{"id":23670,"date":"2026-02-07T14:35:44","date_gmt":"2026-02-07T13:35:44","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2026\/02\/07\/ils-savent-nous-savons-et-rien-ne-se-passe-reseau-international\/"},"modified":"2026-02-07T14:35:44","modified_gmt":"2026-02-07T13:35:44","slug":"ils-savent-nous-savons-et-rien-ne-se-passe-reseau-international","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2026\/02\/07\/ils-savent-nous-savons-et-rien-ne-se-passe-reseau-international\/","title":{"rendered":"Ils savent. Nous savons. Et rien ne se passe \u2013 R\u00e9seau International"},"content":{"rendered":"<p> [ad_1]<br \/>\n<\/p>\n<div>\n<ol class=\"campaign-loop campaign-list\">\n<li id=\"campaign-482494\" class=\"post-482494 campaign type-campaign status-publish hentry campaign-has-goal campaign-has-achieved-goal campaign-has-end-date campaign-has-not-ended\">\n\t<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reseauinternational.net\/campaigns\/campagne-de-dons-septembre-octobre-2025\/\"><\/p>\n<h3>Soutenez-nous<\/h3>\n<p>\t\t\t<\/a><\/p>\n<p>\n\tVotre soutien nous est indispensable pour continuer \u00e0 vous fournir le meilleur de l\u2019information internationale alternative. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 vos dons que nous pourrons maintenir le cap pour une information plurielle et r\u00e9ellement alternative. Nous comptons sur vous.<\/p>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>par <strong>Mounir Kilani<\/strong><\/p>\n<p>Tout a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Tout a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9. Tout a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9.<br \/>Et pourtant, rien ne tombe.<br \/>L\u2019affaire Epstein fonctionne comme un test de r\u00e9sistance du pouvoir globalis\u00e9. Elle montre qu\u2019un syst\u00e8me politique, financier et informationnel suffisamment int\u00e9gr\u00e9 peut survivre \u00e0 l\u2019aveu, \u00e0 la transparence et \u00e0 la divulgation massive. Le scandale, autrefois facteur de d\u00e9stabilisation, devient une variable g\u00e9rable.<br \/>Ce qui se joue n\u2019est pas une crise morale, mais une mutation g\u00e9opolitique : le passage d\u2019un ordre menac\u00e9 par la r\u00e9v\u00e9lation \u00e0 un ordre capable d\u2019en faire un instrument de r\u00e9gulation et de continuit\u00e9.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>La fin du scandale comme \u00e9v\u00e9nement politique<\/strong><\/h5>\n<p>Il fut un temps o\u00f9 un scandale faisait trembler le pouvoir. Un temps o\u00f9 la r\u00e9v\u00e9lation produisait une rupture, o\u00f9 l\u2019exposition publique ouvrait une crise, o\u00f9 la faute, une fois rendue visible, exigeait une r\u00e9paration \u2014 f\u00fbt-elle symbolique. Le scandale \u00e9tait alors une arme politique : il d\u00e9stabilisait, il renversait, il obligeait \u00e0 r\u00e9pondre.<br \/>Ce temps est r\u00e9volu.<\/p>\n<p>L\u2019affaire Epstein ne marque pas l\u2019\u00e9chec de la transparence, ni m\u00eame celui de la justice. Elle marque quelque chose de plus profond, de plus inqui\u00e9tant : la fin du scandale comme \u00e9v\u00e9nement op\u00e9rant. Non pas parce que les faits seraient insuffisants, flous ou discutables \u2014 mais parce que tout est d\u00e9sormais su sans que rien ne doive plus tomber.