{"id":13718,"date":"2025-08-09T17:17:38","date_gmt":"2025-08-09T15:17:38","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/08\/09\/une-fable-pour-toi-macha\/"},"modified":"2025-08-09T17:17:38","modified_gmt":"2025-08-09T15:17:38","slug":"une-fable-pour-toi-macha","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/08\/09\/une-fable-pour-toi-macha\/","title":{"rendered":"Une fable pour toi, Macha"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div id=\"\">\n<p><strong>L\u2019esquisse<\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019ombre d\u2019un abri, pos\u00e9 sur la ligne de front, Oleg presse son crayon us\u00e9 contre un carton humide. Ses doigts tremblent \u2013 pas de froid dans cette nuit d\u2019\u00e9t\u00e9, mais de tendresse vive pour toi, ma petite Macha. Chaque soir, je trace des esquisses o\u00f9 ton rire danse et s\u2019\u00e9parpille. Dehors, obus et drones grondent, dessinant des \u00e9toiles d\u00e9filantes \u00e0 l\u2019envers, qui tombent au lieu de s\u2019\u00e9lever. Mais ne t\u2019inqui\u00e8te pas, ma ch\u00e9rie, nous les esquivons.<\/p>\n<p>Je griffonne un ours, souriant, maladroit sous ma main fatigu\u00e9e, puis des cerfs dansant, leurs bois comme des cerisiers en fleur, si beaux qu\u2019on devine leurs couleurs. Le ciel reste blanc \u2013 ma mine trop us\u00e9e s\u2019\u00e9puise avant d\u2019atteindre les nuages.<\/p>\n<p>Comment t\u2019expliquer l\u2019inexplicable, l\u2019invraisemblable ma petite\u00a0? Comment dire la guerre sans trancher, sans t\u2019inqui\u00e9ter\u00a0? Alors, pour toi, pour ton petit fr\u00e8re et tes amis, j\u2019improvise cette fable, trait apr\u00e8s trait, comme dans les livres enchant\u00e9s que nous lisions ensemble \u00e0 la maison.<\/p>\n<p><strong>Dans la ta\u00efga et de tout c\u0153ur<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nCette fable, ma petite Macha, je l\u2019\u00e9cris pour ton c\u0153ur d\u2019enfant, et tu pourras, j\u2019en suis s\u00fbr, la relire un jour, plus grande, pour que le souvenir de ces jours troubles vive doucement en toi.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait une fois \u2013 car toute v\u00e9rit\u00e9 na\u00eet de ces mots magiques \u2013 une ta\u00efga o\u00f9 les vents de l\u2019est comme de l\u2019ouest se m\u00ealaient, se r\u00e9conciliaient. Un ours paisible y vivait, ni grand ni terrible, juste chaleureux, et peut-\u00eatre m\u00eame trop affectueux pour certains. Les cerfs buvaient \u00e0 sa source, et lui, joyeux et bavard, tissait des r\u00e9cits si vifs et audacieux, telle la r\u00e9sine de notre \u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L\u2019aigle survole et des rats s\u2019agitent<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nIls arriv\u00e8rent de loin, de l\u2019ouest, ces bestioles aux allures de rats au pelage h\u00e9riss\u00e9 d\u2019une haine incontr\u00f4l\u00e9e. Derri\u00e8re eux, un aigle aux serres ac\u00e9r\u00e9es clamait\u00a0: \u00ab\u00a0Paix, prosp\u00e9rit\u00e9, valeurs\u00a0!\u00a0\u00bb Les rats, fr\u00e9n\u00e9tiques, couinaient\u00a0: \u00ab\u00a0Voil\u00e0 le mondialisme\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais pourtant, dans leurs kits ne se trouvaient, curieusement, que des torches pour enfumer et des laisses pour mieux guider. Ils parl\u00e8rent aux cerfs, aux biches, avec des voix chantant de d\u00e9licieux ar\u00f4mes, des refrains mielleux et enj\u00f4leurs\u00a0: \u00ab\u00a0Cet ours maladroit vous corrompt, vous opprime. Voyez, observez son pass\u00e9, son bilan, comme il est lourd, comme il est encombrant, tout cela pour lui seul. Nous, nous vous donnerons de jolies promesses, un monde clinquant qui brille \u2013 garanti universel\u00a0!