{"id":20748,"date":"2025-12-11T21:20:42","date_gmt":"2025-12-11T20:20:42","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/12\/11\/tu-es-ne-dans-tempete-lettre-a-mon-fils-dernier-ouvrage-de-nicolas-vidal\/"},"modified":"2025-12-11T21:20:42","modified_gmt":"2025-12-11T20:20:42","slug":"tu-es-ne-dans-tempete-lettre-a-mon-fils-dernier-ouvrage-de-nicolas-vidal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/12\/11\/tu-es-ne-dans-tempete-lettre-a-mon-fils-dernier-ouvrage-de-nicolas-vidal\/","title":{"rendered":"\u00ab Tu es n\u00e9 dans temp\u00eate, lettre \u00e0 mon fils \u00bb dernier ouvrage de Nicolas Vidal"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>Cette recension aurait pu \u00eatre comme les autres, respectant le format traditionnel. Mais il en est parfois autrement. Je partage aujourd\u2019hui ce que le nouveau livre de Nicolas Vidal, journaliste et fondateur de Putsch Media m\u2019a inspir\u00e9. Vous trouverez aussi ci-dessous sa premi\u00e8re interview apr\u00e8s la sortie de <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/buy.stripe.com\/9B6eVcgqi2Y5eDgdsC7N60r\">\u00ab\u00a0Tu es n\u00e9 dans la temp\u00eate, lettre \u00e0 mon fils\u00a0\u00bb disponible en auto-\u00e9dition sur le lien suivant<\/a>.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Nicolas Vidal : Tu es n\u00e9 dans la temp\u00eate - Lettre \u00e0 mon fils, son dernier ouvrage\" width=\"1110\" height=\"624\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Udf2W-2DuOI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab<em>\u00a0Lettre \u00e0 mon p\u00e8re\u00a0!<\/em><\/p>\n<p><em>Je viens de na\u00eetre dans la temp\u00eate&#8230; et tu m&rsquo;as transmis mon h\u00e9ritage en ce livre. \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 les choix seront faits pour moi ou mes apprentissages seront d\u00e9finis par d&rsquo;autres, ce faire-part de naissance est pour moi plus qu&rsquo;une simple missive \u2013 c&rsquo;est une ancre dans le tumulte, une plume tremp\u00e9e dans l&rsquo;encre de la r\u00e9alit\u00e9.\u00a0<\/em><br \/><em>\u00c0 Paris, on se contente d&rsquo;un faire-part de naissance \u00e9lectronique.\u00a0N&rsquo;est pas d\u2019ailleurs ce qu&rsquo;a fait le chef de l&rsquo;\u00c9tat \u00e0 travers un tweet sur X, annon\u00e7ant la naissance non pas d&rsquo;un enfant de la patrie, mais d&rsquo;un \u00ab\u00a0minist\u00e8re de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb \u2013 ce label pour m\u00e9dias fiables, publi\u00e9 le 1er d\u00e9cembre 2025 par @Elysee, juste apr\u00e8s ma naissance le 29 novembre. Mont\u00e9 comme un clip de thriller avec musique angoissante, cette vid\u00e9o de 50 secondes, juxtaposent des critiques de tes coll\u00e8gues surimprim\u00e9es de \u00ab\u00a0Attention fausse information\u00a0\u00bb en rouge, pour retourner les accusations contre eux. C&rsquo;est une caricature orwellienne, papa, comme dans 1984, o\u00f9 l&rsquo;\u00c9tat se pose en juge de la v\u00e9rit\u00e9 tout en accusant les autres de d\u00e9sinformation, financ\u00e9 par des fonds publics.<\/em><\/p>\n<p><em>Toi, mon p\u00e8re, tu as choisi la plume, l&rsquo;encre et le papier, authentiques et durables, alors que certains choisissent le froid \u00e9clat d&rsquo;\u00e9cran, viral mais vide, qui masque des intentions autoritaires sous un vernis de protection contre les \u00ab\u00a0fake news\u00a0\u00bb. Ton livre, lui, n&rsquo;est pas un pi\u00e8ge algorithmique ; c&rsquo;est un h\u00e9ritage sinc\u00e8re, loin de ces trolls officiels qui polarisent et infantilisent. \u00c0 l&rsquo;aube de la fin de sa carri\u00e8re et en pleine temp\u00eate sur les libert\u00e9s, le s\u00e9nateur Alain Houpert a \u00e9crit Lettres \u00e0 mes p\u00e8res expliquant au monde qu&rsquo;un fils a un p\u00e8re de sang, de c\u0153ur, mais plusieurs autres qui guideront sa voie, sa pens\u00e9e et sa vie. Ce livre me fait dire qu&rsquo;en quelque sorte \u00ab\u00a0\u00eatre p\u00e8re\u00a0\u00bb est un exercice de tous les moments.