteur g\u00e9n\u00e9ral) Lyman Kirkpatrick, l\u2019actuel inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de la CIA John Earman et Sidney Gottlieb, chef de la division des services techniques (TSD) de la CIA. Carter \u00e9tait pr\u00e9occup\u00e9 par \u00ab\u00a0l\u2019aspect involontaire\u00a0\u00bb et une discussion s\u2019ensuivit \u00ab\u00a0sur la possibilit\u00e9 d\u2019effectuer des tests involontaires sur des ressortissants \u00e9trangers\u00a0\u00bb, ce qui \u00ab\u00a0avait \u00e9t\u00e9 exclu\u00a0\u00bb en raison de l\u2019opposition des \u00ab\u00a0chefs de stations\u00a0\u00bb qui les jugeaient \u00ab\u00a0trop dangereux\u00a0\u00bb et qui affirmaient qu\u2019ils ne disposaient pas \u00ab\u00a0d\u2019installations contr\u00f4l\u00e9es\u00a0\u00bb. Earman trouve cela \u00ab\u00a0\u00e9trange\u00a0\u00bb, soulignant la nature n\u00e9glig\u00e9e de certaines des planques utilis\u00e9es pour les tests involontaires aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>En conclusion de la r\u00e9union, les participants conviennent que si la Direction des plans d\u00e9termine \u00ab\u00a0que les tests involontaires sur les citoyens am\u00e9ricains doivent \u00eatre poursuivis pour prouver de mani\u00e8re op\u00e9rationnelle ces drogues, il pourrait \u00eatre n\u00e9cessaire de soumettre ce probl\u00e8me au directeur [de la Central Intelligence] pour qu\u2019il prenne une d\u00e9cision\u00a0\u00bb. La note d\u2019accompagnement ci-jointe, datant de 1975, indique que le DCI a d\u00e9cid\u00e9 de reporter d\u2019un an sa d\u00e9cision concernant les tests sur les citoyens am\u00e9ricains et a demand\u00e9 \u00e0 l\u2019Agence de \u00ab\u00a0continuer \u00e0 geler les tests \u00e0 l\u2019insu des personnes concern\u00e9es\u00a0\u00bb. Les auteurs de la note de couverture n\u2019ont trouv\u00e9 \u00ab\u00a0aucune trace [&#8230;] de la lev\u00e9e de ce gel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 18<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32733-document-18-memorandum-donald-f-chamberlain-inspector-general-us-central\" hreflang=\"en\"><strong>Memorandum from Donald F. Chamberlain, Inspector General, U.S. Central Intelligence Agency to Director of Central Intelligence, \u201cDestruction of Records on Drugs and Toxins,\u201d Classification unknown, missing tabs, October 20, 1975, 4 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1975-10-20T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Oct 20, 1975<\/time><\/p>\n<p>Source John Marks Collection<\/p>\n<p>Dans ce m\u00e9mo adress\u00e9 au DCI, l\u2019inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de la CIA Douglas Chamberlain d\u00e9crit les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour r\u00e9cup\u00e9rer les documents de l\u2019Agence relatifs aux programmes MKULTRA et MKNAOMI, dont une grande partie a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite en 1973 sur ordre de Richard Helms et de Sidney Gottlieb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 19A<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32734-document-19a-us-central-intelligence-agency-letter-sidney-gottlieb-non-classified\" hreflang=\"en\"><strong>U.S. Central Intelligence Agency letter to Sidney Gottlieb, Non-classified, April 30, 1979, 3 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1979-04-30T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Apr 30, 1979<\/time><\/p>\n<p>Source Douglas Valentine donation<\/p>\n<p>Dans une lettre adress\u00e9e \u00e0 Sidney Gottlieb, aujourd\u2019hui \u00e0 la retraite, l\u2019Agence lui demande de l\u2019aider dans le cadre d\u2019un projet de la CIA visant \u00e0 \u00ab\u00a0enqu\u00eater sur son implication pass\u00e9e dans le domaine de la drogue, en mettant l\u2019accent sur l\u2019utilisation de drogues sur des sujets involontaires\u00a0\u00bb. Les questions portent principalement sur un effort \u00ab\u00a0secondaire\u00a0\u00bb de l\u2019enqu\u00eate \u00ab\u00a0pour \u00e9valuer la possibilit\u00e9 de dommages caus\u00e9s par les drogues sp\u00e9cifiques dans les quantit\u00e9s utilis\u00e9es, et pour \u00e9toffer le rapport avec suffisamment de d\u00e9tails sur les op\u00e9rations de la planque pour donner de la cr\u00e9dibilit\u00e9 au rapport\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 19B<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32735-document-19b-us-central-intelligence-agency-memorandum-record-telephonic-response-dr\" hreflang=\"en\"><strong>U.S. Central Intelligence Agency Memorandum for the Record, \u201cTelephonic Response of Dr. Gottlieb to Our Letter of 30 April 1979,\u201d Non-classified, 2 