<br \/>Jamais, dans l\u2019histoire contemporaine, une affaire n\u2019aura concentr\u00e9 autant de r\u00e9v\u00e9lations, de documents, de noms, de connexions, de zones d\u2019ombre rendues visibles. Jamais la m\u00e9canique de l\u2019exposition n\u2019aura \u00e9t\u00e9 aussi massive, aussi internationale, aussi r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Et jamais, pourtant, cette accumulation de v\u00e9rit\u00e9 n\u2019aura produit un effet aussi faible sur les structures du pouvoir.<br \/>Tout est l\u00e0.<br \/>Et rien ne s\u2019effondre.<\/p>\n<p>Nous vivons ainsi un paradoxe in\u00e9dit : l\u2019\u00e8re o\u00f9 la v\u00e9rit\u00e9 circule plus vite que ses cons\u00e9quences, o\u00f9 l\u2019information d\u00e9borde sans provoquer de rupture, o\u00f9 la transparence n\u2019ouvre plus sur la justice mais sur une forme de saturation morale. Le scandale ne choque plus ; il s\u2019ajoute. Il ne d\u00e9clenche plus ; il s\u2019empile. Il n\u2019interrompt plus le cours normal des choses ; il devient l\u2019un de ses rythmes ordinaires.<br \/>En cela, l\u2019affaire Epstein n\u2019est pas un scandale parmi d\u2019autres, ni m\u00eame le pire d\u2019entre eux.<br \/>Elle est le moment o\u00f9 le scandale cesse d\u2019\u00eatre une exception.<\/p>\n<p>Ce qui frappe, ce n\u2019est pas seulement l\u2019ampleur des faits ni la gravit\u00e9 des crimes. C\u2019est la r\u00e9action collective \u2014 ou plut\u00f4t son absence structurante. Les noms circulent, les indignations se succ\u00e8dent, les certitudes s\u2019\u00e9changent. Mais aucune bascule n\u2019advient. Aucun seuil n\u2019est franchi. Aucun point de non-retour n\u2019est atteint.<br \/>Le syst\u00e8me ne se d\u00e9fend m\u00eame plus. Il n\u2019a pas \u00e0 se d\u00e9fendre.<br \/>Face \u00e0 l\u2019avalanche, il ne contre-attaque pas ; il absorbe. Il n\u2019explique pas ; il dig\u00e8re.<br \/>Il endure.<\/p>\n<p>Et dans cette endurance se r\u00e9v\u00e8le une mutation profonde du pouvoir contemporain. Nous ne sommes plus gouvern\u00e9s par des structures qui cherchent \u00e0 dissimuler leurs fautes, mais par des architectures capables de survivre \u00e0 leur propre exposition. Le pouvoir n\u2019a plus besoin d\u2019\u00eatre innocent ; il lui suffit d\u2019\u00eatre r\u00e9silient. Il n\u2019a plus besoin de convaincre ; il lui suffit de durer.<br \/>C\u2019est ici que l\u2019affaire Epstein devient un r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019\u00e9poque. Non pas parce qu\u2019elle d\u00e9voile un r\u00e9seau criminel \u2014 d\u2019autres avant elle l\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 fait \u2014 mais parce qu\u2019elle montre que la r\u00e9v\u00e9lation elle-m\u00eame a chang\u00e9 de fonction. Elle ne sert plus \u00e0 provoquer une rupture, mais \u00e0 absorber la col\u00e8re. Elle ne met plus le feu au syst\u00e8me ; elle en r\u00e9gule la temp\u00e9rature.<br \/>Nous avons longtemps cru que la transparence \u00e9tait une menace pour le pouvoir. Nous d\u00e9couvrons qu\u2019elle peut devenir son mode de gouvernement \u2014 un r\u00e9gime o\u00f9 la lumi\u00e8re n\u2019\u00e9claire plus la voie de la justice, mais aveugle par son flux continu. Un r\u00e9gime qui gouverne par l\u2019exc\u00e8s de v\u00e9rit\u00e9 m\u00eame.<\/p>\n<p>Car que produit, en r\u00e9alit\u00e9, cette avalanche de v\u00e9rit\u00e9s ? Une impression de savoir, sans possibilit\u00e9 d\u2019agir. Une indignation fragment\u00e9e, dispers\u00e9e, recycl\u00e9e en commentaires, en threads, en d\u00e9bats sans instance de d\u00e9cision. Le citoyen n\u2019est plus un acteur politique face au scandale ; il devient un spectateur inform\u00e9, parfois furieux, souvent \u00e9puis\u00e9, toujours impuissant. Son \u00e9nergie de contestation, autrefois canalis\u00e9e vers la place publique ou le pr\u00e9toire, se dissipe d\u00e9sormais dans les circuits m\u00eames de l\u2019exposition.