{"id":17580,"date":"2025-10-13T19:48:48","date_gmt":"2025-10-13T17:48:48","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/10\/13\/faut-il-quitter-lunion-europeenne-pour-recouvrer-notre-souverainete\/"},"modified":"2025-10-13T19:48:48","modified_gmt":"2025-10-13T17:48:48","slug":"faut-il-quitter-lunion-europeenne-pour-recouvrer-notre-souverainete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/10\/13\/faut-il-quitter-lunion-europeenne-pour-recouvrer-notre-souverainete\/","title":{"rendered":"Faut-il quitter l&rsquo;Union europ\u00e9enne pour recouvrer notre souverainet\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div id=\"\">\n<p>Les partis souverainistes (tr\u00e8s minoritaires \u00e0 ce jour) militent pour quitter l\u2019Union europ\u00e9enne, l\u2019Otan etc., organisations qui constituent pour eux des obstacles majeurs \u00e0 l\u2019exercice d\u2019une vraie d\u00e9mocratie. On ne peut \u00eatre que d\u2019accord avec cette position, la souverainet\u00e9 d\u2019un Etat ne se partage pas, elle doit \u00eatre pleine et enti\u00e8re, et non soumise \u00e0 des institutions supranationales (1, 2). Beaucoup pensent que le clivage classique droite-gauche est aujourd\u2019hui obsol\u00e8te et que la vraie ligne de s\u00e9paration se situe entre les souverainistes et les mondialistes. L\u2019id\u00e9e d\u2019une gouvernance mondiale ne date pas d\u2019hier\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous sommes reconnaissants au <i>Waghington Post<\/i>, au <i>New York Times<\/i>, au magazine <i>Time<\/i>, et aux autres autres grandes publications dont les directeurs ont assist\u00e9 \u00e0 nos r\u00e9unions et respect\u00e9 leurs promesses de discr\u00e9tion depuis presque quarante ans. Il aurait \u00e9t\u00e9 impossible de d\u00e9velopper notre projet pour le monde si nous avions \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s aux lumi\u00e8res de la publicit\u00e9 durant ces ann\u00e9es. Mais le monde est aujourd\u2019hui plus complexe et pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 l\u2019entr\u00e9e dans un gouvernement mondial. La souverainet\u00e9 supranationale d\u2019une \u00e9lite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assur\u00e9ment pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination nationale des si\u00e8cles pass\u00e9s\u00a0\u00bb. (David Rockefeller, Commision Trilat\u00e9rale, 1991)<\/p>\n<p>Le projet europ\u00e9en devait apporter \u00e0 tous ses membres \u00ab\u00a0paix et prosp\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb. Est-ce la r\u00e9alit\u00e9, on peut en douter. La construction europ\u00e9enne appara\u00eet plut\u00f4t comme un v\u00e9ritable carcan, un moyen de limiter la d\u00e9mocratie, voire m\u00eame de la court-circuiter. Les citoyens ordinaires, hors \u00e9lections, ont-ils encore voix au chapitre\u00a0? Pas vraiment, les d\u00e9cisions prises par les plus hautes instances europ\u00e9ennes n\u2019offrant la plupart du temps qu\u2019un p\u00e2le reflet des opinions et int\u00e9r\u00eats des populations.<\/p>\n<p>Dans la zone euro, la monnaie unique a aussi des effets n\u00e9fastes sur l\u2019\u00e9conomie, l\u2019impossibilit\u00e9 de d\u00e9valuer si n\u00e9cessaire, et surtout l\u2019interdiction par les trait\u00e9s de financer les d\u00e9ficits publics par la Banque centrale, cadre r\u00e9glementaire dans lequel l\u2019Etat est devenu un acteur de march\u00e9 comme les autres, qui cr\u00e9e et vend des produits de dette, construisant sa propre prison et donc celle de son peuple, et pour le plus grand bien des poss\u00e9dants \u00e0 la recherche d\u2019un placement s\u00fbr et r\u00e9mun\u00e9rateur. En effet, l\u2019endettement (\u00ab\u00a0fabriqu\u00e9\u00a0\u00bb) des Etats ne sert qu\u2019\u00e0 transf\u00e9rer la richesse aux pr\u00eateurs et aux financiers au d\u00e9triment de l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle et des salari\u00e9s. De plus, il faut pr\u00e9ciser que les titres souverains sont souvent utilis\u00e9s comme \u00ab\u00a0collat\u00e9raux\u00a0\u00bb (garanties) dans diverses transactions financi\u00e8res, et constituent la \u00ab\u00a0mati\u00e8re premi\u00e8re\u00a0\u00bb indispensable que les banques, charg\u00e9es de commercialiser (les SVT, Sp\u00e9cialistes en Valeur du Tr\u00e9sor) transforment en divers produits d\u2019\u00e9pargne (Fr\u00e9d\u00e9ric Lemaire, \u201c\u00a0Cette dette dont les cr\u00e9anciers raffolent\u00a0\u201d <i>Le Monde diplomatique<\/i>, septembre 2021).