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1979-04-30T12:00:00Z\" class=\"datetime\">Apr 30, 1979<\/time><\/p>\n<p>Source Douglas Valentine donation<\/p>\n<p>Ce document consigne les r\u00e9ponses donn\u00e9es au t\u00e9l\u00e9phone par Gottlieb aux questions pos\u00e9es par la CIA dans sa lettre du 30 avril 1979 (document 19A). Gottlieb indique notamment que le LSD utilis\u00e9 par George White dans les refuges de la CIA \u00e9tait \u00ab\u00a0conditionn\u00e9 sous forme de solution dans des ampoules en plastique d\u2019environ 80 microgrammes\u00a0\u00bb et que le suivi des sujets \u00ab\u00a0\u00e9tait effectu\u00e9 lorsque c\u2019\u00e9tait possible\u00a0\u00bb. Gottlieb estime qu\u2019une quarantaine de tests ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s sur des sujets involontaires \u00ab\u00a0afin d\u2019explorer toute la gamme des utilisations op\u00e9rationnelles du LSD\u00a0\u00bb, notamment pour \u00ab\u00a0l\u2019interrogatoire\u00a0\u00bb et pour \u00ab\u00a0provoquer un comportement erratique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Document 20<\/p>\n<p>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nsarchive.gwu.edu\/document\/32736-document-20-deposition-sidney-gottlieb-phd-civil-action-no-80-3163-mrs-david-orlikow\" hreflang=\"en\"><strong>Deposition of Sidney Gottlieb, PhD, in Civil Action No. 80-3163, Mrs. David Orlikow, et al., Plaintiffs, vs. United States of America, Defendant, May 17, 1983, 174 pp.<\/strong><\/a> <time datetime=\"1983-05-17T12:00:00Z\" class=\"datetime\">May 17, 1983<\/time><\/p>\n<p>Source Stephen Kinzer donation<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de la deuxi\u00e8me des trois d\u00e9positions de Sidney Gottlieb faites par les avocats repr\u00e9sentant Velma \u00ab\u00a0Val\u00a0\u00bb Orlikow, une ancienne patiente de l\u2019Allan Memorial Institute, o\u00f9 le personnel soutenu par la CIA a r\u00e9alis\u00e9 d\u2019horribles exp\u00e9riences sur des patients psychiatriques dans les ann\u00e9es 1950 et 1960.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 sur son implication dans des \u00ab\u00a0exp\u00e9riences domestiques sur le terrain\u00a0\u00bb avec le LSD, Gottlieb a r\u00e9pondu\u00a0: \u00ab\u00a0Si vous entendez par\u00a0\u00bbexp\u00e9riences sur le terrain\u00ab\u00a0des exp\u00e9riences qui impliquent &#8211; qui ont lieu en dehors de Washington, D.C., et si par mon implication personnelle, vous entendez que j\u2019\u00e9tais au courant de ces exp\u00e9riences ou que j\u2019avais quelque chose \u00e0 voir avec leur instigation, la r\u00e9ponse est oui\u00a0\u00bb. Lorsqu\u2019on lui montre un document indiquant qu\u2019il a personnellement men\u00e9 un interrogatoire, Gottlieb se dit confus avant d\u2019admettre qu\u2019il a effectivement particip\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0entre un et cinq\u00a0\u00bb interrogatoires.<\/p>\n<p>Gottlieb nie n\u00e9anmoins que la CIA ait eu l\u2019intention de d\u00e9velopper des techniques pour am\u00e9liorer les interrogatoires am\u00e9ricains. \u00ab\u00a0L\u2019objectif premier du d\u00e9veloppement de nouvelles techniques d\u2019interrogatoire&#8230; Il s\u2019agit de la diff\u00e9rence entre quelque chose que j\u2019ai toujours contest\u00e9, \u00e0 savoir que tout ce programme voulait cr\u00e9er un candidat mandchou. Le programme n\u2019a jamais fait cela. En ce qui me concerne, il s\u2019agit d\u2019une fiction \u00e0 laquelle M.\u00a0Marks s\u2019est livr\u00e9 et la question que vous posez a un rapport avec cela et il s\u2019agit d\u2019un domaine sensible dans mon esprit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 sur le fait de savoir si la CIA avait essay\u00e9 d\u2019identifier des \u00ab\u00a0techniques de production d\u2019amn\u00e9sie r\u00e9trograde\u00a0\u00bb, Gottlieb a d\u00e9clar\u00e9 que c\u2019\u00e9tait quelque chose dont ils \u201cparlaient\u201d, mais qu\u2019il ne pouvait pas \u00ab\u00a0se souvenir de projets sp\u00e9cifiques ou de recherches sp\u00e9cifiques mont\u00e9es en r\u00e9ponse \u00e0 cette question\u00a0\u00bb. Lorsqu\u2019on lui a demand\u00e9 si la CIA avait d\u00e9j\u00e0 eu recours \u00e0 des \u00ab\u00a0projets de recherche en psychochirurgie\u00a0\u00bb, Gottlieb a r\u00e9pondu qu\u2019il \u00ab\u00a0se souvenait que c\u2019\u00e9tait le cas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Gottlieb d\u00e9crit \u00e9galement le r\u00f4le jou\u00e9 par la Society for the Investigation of Human Ecology, qui, selon lui, \u00ab\u00a0devait agir, dans un sens s\u00e9curitaire, comme un m\u00e9canisme de financement afin que l\u2019implication de l\u2019entit\u00e9 organisationnelle de la CIA ne soit pas apparente