<br \/>Le scandale n\u2019ouvre plus un proc\u00e8s : il ouvre une discussion infinie.<br \/>Et une discussion sans jugement est la forme la plus aboutie de l\u2019impuissance.<\/p>\n<p>Ce glissement est fondamental. Il marque le passage d\u2019un monde o\u00f9 la faute devait \u00eatre r\u00e9par\u00e9e, \u00e0 un monde o\u00f9 elle doit seulement \u00eatre reconnue. L\u2019aveu a remplac\u00e9 la sanction. La visibilit\u00e9 a remplac\u00e9 la responsabilit\u00e9. L\u2019exposition tient lieu de morale.<br \/>Dans ce nouveau r\u00e9gime, le pouvoir n\u2019est plus menac\u00e9 par ce qu\u2019il fait, mais par ce qu\u2019il ne parvient plus \u00e0 contr\u00f4ler narrativement. Et lorsque le r\u00e9cit est absorb\u00e9 \u2014 lorsque le scandale devient un flux parmi d\u2019autres \u2014 le danger dispara\u00eet. Le syst\u00e8me ne tombe plus : il s\u2019adapte.<\/p>\n<p>L\u2019affaire Epstein illustre cette adaptation \u00e0 un degr\u00e9 presque caricatural. Parmi les documents r\u00e9cemment rendus publics figurent des \u00e9changes qui ne rel\u00e8vent ni de la sexualit\u00e9 ni de la d\u00e9viance individuelle, mais d\u2019op\u00e9rations opportunistes conduites sur fond d\u2019effondrement \u00e9tatique. On y voit des r\u00e9seaux priv\u00e9s \u00e9voquer la captation d\u2019actifs souverains gel\u00e9s dans des zones de chaos, la mobilisation d\u2019anciens interm\u00e9diaires du renseignement et de la finance internationale, et la porosit\u00e9 assum\u00e9e entre int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s, logiques \u00e9tatiques et espaces clandestins. Il ne s\u2019agit plus ici de crimes isol\u00e9s, mais d\u2019une pr\u00e9dation syst\u00e9mique, exerc\u00e9e sur des \u00c9tats en d\u00e9liquescence. On touche ici au c\u0153ur op\u00e9rationnel de la puissance \u2014 non plus \u00e0 ses d\u00e9rives, mais \u00e0 son mode de fonctionnement normal. Et pourtant, ces r\u00e9v\u00e9lations ne provoquent ni saisine internationale, ni enqu\u00eate structurante, ni rupture diplomatique. Elles s\u2019ajoutent au flux. Le scandale change d\u2019\u00e9chelle, mais non de destin.<br \/>Tout y est excessif : la violence des faits, l\u2019\u00e9tendue des complicit\u00e9s, la proximit\u00e9 avec les sph\u00e8res les plus \u00e9lev\u00e9es du pouvoir politique, financier, culturel. Et pourtant, ce trop-plein m\u00eame devient un anesth\u00e9siant. Quand tout est insupportable, plus rien ne l\u2019est vraiment.<br \/>Nous pensions que la multiplication des scandales m\u00e8nerait \u00e0 une purification. Elle m\u00e8ne \u00e0 une accoutumance.<\/p>\n<p>Ce constat d\u00e9range parce qu\u2019il ne vise pas seulement les \u00e9lites. Il interroge aussi les soci\u00e9t\u00e9s qui regardent, lisent, partagent \u2014 et continuent. Il r\u00e9v\u00e8le une forme de pacte tacite : nous savons que le monde est ainsi, et nous avons appris \u00e0 vivre avec cette connaissance. Le cynisme n\u2019est plus une posture marginale ; il est devenu un stade avanc\u00e9 de la conscience politique.<br \/>C\u2019est pourquoi Epstein n\u2019est pas un scandale de trop.<br \/>Il est peut-\u00eatre le dernier scandale possible.