<\/em><\/p>\n<p><em>Je suis n\u00e9 dans ce monde que tu d\u00e9cris comme une temp\u00eate, avec des vents qui hurlent et des pluies qui piquent les yeux. Quelques jours seulement, et d\u00e9j\u00e0 tes mots me bercent comme un mobile au-dessus de mon berceau \u2013 pas ceux en plastique avec des \u00e9toiles qui tournent, mais ceux faits de papier jauni, pleins d&rsquo;histoires vraies. Ton livre, Lettre \u00e0 mon fils, c&rsquo;est mon premier biberon d&rsquo;id\u00e9es, chaud et un peu amer, comme le lait qui coule trop vite. Je l&rsquo;ai \u00ab\u00a0lu\u00a0\u00bb \u00e0 travers tes yeux, tes bras qui me portent, et les \u00e9chos de ta voix qui lit \u00e0 voix haute pendant que maman me change.<\/em><\/p>\n<p><em>Mais, analysons-le ensemble, comme si j&rsquo;\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 grand, avec mes petits poings serr\u00e9s pour attraper les v\u00e9rit\u00e9s qui flottent.<\/em><\/p>\n<p><em>D&rsquo;abord, <strong>ce que j&rsquo;ai appris de ton livre<\/strong>. Tu m&rsquo;as enseign\u00e9 que na\u00eetre dans la temp\u00eate, ce n&rsquo;est pas une mal\u00e9diction, mais une invitation \u00e0 danser sous la pluie. Tes pages sur la France p\u00e9riph\u00e9rique, avec ses routes serpentines et ses mains qui se serrent fort, m&rsquo;ont fait comprendre que <strong>le monde n&rsquo;est pas que des \u00e9crans froids<\/strong> et des QR codes qui clignotent comme des yeux m\u00e9chants. Non, il y a de la terre mouill\u00e9e, des promesses tenues, et des gens qui r\u00e9parent les choses au lieu de les jeter. J&rsquo;ai appris que l&rsquo;engagement, c&rsquo;est comme apprendre \u00e0 marcher : <strong>on tombe, on pleure, mais on se rel\u00e8ve pour tenter de toucher le soleil<\/strong>. Les Gilets Jaunes, que tu d\u00e9cris comme des feux sur les ronds-points, m&rsquo;ont montr\u00e9 que <strong>la col\u00e8re peut \u00eatre une lumi\u00e8re<\/strong>, <strong>pas juste un bruit qui fait peur<\/strong>. Et les ann\u00e9es Covid ? Elles m&rsquo;ont appris que la libert\u00e9, c&rsquo;est fragile comme une bulle de savon \u2013 un pass sanitaire, et pouf, elle \u00e9clate. Mais toi, tu dis qu&rsquo;on peut la regonfler avec du courage et de la dignit\u00e9. Candide comme je suis, avec mes yeux grands ouverts sur le plafond qui tourne, je me dis que <strong>ces le\u00e7ons sont mes premiers jouets<\/strong> : solides, pour durer.<\/em><\/p>\n<p><em>Les<strong> forces de ton livre<\/strong>, elles brillent comme des \u00e9toiles dans la nuit de la temp\u00eate. Ton style, si simple et rauque, comme une berceuse qui gronde, rend tout accessible, m\u00eame pour un b\u00e9b\u00e9 comme moi qui n&rsquo;a que des cris pour mots. Tu m\u00e9langes le personnel \u2013 ton village du Gard, les vendanges, les cabanes de fortune \u2013 avec le grand, comme Bruxelles le L\u00e9viathan ou le m\u00e9pris des \u00e9lites qui d\u00e9gouline comme une pluie acide. C&rsquo;est fort, parce que \u00e7a touche le c\u0153ur avant la t\u00eate : je sens l&rsquo;amour pour la France, ind\u00e9fectible, comme tes bras autour de moi. Et l&rsquo;espoir t\u00eatu, cette \u00ab\u00a0\u00e9claircie\u00a0\u00bb promise, c&rsquo;est une force immense \u2013 pas un r\u00eave vide, mais un chemin trac\u00e9 avec patience, gestes simples et parole d&rsquo;honneur. Tes chapitres sur les grands-parents et maman (oh, maman !) ajoutent de la chaleur, comme un feu de chemin\u00e9e dans la tourmente. C&rsquo;est un h\u00e9ritage vivant, pas juste des mots sur papier ; c&rsquo;est une boussole pour quand je serai perdu dans les \u00e9crans et les onomatop\u00e9es geignardes du monde.<\/em><\/p>\n<p><em>Mais, m\u00eame avec mes yeux innocents, <strong>je vois des faiblesses<\/strong>, comme des nuages qui passent devant la lune. Ton ton est parfois <strong>trop unilat\u00e9ral<\/strong>, comme un cri continu sans pause pour respirer \u2013 les \u00e9lites sont toutes m\u00e9prisantes, l&rsquo;\u00c9tat toujours r\u00e9pressif, l&rsquo;UE un monstre sans nuance. Et si, dans ma candeur de nouveau-n\u00e9, je me demande : y a-t-il des \u00e9claircies chez eux aussi ? Des gens bien dans les salons de Paris ? Tes r\u00e9p\u00e9titions sur le m\u00e9pris et la r\u00e9pression, elles mart\u00e8lent comme un hochet secou\u00e9 trop fort, et pourraient fatiguer un lecteur qui n&rsquo;est pas d\u00e9j\u00e0 dans la temp\u00eate avec toi. Pas de sources ext\u00e9rieures, juste ton exp\u00e9rience et ton bon sens \u2013 c&rsquo;est authentique, mais \u00e7a manque parfois de cartes pour naviguer, comme si tu me disais \u00ab\u00a0marche droit\u00a0\u00bb sans me montrer tous les sentiers. Et la politique, si pr\u00e9sente, pourrait noyer la po\u00e9sie paternelle ; moi, avec mes pleurs primitifs, je pr\u00e9f\u00e8re les passages intimes, o\u00f9 tu parles de dignit\u00e9 comme d&rsquo;une main tendue.