<\/p>\n<p>\u00c1 la suite de la crise des <i>subprimes<\/i> des politiques dites non conventionnelles (l\u2019assouplissement quantitatif, \u00ab\u00a0Quantitative Easing\u00a0\u00bb) ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par la Banque centrale consistant \u00e0 \u00e9mettre de grands quantit\u00e9s de liquidit\u00e9 pour l\u2019achat de titres souverains ou financiers sur le march\u00e9 secondaire afin de venir en aide aux banques en difficult\u00e9 et dans l\u2019espoir de relancer l\u2019\u00e9conomie productive. Malgr\u00e9 les sommes colossales d\u00e9vers\u00e9es, cela n\u2019a pas eu d\u2019effet sensible sur l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle, les liquidit\u00e9s ayant irrigu\u00e9 principalement le secteur financier avec pour cons\u00e9quence l\u2019envol\u00e9e des prix des actifs financiers (la Bourse est au plus haut). Il semble plus plausible que le but v\u00e9ritable du Q.E. vise \u00e0 un transfert de pertes, sans le dire, des banques et autres investisseurs vers la BCE, dans le r\u00f4le de \u00ab\u00a0bad bank\u00a0\u00bb, avec sans doute \u00e0 terme un effacement pur et simple de ces pertes.<\/p>\n<p>Comment la finance a-t-elle r\u00e9ussi \u00e0 imposer son emprise sur les \u00c9tats eux-m\u00eames\u00a0? Selon Michael Hudson, \u00e9conomiste \u00e9tasunien, consid\u00e9r\u00e9 par ses pairs comme l\u2019un des meilleurs au monde\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0C\u2019est par le syst\u00e8me mon\u00e9taire que les peuples sont asservis. La finance, sans le syst\u00e8me mon\u00e9taire qui lui est enti\u00e8rement favorable, ne repr\u00e9senterait plus un danger pour l\u2019\u00e9conomie productive. C\u2019est la sur-liquidit\u00e9 qui autorise toutes les d\u00e9rives de la finance. La haute finance mondialis\u00e9e ne peut prosp\u00e9rer sans l\u2019existence d\u2019un gigantesque march\u00e9 plan\u00e9taire de la dette publique. Le seul moyen de sortir de l\u2019emprise des march\u00e9s est d\u2019\u00e9carter les march\u00e9s du financement de l\u2019\u00c9tat. La plus grande arnaque du XXe s a \u00e9t\u00e9 la privatisation de la monnaie\u00a0\u00bb (<i>Dette, rente et pr\u00e9dation n\u00e9olib\u00e9rale<\/i>, Le Bord de l\u2019eau).<\/p>\n<p>La plupart des gens sont peu au fait des m\u00e9canismes mon\u00e9taires de base, et se font une fausse id\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019argent, de ses caract\u00e9ristiques et potentialit\u00e9s (3). Ils sont persuad\u00e9s que l\u2019\u00c9tat doit g\u00e9rer son budget comme celui d\u2019un m\u00e9nage et qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019autres sources d\u2019argent que l\u2019argent que nous gagnions. Si l\u2019\u00c9tat veut d\u00e9penser plus, il doit nous emprunter ou augmenter nos imp\u00f4ts. Cette vision est fausse et, bien s\u00fbr, tout a \u00e9t\u00e9 fait pour qu\u2019elle soit bien ancr\u00e9e dans les esprits (4). La v\u00e9rit\u00e9 est que les Etats souverains en mati\u00e8re mon\u00e9taire ne peuvent pas \u00eatre \u00e0 court d\u2019argent (5), puisqu\u2019ils sont \u00e9metteurs de monnaie (premi\u00e8re fonction r\u00e9galienne, celle de battre monnaie), mais ce n\u2019est plus le cas des pays membres de la zone euro, (comme l\u2019explique parfaitement Stephanie Kelton dans son livre <i>Le mythe du d\u00e9ficit<\/i>, Les Liens Qui Lib\u00e8rent). La France avait le contr\u00f4le