<\/p>\n<p>Non pas parce qu\u2019il n\u2019y aura plus de crimes, ni de r\u00e9v\u00e9lations, ni d\u2019affaires. Mais parce qu\u2019il devient de plus en plus difficile d\u2019imaginer ce qui pourrait encore produire une rupture syst\u00e9mique. Quand le pouvoir survit \u00e0 l\u2019ind\u00e9cence, quand la soci\u00e9t\u00e9 survit \u00e0 la connaissance de l\u2019insoutenable, quand la v\u00e9rit\u00e9 elle-m\u00eame cesse d\u2019\u00eatre un \u00e9v\u00e9nement \u2014 alors le scandale perd sa fonction historique.<br \/>Il ne renverse plus.<br \/>Il stabilise.<br \/>Nous sommes parvenus au terme de sa fonction historique. C\u2019est \u00e0 ce point pr\u00e9cis que nous nous trouvons. \u00c0 l\u2019instant o\u00f9 l\u2019on doit cesser de demander ce que r\u00e9v\u00e8le l\u2019affaire Epstein, pour commencer \u00e0 se demander ce qu\u2019elle n\u2019est plus capable de provoquer. \u00c0 l\u2019instant o\u00f9 la question n\u2019est plus : \u00ab Qui est coupable ? \u00bb, mais : \u00ab Que devient un monde o\u00f9 la culpabilit\u00e9 n\u2019a plus d\u2019effet politique ? \u00bb<\/p>\n<p>Ce texte ne cherchera donc pas \u00e0 ajouter des noms \u00e0 une liste d\u00e9j\u00e0 interminable. Il ne participera pas \u00e0 la pornographie morale du d\u00e9tail ni \u00e0 la jouissance sombre de la r\u00e9v\u00e9lation permanente. Il tentera autre chose : penser l\u2019apr\u00e8s-scandale.<br \/>Car c\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0 que r\u00e9side la v\u00e9ritable rupture historique : non dans ce que l\u2019affaire Epstein nous apprend sur le pouvoir, mais dans ce qu\u2019elle nous apprend sur l\u2019\u00e9tat terminal de notre capacit\u00e9 collective \u00e0 \u00eatre choqu\u00e9s \u2014 et \u00e0 agir.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quand la v\u00e9rit\u00e9 cesse d\u2019\u00eatre dangereuse<\/strong><\/h5>\n<p>Il serait rassurant de croire que l\u2019affaire Epstein finira par produire ses effets. Qu\u2019un nom de trop, qu\u2019un document irr\u00e9futable, qu\u2019une r\u00e9v\u00e9lation ultime provoquera enfin la chute attendue. Cette attente est compr\u00e9hensible. Elle est aussi illusoire.<br \/>Car ce que l\u2019affaire Epstein nous a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9, ce n\u2019est pas un d\u00e9ficit de v\u00e9rit\u00e9, mais une absence de seuil. Le monde contemporain ne manque pas d\u2019informations pour agir ; il manque d\u2019un point \u00e0 partir duquel l\u2019action devient in\u00e9vitable. La v\u00e9rit\u00e9 ne fait plus irruption dans le r\u00e9el : elle y circule, y stagne, s\u2019y dissout.<br \/>Le scandale n\u2019est plus une rupture.<br \/>Il est devenu un environnement.<\/p>\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0 la v\u00e9ritable victoire du pouvoir contemporain : avoir surv\u00e9cu non pas au mensonge, mais \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 elle-m\u00eame. Avoir transform\u00e9 l\u2019exposition en condition normale de fonctionnement. Avoir rendu l\u2019ind\u00e9cence habitable, administrable, supportable. Gouverner, d\u00e9sormais, ce n\u2019est plus cacher \u2014 c\u2019est durer sous la lumi\u00e8re.<br \/>Dans ce monde, l\u2019indignation est permise, encourag\u00e9e m\u00eame, tant qu\u2019elle reste sans cons\u00e9quence. La col\u00e8re devient un exutoire, la lucidit\u00e9 un alibi, la conscience un substitut \u00e0 l\u2019action. Le citoyen sait, et ce savoir devient paradoxalement ce qui le neutralise. Il n\u2019est plus tromp\u00e9 ; il est int\u00e9gr\u00e9.<br \/>Epstein ne r\u00e9v\u00e8le donc pas seulement ce que le pouvoir fait.<br \/>Il r\u00e9v\u00e8le ce qu\u2019il est devenu : un syst\u00e8me capable de traverser l\u2019aveu sans se fissurer.