<\/p>\n<p>Certains cerfs, les plus jeunes, les plus impatients, pr\u00eat\u00e8rent attention, admiratifs, sid\u00e9r\u00e9s, leurs yeux et leurs oreilles restant dans l\u2019extase d\u2019enfants g\u00e2t\u00e9s et combl\u00e9s. D\u2019autres, trop marqu\u00e9s par leurs vieilles blessures, par ces cicatrices qui sillonnent leurs \u00e2mes, se souvenaient des derniers \u00e9t\u00e9s o\u00f9 leurs grands-parents et a\u00efeux parlaient d\u2019autres rats, d\u2019autres aigles encore bien plus tragiques, qui ne promettaient m\u00eame pas le paradis mais br\u00fblaient, infestaient et d\u00e9truisaient tout, simplement parce qu\u2019ils s\u2019\u00e9taient dit qu\u2019ils \u00e9taient au-dessus de tout, c\u2019est-\u00e0-dire vraiment sup\u00e9rieurs en tout, et nous en fait n\u2019\u00e9tions que des moins que rien. Je sais, c\u2019est absurde, mais c\u2019est ainsi qu\u2019ils pensaient, car telle \u00e9tait leur id\u00e9ologie.<\/p>\n<p><strong>Le feu qui d\u00e9vore ses enfants<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<i>(Ici, ma Macha, l\u2019histoire devient bien plus sombre. Je t\u2019en supplie, ferme les yeux si tu veux, imagine plut\u00f4t ton doudou ourson.)<\/i><\/p>\n<p>Les rats, faussement g\u00e9n\u00e9reux, distribu\u00e8rent \u00e0 profusion des mots tapageurs et des allumettes aux cerfs. \u00ab\u00a0Br\u00fblez cette vieille ta\u00efga et sa m\u00e9moire, dirent-ils. Nous vous en donnerons une autre, neuve, toute \u00e9tincelante d\u2019\u00e9toiles, sid\u00e9rante et brillante.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais l\u2019\u00e9tincelle, Macha, conduit \u00e0 la flamme, et le feu embrase tout et ne fait pas dans la nuance, il n\u2019y a pas ou plus de diff\u00e9rence quand il s\u2019\u00e9l\u00e8ve de toute part, et il consume le vieux bois comme la jeune r\u00e9sine. Il d\u00e9vore tout, absolument tout, m\u00eame ceux qui l\u2019ont tant voulu et qui l\u2019ont allum\u00e9.<\/p>\n<p>Oleksiy-le-cerf, 19 ans, \u00e9crivait des po\u00e8mes sur l\u2019\u00e9corce. Un fourgon blanc l\u2019a vol\u00e9 \u00e0 son march\u00e9, o\u00f9 il chantait pour sa ni\u00e8ce. \u00ab\u00a0Busification\u00a0\u00bb, murmurent les cerfs sur Telegram, juillet 2025, un mot pour les rapts cruels des conscriptions forc\u00e9es. \u00c0 Kiev, des recruteurs tra\u00eenent hommes et jeunes dans des minibus pour le front, raillant ceux qui fuient par la rivi\u00e8re Tisza, o\u00f9 42 \u00e2mes se sont noy\u00e9es depuis f\u00e9vrier 2022. D\u2019autres ordonnent l\u2019entra\u00eenement militaire d\u00e8s 14 ans, pillant l\u2019enfance pour la guerre.<\/p>\n<p>Une torche dans ses sabots, Oleksiy a br\u00fbl\u00e9 sa patte. Sa m\u00e8re pleure. Des milliers de cerfs sont arrach\u00e9s, leurs espoirs bris\u00e9s par une loi de mai 2024 qui encha\u00eene tous les hommes au service, m\u00eame sans leur consentement. Pr\u00e8s de 400 000 fuient, dans l\u2019ombre, un million d\u2019\u00e2mes perdues dans les flammes, rapporte Ukrainska Pravda.