de sa dette publique sous le \u201c\u00a0circuit du Tr\u00e9sor\u00a0\u201d (financement administr\u00e9 des d\u00e9ficits), tout a chang\u00e9 avec le renouveau de l\u2019id\u00e9ologie lib\u00e9rale dont \u00e9taient impr\u00e9gn\u00e9s les hauts fonctionnaires du Tr\u00e9sor et des hommes politiques de droite comme de gauche qui consid\u00e9raient que ce processus de financement \u00e9tait inappropri\u00e9 et g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019inflation. Ainsi donc, pas \u00e0 pas, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9 \u00e0 partir des ann\u00e9es 70 et, en m\u00eame temps, la dynamique de la d\u00e9r\u00e9gulation des banques et de la finance a \u00e9t\u00e9 amorc\u00e9e, avec ses caract\u00e9ristiques principales, \u00e0 savoir la fin de la s\u00e9paration des activit\u00e9s de d\u00e9p\u00f4t et d\u2019affaires des banques, le libre-\u00e9change et la libre circulation des capitaux. Cette dynamique n\u2019a pas touch\u00e9 seulement la France, elle a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Le livre de Benjamin Lemoine (<i>L\u2019ordre de la dette\u00a0: enqu\u00eate sur les infortunes de l\u2019\u00c9tat et la prosp\u00e9rit\u00e9 du march\u00e9<\/i>, La D\u00e9couverte) retrace avec pr\u00e9cision les diff\u00e9rentes \u00e9tapes de la mise en march\u00e9 de la dette publique.<\/p>\n<p>En bref, la monnaie moderne depuis qu\u2019elle est \u201c\u00a0d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e\u00a0\u201d (fin de la convertibilit\u00e9 du dollar en or, en 1971) est une source in\u00e9puisable, limit\u00e9e seulement par les r\u00e8gles que nous nous imposons ou plus justement qui nous ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9es. Elle n\u2019est cependant pas la panac\u00e9e, elle est un moyen et non une fin, son \u00e9mission doit \u00eatre r\u00e9gul\u00e9e finement, par la cr\u00e9ation ou la destruction, pour s\u2019ajuster \u00e0 la marche de l\u2019\u00e9conomie en fonction des capacit\u00e9s de notre syst\u00e8me productif (6)\u00a0:\u00a0s\u2019il y a trop de monnaie, il y a inflation, pas assez c\u2019est la d\u00e9flation. Seul l\u2019\u00c9tat est en mesure d\u2019op\u00e9rer cette r\u00e9gulation. Ce qui compte vraiment, ce sont nos ressources en \u201c\u00a0hommes et mati\u00e8re\u00a0\u201d. Quant aux d\u00e9penses d\u2019investissement de patrimoine public et d\u2019infrastructure, donc de long terme (repr\u00e9sentant la presque totalit\u00e9 des d\u00e9ficits primaires, c\u2019est-\u00e0-dire hors int\u00e9r\u00eats\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0elles ne devraient \u00eatre couvertes ni par les imp\u00f4ts et taxes et ni par des emprunts, mais par de la monnaie centrale permanente qui n\u2019a pas \u00e0 \u00eatre rembours\u00e9e, l\u2019\u00c9tat se pr\u00eatant \u00e0 lui-m\u00eame. \u00ab\u00a0Ceci mettrait fin \u00e0 l\u2019intervention des march\u00e9s financiers et des agences de notation sur une dette souveraine qui ne courait plus aucun risque de d\u00e9faut de paiement. Et pour cause, il n\u2019y aurait plus de dette souveraine sur les march\u00e9s\u00a0!\u00a0\u00bb (Jean-Bayard, <i>Politique Macro(n)\u00e9conomique, politiquement incorrect<\/i>, \u00ab\u00a0La Monnaie source de vie \u00e9conomique\u00a0\u00bb Edilivre, 7). De plus, n\u2019est-il pas paradoxal que les banques de d\u00e9p\u00f4t priv\u00e9es soient autoris\u00e9es l\u00e9galement \u00e0 cr\u00e9er de la monnaie \u00e0 partir de \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb, \u00e0 destination des agents non bancaire (ANB), par un simple jeu d\u2019\u00e9critures \u00e0 l\u2019occasion des cr\u00e9dits octroy\u00e9s (ce que Maurice Allais, notre premier prix Nobel d\u2019\u00e9conomie, d\u00e9non\u00e7ait en son temps comme de la \u00ab\u00a0fausse monnaie\u00a0\u00bb 8), alors que les Etats de la zone euro ont perdu cette facult\u00e9, ils se sont en quelque sorte \u00ab\u00a0auto-expropri\u00e9s\u00a0\u00bb. Pr\u00e9cisons tout de m\u00eame que le processus de cr\u00e9ation mon\u00e9taire par les banques n\u2019est pas gratuit, il repr\u00e9sente un co\u00fbt r\u00e9el\u00a0:\u00a0frais administratifs, infrastructures.