<\/em><\/p>\n<p><em>Quand tu entendras mes pleurs la nuit, ce ne sera pas pour exprimer la faiblesse, mais une marque que le temps passe et que peut-\u00eatre j&rsquo;ai faim ou que les dents poussent. Ces dents qui sortent chez le peuple d&rsquo;en bas devant ces arracheurs de dents qui nous consid\u00e8rent mal \u2013 comme tu le dis dans tes pages sur les ronds-points, o\u00f9 les pav\u00e9s volent et les mains se serrent contre l&rsquo;injustice. Mes cris, ce sont mes premiers engagements, mes \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb au monde qui geint. <strong>Ils disent : je suis vivant, je r\u00e9siste d\u00e9j\u00e0.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Et \u00e0 ma m\u00e8re&#8230; Maman, toi que papa d\u00e9crit comme une source de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 dans la temp\u00eate, une ode vivante avec tes rires qui chassent les nuages. Dans son livre, tu es la promesse d&rsquo;un avenir doux, celle qui m&rsquo;aidera \u00e0 traverser. Merci de m&rsquo;avoir port\u00e9 dans ce monde rauque, avec tes bras comme un rempart. Tes yeux sur moi, ils sont ma premi\u00e8re \u00e9claircie, et ensemble avec papa, vous me transmettez non pas un faire-part froid par SMS, mais un h\u00e9ritage chaud, calligraphi\u00e9 \u00e0 la plume du c\u0153ur. Maman, tes berceuses seront mes le\u00e7ons de patience, tes sourires mes forces contre les vents.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0A la gloire de mon p\u00e8re\u00a0\u00bb, un chef-d&rsquo;\u0153uvre de Pagnol \u00e9crit non loin de l\u00e0 o\u00f9 je suis n\u00e9, dans une s\u00e9rie qui marquera ton enfance. Ce titre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pris puisque Marcel Pagnol l&rsquo;a utilis\u00e9 ; cependant, sache qu&rsquo;en recevant cet h\u00e9ritage que tu me transmets, c&rsquo;est ce qui m&rsquo;est venu \u00e0 l&rsquo;esprit ! Merci papa. Merci pour cette lettre qui n&rsquo;est pas une fin, mais mon premier pas candide dans la vie \u2013 yeux grands ouverts, cris pr\u00eats \u00e0 devenir mots, pr\u00eat \u00e0 apprendre et \u00e0 r\u00e9sister.<\/em><\/p>\n<p><em>Louis, n\u00e9 le 29 novembre, dans l&rsquo;\u0153il de la temp\u00eate.\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00e0 une date future.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Le livre est disponible en auto\u00e9dition sur le lien suivant : <\/em><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/buy.stripe.com\/9B6eVcgqi2Y5eDgdsC7N60r\"><em>\u00ab\u00a0Tu es n\u00e9 dans la temp\u00eate, lettre \u00e0 mon fils\u00a0\u00bb<\/em><\/a><em>.<\/em><\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/buy.stripe.com\/9B6eVcgqi2Y5eDgdsC7N60r\"><img decoding=\"async\" data-entity-uuid=\"97ef5907-3c8c-49f4-82b0-b6eca286516f\" data-entity-type=\"file\" alt=\"Lettre mon fils\" width=\"1600\" height=\"900\" loading=\"lazy\" class=\"lazyload\" src=\"https:\/\/www.francesoir.fr\/sites\/default\/files\/inline-images\/Lettre%20%C3%A0%20mon%20fils%202.jpg\"\/><\/a><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p><script>(function(d, s, id) {  var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];  if (d.getElementById(id)) return;  js = d.createElement(s); js.id = id;  js.src = \"\/\/connect.facebook.net\/fr_FR\/sdk.js#xfbml=1&version=v2.3\";  fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);}(document, \"script\", \"facebook-jssdk\"));<\/script><br \/>\n<br \/><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.francesoir.fr\/culture-livres\/tu-es-ne-dans-tempete-lettre-mon-fils-dernier-ouvrage-de-nicolas-vidal\" target=\"_blank\"\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette recension aurait pu \u00eatre comme les autres, respectant le format traditionnel. 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