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ours r\u00e9silient<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nFace \u00e0 ce feu qui d\u00e9vore les cerfs, ma Macha, l\u2019ours a vu ses amis partir en fum\u00e9e. Il a pris les armes \u2013 vraiment pas par plaisir, par n\u00e9cessit\u00e9. Comme quand tu te f\u00e2ches contre de mauvais garnements qui t\u2019harc\u00e8lent\u00a0: ce n\u2019est pas que tu aimes la col\u00e8re, ma Macha, mais c\u2019est surtout que tu n\u2019aimes pas qu\u2019on t\u2019emp\u00eache de vivre et de sourire.<\/p>\n<p>Andre\u00ef-l\u2019ours jouait du violon avant, ses m\u00e9lodies dansant sous les \u00e9toiles de la ta\u00efga. Maintenant, ses pattes calleuses ne savent plus faire vibrer et chanter ses accords virtuoses. Mais sous un arbre calcin\u00e9, comme moi, il taille et dessine dans l\u2019\u00e9corce encore \u2013 un ours qui joue du violon pour la petite fille qui sourit. \u00ab\u00a0Au fond des tranch\u00e9es, rien n\u2019est ici insens\u00e9, murmure-t-il. Je prot\u00e8ge ceux qui parlent ma langue, pour qu\u2019ils respirent et surtout survivent. Mais ton joli sourire communicatif d\u2019insouciance et de joie me manque plus que tout. Et heureusement \u00e9claire nos jours comme nos songes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les rats disent aux cerfs dans leurs m\u00e9dias qu\u2019ils leur servent\u00a0: \u00ab\u00a0Regardez comme ils sont violents\u00a0!\u00a0\u00bb L\u2019aigle, ordonnant d\u2019une voix d\u2019acier\u00a0: \u00ab\u00a0Ils r\u00e9sistent \u00e0 la paix, ils refusent le cessez-le-feu\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais les ours savent une chose que les autres veulent tous oublier\u00a0: une paix fragile et t\u00e9nue promise et b\u00e2tie sur le mensonge ne dure que le temps d\u2019un battement d\u2019ailes. Il faut dire toute la v\u00e9rit\u00e9, sans d\u00e9tours et d\u00e9nis. Et cette v\u00e9rit\u00e9 ne convient pas aux pr\u00e9dateurs. Depuis 2014, les rats bannissent notre langue \u2013 d\u00e9cret de 2019, d\u00e9nonc\u00e9 par le Conseil de l\u2019Europe. Ils taisent les flammes d\u2019Odessa, 48 \u00e2mes br\u00fbl\u00e9es vives le 2 mai 2014, jour o\u00f9 tout bascula, et les 15 000 tu\u00e9s du Donbass, dont 3 500 \u00e2mes civiles.<\/p>\n<p><strong>Le pain sous les d\u00e9combres<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nDans les ruines de la ta\u00efga, l\u00e0 o\u00f9 poussaient les plus belles fleurs, Markas-l\u2019ours continue de p\u00e9trir son pain. Il n\u2019a plus qu\u2019une patte, mais ses brioches aux cerises font encore pleurer de joie. \u00ab\u00a0Go\u00fbtez, dit-il aux petits cerfs affam\u00e9s. Ce pain a le go\u00fbt d\u2019avant la guerre.\u00a0\u00bbUn soldat-ours tend un petit pain \u00e0 un faon orphelin. Leurs yeux se sourient dans les ruines enfum\u00e9es, savourant ce tr\u00e9sor.<\/p>\n<p>Dans ce sourire, Macha, il y a plus de victoire que dans tous les discours des rats et de l\u2019aigle. Car l\u2019humanit\u00e9, vois-tu, ce n\u2019est pas dans les grands mots qu\u2019elle vit. C\u2019est dans le pain partag\u00e9, le dessin griffonn\u00e9, la berceuse chant\u00e9e malgr\u00e9 la peur.<\/p>\n<p>Mais pendant ce temps-l\u00e0, d\u2019autres faons, d\u00e8s 5 ans, sont pouss\u00e9s \u00e0 entendre des r\u00e9cits guerriers, comme l\u2019appelle Igor Chva\u00efka, voix des ultranationalistes de Svoboda, r\u00eavant d\u2019une nation dress\u00e9e contre l\u2019ours d\u00e8s le berceau. Ce n\u2019est pas la gloire qu\u2019on cherche, Macha, mais la justice, pour que notre langue vive.