<\/p>\n<p>Le principal argument des opposants de la reprise du contr\u00f4le de la Banque centrale par l\u2019\u00c9tat, c\u2019est que cela constitue la porte ouverte \u00e0 la \u201c\u00a0gabegie mon\u00e9taire\u00a0\u201d qui conduit \u00e0 l\u2019inflation. Alors comment peut-on qualifier la dette publique astronomique g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le syst\u00e8me actuel\u00a0? Certes, l\u2019inflation mon\u00e9taire peut \u00eatre l\u2019une des causes de la hausse des prix, mais elle est loin d\u2019\u00eatre la seule. Le plus souvent, elle r\u00e9sulte de la croissance des co\u00fbts des mati\u00e8res premi\u00e8res, de l\u2019\u00e9nergie, des produits agricoles en cas de mauvaises r\u00e9coltes etc., et aussi des imp\u00f4ts et taxes. \u00ab\u00a0Il y a bien longtemps que la masse mon\u00e9taire n\u2019a plus d\u2019effet sur les prix d\u00e8s lors que l\u2019offre s\u2019ajuste rapidement \u00e0 la demande, ce qui est le cas dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. La hausse des prix s\u2019explique essentiellement par le comportements des agents qui ont le pouvoir d\u2019agir sur les prix afin d\u2019am\u00e9liorer leur pouvoir d\u2019achat\u00a0\u00bb. (Jean Bayard).  Derni\u00e8re pr\u00e9cision, le plus souvent omise, m\u00eame par les experts\u00a0:\u00a0la monnaie centrale scripturale ne circule qu\u2019entre titulaires d\u2019avoirs au sein de l\u2019Institut d\u2019\u00e9mission, le Tr\u00e9sor et les banques de d\u00e9p\u00f4t, elle ne peut donc irriguer directement l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle. Pour cela, elle doit passer par le canal du Tr\u00e9sor et des banques qui la \u201c\u00a0convertissent\u00a0\u201d en monnaie secondaire. Pour exercer leur activit\u00e9 de cr\u00e9dit, les banques, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on veut nous faire croire, ne se \u201c\u00a0refinancent\u00a0\u201d pas aupr\u00e8s de la Banque centrale. Si elles doivent se procurer de la monnaie centrale contre des titres \u00e9ligibles (et en certaines circonstances m\u00eame des titres \u00ab\u00a0d\u00e9valu\u00e9s\u00a0\u00bb sont accept\u00e9s \u00e0 leur valeur faciale), c\u2019est pour r\u00e9pondre aux besoins d\u2019approvisionnement de monnaie fiduciaire &#8211; billets et pi\u00e8ces &#8211; (n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9conomique), de r\u00e9serves obligatoires (exigence l\u00e9gale), et aussi pour la compensation et le r\u00e8glement interbancaire.<\/p>\n<p>En attendant de trouver un consensus et une volont\u00e9 politique pour nous d\u00e9faire de la domination de la finance, nous continuerons \u00e0 faire \u00ab\u00a0rouler\u00a0\u00bb notre dette, ce qui s\u2019apparente \u00e0 de la cavalerie, au profit d\u2019une minorit\u00e9 de privil\u00e9gi\u00e9s et \u00e0 la grande satisfaction des march\u00e9s (seuls les int\u00e9r\u00eats sont rembours\u00e9s, \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance le principal est couvert par un nouvel emprunt). Pr\u00e9cisons qu\u2019il existe une dette n\u00e9gociable, c\u2019est-\u00e0-dire contract\u00e9e sous forme d\u2019instruments financiers \u00e9changeables sur les march\u00e9s financiers (obligations et bons du Tr\u00e9sor) et une dette non-n\u00e9gociable, correspondant aux d\u00e9p\u00f4ts de certains organismes publics (collectivit\u00e9 territoriales, \u00e9tablissements publics, etc.) sur le compte du Tr\u00e9sor et qui constitue, elle aussi, un moyen de financement de l\u2019\u00c9tat (Agence France Tr\u00e9sor). L\u2019encours de la dette n\u00e9gociable au 30 septembre 2025 s\u2019\u00e9levait \u00e0 2 556,3 Md\u20ac (Agence France Tr\u00e9sor). A la fin du deuxi\u00e8me trimestre 2025, la dette publique au sens de Maastricht s\u2019\u00e9tablissait \u00e0 3 416,3 Md\u20ac (Insee).  