<\/p>\n<p>Et c\u2019est peut-\u00eatre cela, le scandale v\u00e9ritable \u2014 celui dont on parle le moins. Non pas l\u2019existence de crimes monstrueux, mais l\u2019\u00e9mergence d\u2019un monde o\u00f9 m\u00eame ces crimes, une fois expos\u00e9s, ne parviennent plus \u00e0 produire de rupture historique. Un monde o\u00f9 la v\u00e9rit\u00e9 n\u2019est plus dangereuse, parce qu\u2019elle est devenue ordinaire.<br \/>Si Epstein est le scandale terminal, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il serait le plus grave.<br \/>C\u2019est parce qu\u2019il arrive apr\u00e8s la fin de l\u2019illusion.<br \/>L\u2019illusion que savoir suffisait.<br \/>L\u2019illusion que voir faisait tomber.<br \/>L\u2019illusion que la lumi\u00e8re br\u00fblait encore.<\/p>\n<p>Reste alors une question, inconfortable, sans r\u00e9ponse imm\u00e9diate :<br \/>que devient une soci\u00e9t\u00e9 lorsque plus rien ne peut la scandaliser \u2014 non par ignorance, mais par saturation ?<br \/>Ce texte n\u2019y r\u00e9pond pas.<br \/>Il se contente d\u2019enregistrer ce moment pr\u00e9cis o\u00f9 le scandale cesse d\u2019\u00eatre une menace pour le pouvoir, et devient le d\u00e9cor permanent de son exercice.<br \/>Et peut-\u00eatre faut-il commencer ici.<br \/>Non pas en esp\u00e9rant une chute.<br \/>Mais en admettant que le monde qui pouvait encore tomber est d\u00e9j\u00e0 derri\u00e8re nous.<\/p>\n<p>Le bal des vampires peut bien se poursuivre en pleine lumi\u00e8re. Ce qui rend l\u2019affaire Epstein historique, ce n\u2019est pas ce qu\u2019elle r\u00e9v\u00e8le.<br \/>C\u2019est ce qu\u2019elle prouve : la v\u00e9rit\u00e9 peut d\u00e9sormais circuler sans \u00eatre dangereuse.<br \/>Quand un pouvoir survit \u00e0 sa propre mise \u00e0 nu,<br \/>ce n\u2019est plus le scandale qui est en cause \u2014<br \/>c\u2019est le monde qui l\u2019absorbe.<\/p>\n<p><strong>PS \u2014<\/strong>\u00a0<em>Ce constat ne vaut ni absolution, ni r\u00e9signation. Il ne dit pas que les crimes importent moins, ni que la v\u00e9rit\u00e9 serait inutile. Il dit autre chose : que le r\u00e9gime politique contemporain a appris \u00e0 survivre \u00e0 ce qui, autrefois, le faisait tomber. C\u2019est ce d\u00e9placement qu\u2019il faut d\u00e9sormais regarder en face.<\/em><\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reseauinternational.net\/author\/mounir-kilani\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/reseauinternational.net\/author\/mounir-kilani\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Mounir Kilani<\/a><\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-block sd-like jetpack-likes-widget-wrapper jetpack-likes-widget-unloaded\" id=\"like-post-wrapper-237719536-510725-69873fc7aa4ee\" data-src=\"https:\/\/widgets.wp.com\/likes\/?ver=15.5-beta#blog_id=237719536&amp;post_id=510725&amp;origin=reseauinternational.net&amp;obj_id=237719536-510725-69873fc7aa4ee\" data-name=\"like-post-frame-237719536-510725-69873fc7aa4ee\" data-title=\"Aimer ou rebloguer\">\n<h3 class=\"sd-title\">J\u2019aime \u00e7a\u00a0:<\/h3>\n<p><span class=\"button\"><span>J\u2019aime<\/span><\/span> <span class=\"loading\">chargement\u2026<\/span><\/p>\n<p><span class=\"sd-text-color\"\/><a target=\"_blank\" class=\"sd-link-color\"\/><\/div>\n<p><meta itemscope=\"\" itemprop=\"mainEntityOfPage\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/WebPage\" itemid=\"https:\/\/reseauinternational.net\/__trashed-22\/\"\/><meta itemprop=\"headline\" content=\"Ils savent. 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