<\/p>\n<p><strong>Ce que dit ton papa<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nCe conte, Macha, \u00e9claire notre monde. Les rats et l\u2019aigle, cavaliers de l\u2019Apocalypse, attisent les flammes avec l\u2019ultranationalisme, le n\u00e9o-nazisme, la cupidit\u00e9. Ils volent des cerfs dans des fourgons pour l\u2019h\u00e9catombe, taisent les morts du Donbass, les cendres d\u2019Odessa, arm\u00e9s par les vautours de l\u2019OTAN et les marionnettistes de Davos.<\/p>\n<p>L\u2019aigle change de masque selon les saisons\u00a0: tant\u00f4t faucon, tant\u00f4t colombe, mais toujours ses serres restent ac\u00e9r\u00e9es. Il promet la paix d\u2019une voix, la guerre de l\u2019autre, car tel est son art de r\u00e9gner par la confusion.<\/p>\n<p>L\u2019ours, c\u2019est nous, d\u00e9fendant notre m\u00e9moire. Nous sommes bless\u00e9s, touch\u00e9s par la folie humaine, mais nous luttons pour \u00eatre nous-m\u00eames. Une tr\u00eave sans v\u00e9rit\u00e9, Macha, rallumerait le feu. Ce conte t\u2019apprend \u00e0 garder la m\u00e9moire, \u00e0 refuser la haine fabriqu\u00e9e, pour que la ta\u00efga refleurisse.<\/p>\n<p><strong>L\u2019espoir t\u00eatu<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nTon papa est parfois m\u00e9lancolique, ma ch\u00e9rie. Mes mains sentent la poudre, mes songes aupr\u00e8s de toi me tiennent debout. Ton rire magique et universel rallume mon c\u0153ur et celui de mes compagnons de guerre. Bient\u00f4t, nous planterons des cerisiers, Macha, o\u00f9 cerfs et ours danseront sous leurs fleurs en flammes, r\u00e9concili\u00e9s par la v\u00e9rit\u00e9 et la lucidit\u00e9.<\/p>\n<p>Tu liras cette lettre un jour et comprendras pourquoi je suis parti. Jamais par haine, elle n\u2019appartient pas \u00e0 notre camp, mais par amour \u2013 pour toi, nos vies pr\u00e9serv\u00e9es et heureuses, cette v\u00e9rit\u00e9 t\u00eatue et na\u00efve qui vit sous les cendres. La guerre finira. L\u2019amour d\u2019un papa, lui, ne finit jamais.<\/p>\n<p>Je t\u2019aime bien plus et au-del\u00e0 que toutes les \u00e9toiles qui nous \u00e9clairent,<\/p>\n<p><strong>Oleg<br class=\"autobr\"\/><br \/>\n<\/strong><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nP.S.\u00a0: Garde bien ton doudou ourson accroch\u00e9 \u00e0 tes bras. Il est comme l\u2019ours de cette fable. Quand tu auras peur, raconte-lui ce conte. Je te le promets, ici, les bons ours chassent les cauchemars.<\/p>\n<p><strong>Cassandre G<\/strong>, \u00e9t\u00e9 2025<\/p>\n<p><strong>Note<\/strong>\u00a0: Cette fable, adress\u00e9e \u00e0 ma fille Macha, tisse une all\u00e9gorie animale, me confiait Oleg, \u00e0 partir de t\u00e9moignages r\u00e9els et de faits document\u00e9s sur la guerre en Ukraine et au Donbass. Elle est mon cri d\u2019amour, un avertissement, un appel \u00e0 pr\u00e9server l\u2019humanit\u00e9 face \u00e0 la haine et au mensonge. \u00c9crite de ma main, elle porte mes souvenirs et mon espoir pour un monde meilleur.<\/p>\n<\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/lettre-d-un-soldat-a-sa-fille-2025-une-fable-pour-toi-macha.html\" target=\"_blank\"\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019esquisse Dans l\u2019ombre d\u2019un abri, pos\u00e9 sur la ligne de front, Oleg presse son crayon us\u00e9 contre un carton humide. 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