Seule la dette n\u00e9gociable serait v\u00e9ritablement exigible, difficile d\u2019avoir plus d\u2019informations sur ce point (9).<\/p>\n<p>Les enjeux sont pourtant cruciaux pour l\u2019humanit\u00e9 et la plan\u00e8te, car accepter l\u2019h\u00e9ritage de la dette revient \u00e0 ob\u00e9rer l\u2019avenir en prolongeant ind\u00e9finiment l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et en rendant impossible les investissements publics n\u00e9cessaires \u00e0 la transition \u00e9cologique.<\/p>\n<p>Enfin, la grande question qui vient \u00e0 l\u2019esprit est\u00a0: pourquoi m\u00eame les pays qui ont conserv\u00e9 leur souverainet\u00e9 mon\u00e9taire (par exemple les Etats-Unis, le Royaume Uni, le Japon etc.) continuent malgr\u00e9 tout \u00e0 recourir au march\u00e9 pour couvrir leurs d\u00e9ficits\u00a0? \u00c1 l\u2019\u00e9vidence,\u00a0parce que cette configuration favorise les int\u00e9r\u00eats des\u00a0d\u00e9tenteurs de capitaux en exc\u00e8s qui sont heureux de voir se creuser le d\u00e9ficit public qui leur procure une rente perp\u00e9tuelle. \u00ab\u00a0Les d\u00e9tenteurs de titres publics (bons du Tr\u00e9sor, obligations) pr\u00e9f\u00e8rent tenir les gouvernements \u201c\u00a0en laisse\u00a0\u201d, avec des Banques centrales qui ne cr\u00e9ent de la monnaie que pour renflouer les banques, et non l\u2019\u00e9conomie\u00a0\u00bb (Michael Hudson).<\/p>\n<p>Collectivement nous devons donc am\u00e9liorer nos connaissances dans ce domaine si nous voulons construire une \u00e9conomie qui travaille pour tous, et pas seulement en faveur d\u2019une petite minorit\u00e9 de privil\u00e9gi\u00e9e qui accumule sans fin, en captant le fruit de l\u2019activit\u00e9 r\u00e9elle (assimilable \u00e0 une \u201c\u00a0extraction de rente\u00a0\u201d, comme le qualifie Michael Hudson, et d\u2019autres \u00e9conomistes). Un levier politique est indispensable pour inverser le rapport de forces, les meilleures id\u00e9es ne servent \u00e0 rien si on n\u2019acc\u00e8de pas au pouvoir. Partout, la dette publique a explos\u00e9, ce qui a conduit \u00e0 des politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, \u00e0 la d\u00e9gradation des services publics et \u00e0 leur d\u00e9mant\u00e8lement continu. Le poids de la dette est aussi un argument \u201c\u00a0commode\u00a0\u201d, utilis\u00e9 par les politiques comme pr\u00e9texte pour ne pas r\u00e9pondre favorablement aux revendications des peuples. Les cr\u00e9anciers adorent l\u2019approche qui bl\u00e2me les victimes de la dette plut\u00f4t que la finance pr\u00e9datrice.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est que le syst\u00e8me mon\u00e9taire est un sujet \u201c\u00a0tabou\u00a0\u201d. Il est interdit d\u2019en parler, et il est rarement d\u00e9battu de fa\u00e7on accessible \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et dans la presse. La pr\u00e9servation des int\u00e9r\u00eats du \u201c\u00a0grand capital\u00a0\u201d exige qu\u2019une chose aussi centrale que l\u2019argent soit absolument mystifi\u00e9, de peur que sa fonction soit r\u00e9ellement comprise, sans cela les capitalistes ne pourraient exercer leur puissance absolue. D\u00e9j\u00e0, \u00e0 son \u00e9poque, Henry Ford avait fait ce constat\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Si les gens de cette nation comprenaient notre syst\u00e8me bancaire et mon\u00e9taire, je crois qu\u2019il y aurait une r\u00e9volution avant demain matin\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De plus en plus d\u2019\u00e9conomistes dans le monde, dont de nombreux fran\u00e7ais, se joignent \u00e0 la lutte pour tenter de mettre fin \u00e0 l\u2019emprise excessive des banques et de la finance sur la soci\u00e9t\u00e9. Pour le moment, ils ne re\u00e7oivent que peu d\u2019\u00e9chos, ce qui n\u2019a rien de surprenant puisque les m\u00e9dias