dans les projets que nous financions\u00a0\u00bb. Le Geschickter Fund fonctionnait \u00e0 peu pr\u00e8s de la m\u00eame mani\u00e8re, selon Gottlieb\u00a0: \u00ab\u00a0Il a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u comme un m\u00e9canisme permettant d\u2019acheminer des fonds pour des activit\u00e9s de recherche pour lesquelles la CIA ne voulait pas reconna\u00eetre son identit\u00e9 sp\u00e9cifique en tant que bailleur de fonds\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Gottlieb \u00e9lude la plupart des questions sur le point le plus important soumis au tribunal dans l\u2019affaire Orlikow\u00a0: les exp\u00e9riences extr\u00eames de \u00ab\u00a0conduite psychique\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0d\u00e9patternisation\u00a0\u00bb men\u00e9es par le Dr Ewen Cameron \u00e0 l\u2019Allan Memorial Institute. \u00c0 plusieurs reprises, Gottlieb affirme ne pas se souvenir d\u2019\u00e9v\u00e9nements et de d\u00e9tails essentiels concernant les relations entre la CIA et les exp\u00e9riences terrifiantes de Cameron.<\/p>\n<p>Gottlieb est un peu plus loquace quant \u00e0 sa connaissance des projets MKULTRA aux \u00c9tats-Unis, notamment des exp\u00e9riences men\u00e9es par le Dr Harris Isbell du Centre de recherche sur les addictions du NIMH \u00e0 Lexington, dans le Kentucky, que Gottlieb dit avoir visit\u00e9 \u00ab\u00a0au moins trois ou quatre fois\u00a0\u00bb. Gottlieb a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019Isbell avait effectu\u00e9 \u00ab\u00a0certains des premiers travaux fondamentaux sur la dose et la r\u00e9action au LSD\u00a0\u00bb sur des prisonniers de l\u2019h\u00f4pital de la division des stup\u00e9fiants. Gottlieb d\u00e9clare \u00e9galement qu\u2019il savait qu\u2019Isbell offrait des drogues aux d\u00e9tenus en \u00e9change de leur participation au projet. Interrog\u00e9 sur le fait de savoir si les rapports selon lesquels Cameron a maintenu certains sujets sous LSD pendant 77 jours cons\u00e9cutifs \u00e9taient \u00ab\u00a0coh\u00e9rents avec les recherches qu\u2019il menait\u00a0\u00bb, Gottlieb a r\u00e9pondu par l\u2019affirmative, notant que Cameron \u00ab\u00a0s\u2019int\u00e9ressait aux effets quantiques du LSD, \u00e0 l\u2019ingestion r\u00e9p\u00e9t\u00e9e\u00a0\u00bb. Interrog\u00e9 sur les dossiers relatifs aux planques de la CIA g\u00e9r\u00e9es par l\u2019agent des stup\u00e9fiants George White, Gottlieb r\u00e9pond\u00a0: \u00ab\u00a0Ils ont tous \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits. Ils n\u2019existent plus\u00ab\u00a0, ajoutant\u00a0:\u00a0\u00bbIls ont \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement d\u00e9truits lorsque les dossiers ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits en 72, 73.\u00a0\u00bb Interrog\u00e9 sur la pr\u00e9tendue utilisation par White de \u00ab\u00a0prostitu\u00e9es pour tester des m\u00e9thodes de distribution de drogues \u00e0 des personnes mal intentionn\u00e9es\u00a0\u00bb, Gottlieb r\u00e9pond que \u00ab\u00a0l\u2019implication de prostitu\u00e9es dans les activit\u00e9s de la c\u00f4te ouest avait \u00e0 voir avec le mode op\u00e9ratoire de toute cette culture de la drogue\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les avocats des plaignants interrogent \u00e9galement M.\u00a0Gottlieb sur le travail de la CIA avec le Dr Carl Pfeiffer de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Emory, qui a effectu\u00e9 des exp\u00e9riences sur des prisonniers au p\u00e9nitencier f\u00e9d\u00e9ral d\u2019Atlanta et ailleurs, et avec le Dr Harold Isbell de l\u2019Institut national de la sant\u00e9 mentale, qui a effectu\u00e9 des tests sur des patients au Centre de recherche sur les addictions de Lexington, dans le Kentucky.<\/p>\n<\/li>\n<\/div>\n<p>[ad_2]<br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/les-experiences-de-controle-comportemental-de-la-cia-au-coeur-d-une-nouvelle-collection-scientifique.html\" target=\"_blank\"\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[ad_1] Washington, D.C., 23 d\u00e9cembre 2024 \u2013 Aujourd\u2019hui, les National Security Archive et ProQuest (filiale de Clarivate) saluent la publication d\u2019une nouvelle collection de documents scientifiques, fruit de nombreuses ann\u00e9es&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11217,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-11216","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11216","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11216"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11216\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11216"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}