conventionnels et les dirigeants en place se gardent bien d\u2019en faire \u00e9tat. Vouloir \u00e9veiller les consciences et instruire une majorit\u00e9 sur une question aussi sensible est une entreprise ardue, et non d\u00e9nu\u00e9e de risque, comme le souligne St\u00e9phanie Kelton\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Il n\u2019y a qu\u2019une mani\u00e8re acceptable de parler de la monnaie, des imp\u00f4ts et de la dette publique. Les imp\u00f4ts apportent des ressources \u00e0 l\u2019\u00c9tat, et c\u2019est l\u2019argent du contribuable qui finance notre \u00c9tat. Emprunter enfonce le pays dans la dette qui va peser sur nos enfants et petits-enfants. Vous pouvez prononcer sans risque l\u2019une de ses phrases et vous passerez pour un intellectuel s\u00e9rieux. Mais si vous vous \u00e9cartez de la pens\u00e9e conventionnelle, vous serez aussit\u00f4t marginalis\u00e9 par un cercle rapproch\u00e9 de sp\u00e9cialistes auto-proclam\u00e9s du budget, de parlementaires et d\u2019experts qui, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ou non, r\u00e9pandent le mythe du d\u00e9ficit. Pr\u00eacher les vertus de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire et toujours sans danger. Contester ses articles de foi est une h\u00e9r\u00e9sie. Les politiques, m\u00eame s\u2019ils ont compris le mode de fonctionnement de la monnaie moderne, ne s\u2019en feront pas les messagers, ils n\u2019en parleront pas, c\u2019est trop risqu\u00e9 pour leur carri\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Amput\u00e9s de leur politique mon\u00e9taire, les gouvernements ne peuvent plus exercer pleinement leur souverainet\u00e9, ils sont d\u00e9sarm\u00e9s et entrav\u00e9s pour r\u00e9pondre aux besoins des populations et r\u00e9duire le foss\u00e9 des in\u00e9galit\u00e9s. La ma\u00eetrise de la monnaie est une condition d\u2019un vrai changement et c\u2019est aussi n\u00e9cessaire pour mettre un terme \u00e0 la fr\u00e9n\u00e9sie financi\u00e8re et \u00e0 la logique de l\u2019accumulation sans fin. Refaire de la monnaie un bien public ne ne r\u00e9soudra pas pour autant tous nos probl\u00e8mes, loin s\u2019en faut, mais sans cet outil, il est impossible de faire pr\u00e9valoir le bien commun sur les int\u00e9r\u00eats particuliers. La sortie de l\u2019U.E. s\u2019impose donc, d\u2019autant qu\u2019une r\u00e9forme interne, que certains pr\u00e9conisent, ne para\u00eet pas possible en l\u2019\u00e9tat. Bien entendu, il y a bien d\u2019autres arguments, que l\u2019argument mon\u00e9taire, pour justifier cette d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Note\u00a0: Ce texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00e0 partir de la bibliographie cit\u00e9e dans l\u2019article\u00a0:\u00a0<i><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/pouvoir-monetaire-et-dette-publique.html\">Pouvoir mon\u00e9taire et dette publique<\/a><\/i>.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a01- \u00ab\u00a0L\u2019abdication d\u2019une d\u00e9mocratie peut prendre deux formes, soit le recours \u00e0 une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs \u00e0 un homme providentiel, soit la d\u00e9l\u00e9gation de ces pouvoirs \u00e0 une autorit\u00e9 ext\u00e9rieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en r\u00e9alit\u00e9 la puissance politique, car au nom d\u2019une saine \u00e9conomie, on en vient ais\u00e9ment \u00e0 dicter une politique mon\u00e9taire, budg\u00e9taire, sociale, finalement &#8211;\u00a0une politique\u00a0&#8211; au sens le plus large du mot, nationale et internationale\u00a0\u00bb (Pierre Mend\u00e8s-France, Discours \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, le 18 janvier 1957).<\/p>\n<p>&#8211;\u00a02- \u00ab\u00a0La d\u00e9mocratie ne peut abdiquer entre les mains de quelques personnes cens\u00e9es comp\u00e9tentes, et dont les d\u00e9cisions peuvent comporter des cons\u00e9quences sortant du cadre de leurs attributions et d\u00e9bordant largement sur le plan politique\u00a0\u00bb (Clement Attlee, Premier ministre britannique, qui se d\u00e9clarait contre toutes diminutions de souverainet\u00e9 au profit d\u2019institutions europ\u00e9ennes domin\u00e9es par des conservateurs).<\/p>\n<p>&#8211;\u00a03- Il est en de m\u00eame dans le monde politique. Une enqu\u00eate r\u00e9cente (2019) men\u00e9e par le groupe de recherche <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/positivemoney.org\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Positive Money<\/a> a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le chiffre incroyable de 85\u00a0% des parlementaires britanniques qui n\u2019ont aucune id\u00e9e de la provenance de la monnaie. <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/positivemoney.org\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Positive Money<\/a> milite pour une r\u00e9forme du syst\u00e8me mon\u00e9taire et bancaire qui permette une \u00e9conomie \u00e9quitable, d\u00e9mocratique et durable.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a04-  \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9tat n\u2019a aucune source d\u2019argent autre que l\u2019argent que les gens gagnent eux-m\u00eames. Si l\u2019\u00c9tat veut d\u00e9penser plus, il ne peut le faire qu\u2019en empruntant votre \u00e9pargne ou en augmentant vos imp\u00f4ts\u00a0\u00bb (Discours de Margaret Thatcher en 1983). \u00ab\u00a0Dans tout le pays, les familles se serrent la ceinture et prennent des d\u00e9cisions douloureuses. L\u2019\u00c9tat F\u00e9d\u00e9ral doit en faire autant\u00a0\u00bb (Pr\u00e9sident Obama, discours sur l\u2019\u00a0\u00c9tat de l\u2019Union en 2010). D\u00e9clarations cit\u00e9es par Stephanie Kelton dans son livre <i><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.editionslesliensquiliberent.fr\/livre-Le_mythe_du_d\u00e9ficit-9791020909732-1-1-0-1.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Le mythe du d\u00e9ficit<\/a><\/i>.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a05- \u00ab\u00a0Rien n\u2019emp\u00eache l\u2019\u00c9tat F\u00e9d\u00e9ral de cr\u00e9er autant de monnaie qu\u2019il veut et de payer quelqu\u2019un avec\u00a0\u00bb (Alan  Greespan, pr\u00e9sident de la FED de 1987 \u00e0 2006). Son successeur, Ben Bernanke (de 2006 \u00e0 2014), est all\u00e9 plus loin en expliquant comment l\u2019\u00c9tat paie vraiment ses factures\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas l\u2019argent du contribuable. Nous utilisons simplement l\u2019ordinateur pour augmenter le solde des comptes\u00a0\u00bb. (D\u00e9clarations cit\u00e9es par Stephanie Kelton dans son livre <i>Le mythe du d\u00e9ficit<\/i>).<\/p>\n<p>&#8211;\u00a06- \u00ab\u00a0La politique mon\u00e9taire est essentielle pour d\u00e9gager des ressources et venir en renfort de la politique budg\u00e9taire. Il reste beaucoup \u00e0 faire pour convaincre du bien-fond\u00e9 et de la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019utilisation de l\u2019arme mon\u00e9taire. Les deux ressources fondamentales (hommes et mati\u00e8res) doivent se conjuguer avec la troisi\u00e8me (la monnaie) qui imprime \u00e0 l\u2019univers \u00e9conomique son mouvement , la monnaie est en quelque sorte son carburant. L\u2019objet de l\u2019\u00e9conomie est l\u2019utilisation rationnelle de ces trois \u00e9l\u00e9ment fondamentaux. La monnaie, contrairement \u00e0 l\u2019id\u00e9e commun\u00e9ment admise, est une ressource in\u00e9puisable, ses seules restrictions sont celles fix\u00e9es arbitrairement  par les autorit\u00e9s mon\u00e9taires\u00a0\u00bb (Jean Bayard).<\/p>\n<p>&#8211;\u00a07- La particularit\u00e9 de la \u00ab\u00a0m\u00e9thode\u00a0\u00bb de Jean Bayard, qui n\u2019est pas un \u00e9conomiste de formation, mais qui a exerc\u00e9 comme responsable financier dans une multinationale, est de fonder toute sa d\u00e9monstration sur les circuits et sch\u00e9mas comptables, ce qui lui conf\u00e8re une \u00ab\u00a0rigueur incontestable\u00a0\u00bb. L\u2019introduction de sa note \u00ab\u00a0Les 7 plaies de l\u2019\u00e9conomie. Cinq causes mon\u00e9taires et deux causes internationales\u00a0\u00bb, \u00e9claire la fa\u00e7on dont la classe sup\u00e9rieure a capt\u00e9 le pouvoir mon\u00e9taire\u00a0: \u00ab\u00a0Profitant depuis toujours d\u2019une position dominante, qu\u2019il s\u2019est attach\u00e9 \u00e0 renforcer au cours des d\u00e9cennies, d\u2019abord par la loi, puis par le bourrage de cr\u00e2ne sur l\u2019inflation et par la diffusion d\u2019informations tronqu\u00e9es, le pouvoir mon\u00e9taire a b\u00e2ti une v\u00e9ritable bastille, devenue imprenable depuis qu\u2019il a obtenu l\u2019ind\u00e9pendance. Enfin, en forme d\u2019apoth\u00e9ose, sublime tour de force, il a r\u00e9ussi \u00e0 faire signer le Trait\u00e9 de Maastricht par la plupart des gouvernements d\u2019Europe, disposant ainsi de tous les moyens coercitifs de l\u2019oppression par la monnaie\u00a0lutte contre une inflation imaginaire s\u2019appuyant sur un taux fix\u00e9 arbitrairement pour l\u2019inflation (2%), pour le d\u00e9ficit budg\u00e9taire (3%) et pour l\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat (60%). Les mots ne sont pas assez forts pour traduire le sentiment de r\u00e9volte que tout \u00eatre humain peut ressentir face \u00e0 l\u2019\u00e9tendue des maux dont souffre notre soci\u00e9t\u00e9, maux dont les causes profondes r\u00e9sident dans les restrictions mon\u00e9taire que nous imposent la toute-puissance mon\u00e9taire et les groupes de pression qui lui sont associ\u00e9s pour leur seul profit. Il est urgent de lib\u00e9rer les populations laborieuses de cette nouvelle forme d\u2019esclavage \u00e9conomique\u00a0\u00bb. A noter que le site de Jean-Bayard \u00ab\u00a0macro\u00e9conomie\u00a0\u00bb n\u2019appara\u00eet plus sur Internet.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a08- \u00ab\u00a0Il est aujourd\u2019hui pour le moins paradoxal de constater que lorsque, pendant des si\u00e8cles, l\u2019Ancien R\u00e9gime avait pr\u00e9serv\u00e9 jalousement le droit de l\u2019\u00c9tat de battre monnaie et le privil\u00e8ge exclusif d\u2019en garder le b\u00e9n\u00e9fice, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique a abandonn\u00e9 pour une grande part ce droit et ce privil\u00e8ge \u00e0 des int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s\u00a0\u00bb. (Maurice Allais)<\/p>\n<p>&#8211;\u00a09- \u00ab\u00a0Rappelons qu\u2019au d\u00e9but de ce chapitre nous avons soulign\u00e9 l\u2019existence de deux parties de la dette publique, dont personne (ou presque) \u00e9tonnamment ne parle\u00a0:\u00a0la partie n\u00e9gociable et celle qui ne l\u2019est pas. La premi\u00e8re est la seule dette v\u00e9ritablement exigible, ce qui la ram\u00e8ne \u00e0 75\u00a0% du PIB au lieu de 100\u00a0% (\u00e0 fin 2016), la seconde n\u2019\u00e9tant plus qu\u2019une question de tr\u00e9sorerie nationale entre l\u2019\u00c9tat et ses organismes publics et semi-publics. On ne voit pas pourquoi cette derni\u00e8re devrait faire l\u2019objet d\u2019un remboursement quelconque. Il est tout de m\u00eame surprenant que les deux soient cumul\u00e9es pour servir de base au crit\u00e8re de Maastricht\u00a0\u00bb (Jean Bayard, <i>Politique Macro(n)\u00e9conomique, politiquement incorrect<\/i>, chapitre \u00ab\u00a0Dette publique\u00a0\u00bb, page 165).<\/p>\n<\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/faut-il-quitter-l-union-europeenne-pour-recouvrer-notre-souverainete.html\" target=\"_blank\"\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les partis souverainistes (tr\u00e8s minoritaires \u00e0 ce jour) militent pour quitter l\u2019Union europ\u00e9enne, l\u2019Otan etc., organisations qui constituent pour eux des obstacles majeurs \u00e0 l\u2019exercice d\u2019une vraie d\u00e9mocratie. 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